‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 53 sur 158 · UNIVERSITÉS ALLEMANDES · texte numérisé non relu

UNIVERSITÉS ALLEMANDES

bcrg, i502; Francfort-MiM'Oder, 1506. Jusqu'à l'époque de la Réformation, toutes çes univenités restèrent fidèles à la vieille routine scolastiqueet conservèrent les vieilles méthodes empruntées à Parts ; elles se montrèrent réfiractaires au progrès* condamnèrent presque toujours les novateurs, et plusieurs d*entro elles devinrent les boulevards les plus puissants de la papauté contre la Rt^l'ormation, L'esprit qui y régnait a été sticrmatisé d'une manière inoubliable par les LUterse obscttrorum virorum. qui visent, il est vrai, particulièrement Cologne. L'uiiivei*sité, (iaii-i l'orii^iiu', relevait de rE<:liï:p, «^tait à son service et sous sa <lonunation ; mrmp les farullrs de mrdocino, de droit et de philosopliie devaient charunp/><7r.s esse erriesiœ Dei. — La Uéforine ne cliangrii d'abord rien à cet état de clioses ; longtemps encore les corps académiques restèrent des corps ecclésiastiques et demeurèrent sous la surveillance de ' l'Eglise; les colloques et les promotions se foisaient dans les églises, pour toutes les fiicultés ; les professeurs même de danse et d*escrime devaient adhérer à la Formule de concorde, et jusque vers la fin du dixseptième siècle, les étudiants de Tubingue portaient la soutane [Die uikwarz^ Kutle), Ne pouvant entrer ici dains.les détails, ni faire Tbistoire ♦le toutes les universités, nous devons nous contenter d'esquisser d'une manière générale leur organisation, leur ensf'ifrnoiîient ot leur esprit, comme aussi la transformation qu'elles subirent, p;ir suite du mouvement des idérs dans los t<Mii|is modernes. Le cbef dp ruiiivprsité était le nrteur. un grand persoiinag»'. ayant !<• sceptre pour insigne et portant, depuis le quinzième eiècle et encore aujourd'hui, le titre de « Ma* gaifieence ; » il était nommé autrefois par révôque. La faculté de théologie tenait le premier rang à Tuniversité; la faculté des artistes (philosophie), le rang infériemr. Les corps académiques jouissaient de privilèges considérables, possédaient la juridiction civile et criminelle sur leurs ressortissants; aujourd'hui, leur autorité se borne presque partout à la p.dice. Mais une de leuirs prérogatives les plus importantes était la collation drs grades. Colui qui voulait devenir docteur en théologie devait passer par toute la filière : baccalauréat, licniice et maîtris*' mnt/ister) en philosophie; puis baccalauréat et licenceen thétdoj^ie. Mais aussi le docteur en tiiéologie avait-il le titre d'» Excellence. » Du reste, oi^ ne recherchait et n'accordait de diplôme de docteur que très rarement, vu que les examens étaient aussi coûteux que difticiles. Un docteur du dix-septième siècle nous a laissé à ce sujet des renseignements complets,: « Quand le candidat arrive à léna, il se rend chez le doyen, qui le cite devant le collège, pour faire connaître ce qui Tamène. Gda se passe dans la maison du doyen, où le candidat tient une oruHunnJa. Si la réponse est favorable, on lui présente le registre des caadidats pour s'y inscrire, et il paye un ducat; il en donne autant pour le pragranime. Dans le tcntarnen. il est examiné sur l'hébreu, sur un lr/^i$ df l'Ecriture, sur le locus de pt-rsotin Cliristi et sur la division des livres saints. Vient ensuite la le<;on d'épreuve, le cidloque idisputation) «llesi riiton. Puis le président re<^oit inie coupe en vermeil, et le fnmulus cfinmiuuLs un quart d'écu pour chaque coup de cloche. Le colloque est suivi de eonvivium de la licence qui coûte 12 écus. Vient ensuite le

UMVEKSITKS ALLEMANDES

rtgomaytm, on Von ropasso los lori ffnilof/irl et où il faut interpréter quelques passa^'ps (lilliriles de rEciiture; ]uiis l'examen <ri)istoire de l'Eglise, du droit ercli''siasti(|ue, les rasus iiin/ritnoiiialfn et les cdstis conscientùe ; enûn une improvisation [conao «'xleinporanea). Pour cet examen, on paye au collège 22 écus et demi, au promoteur une «muenoble, » aux autres professeurs, 2 ducats. » Jusqu'à la fin du siècle dernier, ceê promotions se faisaient en grande pompe, au son des doebes, en présence dos princes, des ambassadeurs et de magistrats. — Dans les seizième et dix-septième siècles, le personnel enseignant des universités était tri'S nombreux. Outre qu'il y avait, à coté des professeurs ordinaires, de nombreux adjoints («t/yt/z/c/Miu fiflsrripti). tous les docteurs, licenciés, maîtres el bacheliers, pouvaient ouvrir «les cours coujnie privulim docenlcs. Les traitements des professeurs provenaient en partie des prébendes ecclésiastiques et de dotations ikites par des princes, et, après la Réforme, desbiens de TEglise sécularisés. Jusqu'au milieu du dixseptième siècle, les professeurs étaient tenus de fiûre leurs cours publics [publica) gratuitement. On ne payait que pour les privât a. Mais^ dans les comnicncements, les professeurs des universités protestantes ne recevaient que (les traitements extrêmement modiques. A Hostock. un professeur de tbroloj^ii- avait HOtlorins ; un professeur de droit, |(K) florins ; un maître es arts, U); un professeur de médecine, ;iO. Il est vrai qu'ils avaient une autre source de revenus, ils touchaient des honoraires pour les ouvrages qu'ils dédiaient aux princes, pour les colloques, les promotions, pour des avis ou consultations et pour les pensionnaires qu'ils recevaient à b ur table. — T/enseigncnient se donnait dans les cours et dans les eollo({ues ou disputatioas. Comme les cours pablics étaient «xratuits, on cul bientôt h se plaindre du peu de soin qu'y apportaient les professeurs, qui s'appliquaient avant tout aux cours rétribues. Dans ces cours, la dictée resta de règle, même a[)rès l'inveation de rimprimerie. Tous se faisaient en latin, ainsi que les colloques. Ce fut une vraie révolution & Leipzig quand Tbomosius osa &ira son cours en allemand ; son exemple fut imité à Halle par Franckeetles théologiens de son école, de sorte que la langue nationale prit de plus en plus la place du latin. On peut juger de son progrès par l'indication sui\ antc : en 105(), onpu!)lia en Allemagne i01> ouvrages théologiques protestants en latin, et 131 en allemand: un siècle après, en 1750, il y en eut -io en latin et TiH ou allemand. L usago de l'allemand lit aussi tomber Ips colloques, ce qui ne fut pas une bien grande perte : sans doute, ils avaient eu l'avantage d'exercer les jeunes gens à la dialectique ; mais, d*nn autre côté, ils les entraînaient aux disputes, aux distinctions 8ub> tiles et aux sophismes. — Avant la Réforme, les étudiants étaient réunis dans des collèges, où ils vivaient sons la surveillance des maîtres. Mais, une fois que le mariage fut permis aux professeurs, ils allèrent loger en ville, et les collèges furent de plus en ]»lus abandonnés: on dut donc aussi jiermettre au.x étudiants de demeurer en ville. (îeux qui étaient assez ricbes pour payer leur pension étaient reçus à la table de leurs nniîtres; pour les pauvros, on organisa des séminaires [convicU] théolojjiques, tels qu'il en existe encore aujourd'hui à Marbourg, à Tubingno

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'«( à Stnsboiirg. An commencement du dix-huitième siècle» les proiesssiin perdirent Tbabitude de recevoir les jeunes gens à leur table, mais es fat peut-être au détriment de l'esprit sdentifîquQ et des bonnes

mœurs. Avec le dix-huitième siècle,[une autre transformation commença às accentuer dans les université»?. Auparavant, ellos avaient des institutions essentiellement ecclésiastiques: aussi les facultés de théologie y avaient-elles occupé une situation dominante. Elles tendirent à devenir des institutions d'Etat, en y perdant, il est vrai, la plupart des privilèges «lent elles avaient joui rommo coi poratiuns ; les facultés rie théologie ne gardèrent point leur iiilluence prépondérante. C'est (jtpttin'^ue (173CJ qui devint le type de l'université organisée selon l'esprit moderne. Cependant cette transformation se fit très lentement, en dépit des principes affirmés, et longtemps encore les universités conservèrent , Isnr caractère protestant et même confessionnel ; ainsi, dans les universités réformées de Marbourg, de Duisbourg et de Hamm, on ne plaçait dsos toutes les focultés que des professeurs réformés ; et daos la Saxe, le consistoire supérieur est resté l'autorité suprême de l'enseignement. Ce n'est que dans les temps les plus récents que les principes modernes ont été appliqués plus sérieusement et plus généralement. — Les universités luthériennes ont été beaucoup plus nombreuses et ont exercé une iniluence incomparablement plus grande que les universités rétormées. Les Voici par onlre d'ancienneté : VVittemberg, Erfurt (depuis 1325 1; Rostock (depuis 1331); Leipzig (depuis 1339); Greifswalde (depuis 1343); Kœnigslierg (io44) ; léna (1338); Helmstndt (4576) ; Altdorf (1578); Giessen (1607); Rinteln (IfiSl); Strasbourg (1621); Kiel (1665); Halle (1694); GœtUngue (1737); Erlangen (1743); Berlin (1810); Bonn (1817). Les universités réformées furent : Heidelberg (depuis 1330); Francfort- «oM'Oder (1591! ; Marbourg (ir>f)7 ; Duisbourg (16S6); il y eut de plus un certain nombre de hautes écoles réi'ornu'es {(jymnasia illustria), tels que Hamni, llerborn, Neustadt an der llaardt. — L'humanisme et la Uéformatidn ont transformé l'enseignement tbéologique. Il a sans doute conservé à sa base l'enseignement philosophique, mais corrigé et élargi; la branche d<' la philosophie comprit, outre la philosophie proprement dite, l arithinélique, la géométrie, la musique, l'astronomie, I bistoirc, h géographie et la poésie. Ce qui caractérise renseignement théologique luthérien au seizième siècle, c'est qu'il s'applique en première ligne a l'explication dogmatique et pratique de TEcriture, étudiée dans les langues originales. Wittemberg garda, encore après la mort des réformsteurs, le rang et Tinfluence que ceux-ci lui avaient acquis ; c*est là que se jugeaient les affaires litigieuses et que Ton venait de toutes parts <cherdier des avis et des verdicts. Dans la seconde moitié de ce siècle, le nombre des étudiants s'y élève encore k 3. (MM), la ])lupart théologiens. \N itteml)org représente et soutient, avfM- 'Pubinuuf', ia Formule de concorde ; dans le siècle suivant, Leipzig, (liessen et léna s'y rallient aussi, .\lors même que Cali.vte et Spener eurent modifié la théologie en lui donuant un caractère plus pratique, l'orthodoxie la plus stricte continua à régner à Wittemberg (Calov, puis Quenstedl), de même qu'à Leipzig, à Qiessen et à Strasbourg (Dannhauer], tandis que la tendance calixtino

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domine à Altdorf et à Kœni.k'sborg, et gagne Rinteln et Kiel. Rostock se transforme dans le sens df Spcner avec Oiiistorp et H. Mullfr. A partir <lc 1G70, il y a des discijdes de Sponerà Kiel, à léna, h. Tubingue et à (ln'ssen. Mais, pendant tonte cotte période enrore, \o pins prrand iioinijr»^ des étudiants se trouve à W'itteuiberg (environ l,i(K)), à Leipzig, (3 à 4,000» mais en majarité étudiants en droit)» et à léna (2,500). Cependant c*C8t Halle, avec Francke et la tendance piétiste, qui s'empare du premier rang, quMl conserve jusqu'au commencement de notre si6cle. Aucomnii n rnient du si^cle dernier, il comptait 2,000 étudiants. Au progr^s do lu tondnnce piolisto correspond le déclin de Wittemberp. Comme llallo avait été le premier foyer dn piétisme, il le devint aussi du rationalisme, avec la philosophie do Woll'. ot surtout avec Semler, lo pi-re du rationalisme critique ; on comptait (depuis 1770) jusqu'à 8Û0 théologiens à Halle, pendant que Semler y faisait ses cours. A. la fin du siècle, cependant, c'est Grœttingue qui conquiert le premier rang et la plus grande influence tbéologique (avec le supranaturalisme rationaliste). — Les universités réformées eurent une existence beaucoup plus accidentée ; plusieurs cessèrent pendant la guerre de Trente ans; les deux plus marquantes, Heirlelberpr et Marbourg. passèrent par toutes sortes de vicissitudes. L'université do Heidelbcrg fut dévastée en 10:21, constituée en université catholi(iue par l'électeur de Bavière^ en 1021); rétablie et reprenant quelque éclat eu 1632, elle retombe, en 1666, sous une puissance catholique, qui cherche à y ruiner le protestantisme et y nomme, en 1707»' sept professeurs jésuites. Enfin, en 1803, elle est rétablie de nouveau par Charles-Frédéric, qui transfère les professeurs catholifiuo? à Pribourg. Marbourg (passe en 1621 à la branche luthérienne de la lIos<o supérieure et ne redevient réformée qu'en lOo.'L Les universités roforméos rt sivlèront mieux que les luthériennes à l'invasion du ration-ilisnie ; alors (pio celui-ci dominait presque partout sans contestation, le» théologiens réformés n'allaient pas au delà d'un pieux supranaturalisme. — ^, Les universités catholiques eurent toujours à lutter contre la concurrence des séminaires, dont les Pères du concile de Trente avaient favorisé la création, dans la crainte que les universités ne restassent pas iidëlesà l'esprit ecclésiastique. Dans la seconde moitié du dix-huitième siècle^ celles-ci se laissèrent, du reste, aussi entamer par le rationalisme, sous la forme du jnsophwhmo ou de Vllhnittnisini- (surtout Vienne. Fribonri^. Landshuf, Bonn, M;iy»nce). Les universités catholiques ayant été réorganisées après les i^jnorres contre Napoléon, plusieurs facultés catholiques rivalisèrent avec les facultés de théologie protestante, par une science sérieuse et solide ; il faut mentionner surtout Bonn, Breslau, Fribourg, Tubingue et Giessen. Mais les évéques s'efforcèrent toujours de leur opposer leurs séminaires ; ils réussirent même à obtenir la fermeture de la florissante faculté de (iiessen. Il est vrai que la plupart des universités catholiques sont devenues «les foyers de résistance au concile du Vatican et h l'infaillibilité pontificale Munich avec D<Hllinger et Friederich ; Bro^latl avec Reinkens, Weber etBaltzer; Bonn avec Heusch, Langen, Hilgers et Knoodt, etc.). La faculté de théologie de Bonn peut môme être con-

...lyu.^cd by GoOgl

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«dérée aujourd'hui comme la f u nité dos vieux ratholiques. — Les facultés do throlofrir prolestante ont eu dans nctlre siècle un grand ^clat. Elles ont mallionreusoment pcrHu successivement ItMirs honnncs les pin? marquants, après Sfhleierniachcr et Ncandcr, Tlioluck, Thomasins, llulniaun, Beck, Ilotlie, etc. On en compte actuellement dix-huit (eu eidnant la Suisse et'l'Àutriohe); ce sont : Berlin, Bonn, Qreslau, Dorpat (dans les proyinees InlUques}, Erlangen, Glessen, Gœttingue^Greifs- «aide, Hallev Heidelberg. léna, Kiel, Kœnigsberg, Leipzig, Marbourg, Rostock, Strasbourg, Tubingue. — Il existe des monographies nombreuses sur chacune de ces universités. Voir en outre : Jurgens, Lulhi^ra Ij'.bcn (IHU) ; Thohick. Academischex Lfl/en des 17 irnJahrh. (iSo.T; do môme : l ntversit.Tlfn dans la ICnr\jt h)f,:v(lit' do llorzog, WI; Kahnis, Dev innere Gany des deulschen J^rotcstuntiamus 1 1874).

Ch. Pfender.

UHTEKWALDKN. — Le canton d*Unterwalden est un des plus anciens de la Snisse. Gomme tous les cantons primitifs, il est resté fermement

attaché à TEglise catholique, à laquelle se ratiache presque runanimitô (le la population. Sur :26,UG habitants, on ne compte que 38 i dissidents. 11 est divisé en deux demi-cantons souverains, l'Ohwalden et le Nidwalliêii, parfaitement d"aceord, du reste, dans leurs tendances politiques et religieuses. L'un et l'autre se rattachent au groupe desKtals ultranioiitains de la Suisse. — L'Oùwalden compte 14,415 habitants, dont 318 protestants. Ces derniers forment, & Âlpnacht, une petite communauté non reconnue par TEtat, mais qui jouit d'une tolérance à laquelle le goiiyer^ ncmeat cantonal n'a consenti que sous la pression des autorités fédé» raies. L'article 33 de la constitution du 18 déceinbre 1867 a fait, après une longue résistance, les concessions nécessaires sur re point. L'Eglise catholique du canton t'ait partie, à (i/re jjrovisoirc, du diocèse de Coire; niais ce provisoire dure depuis soixante ;ins. et il n'est pas (juestiun de douui'r à ce poiul une solution dolinilive. Lu commissaire épiscopui dirige les affaires eeelésiastiques et préside le chapitre ou assemblée du dergé. Celui-ci se compose de 31 prêtres, chargés de la desserte des sept paroisses du canton et d'un certain nombre de fonctions dans les écoles. Les paroisses n*ont pas d'organes particuliers de représentation; la commune politique et la paroisse se confondent et les autorités municipales font fonction de conseil d'Eglise. On trouve, sur le territoire (le rOi)walden, quelques couvents dont le plus notahle e>t relui des iM'ncdi'.lins d'Engelberg. — Le Xidwaldun est peuplé de 11,701 âmes, dont 0(î protestants seulement. Ces derniers n'ont encore dans le canton aucune organisation ecclésiastique. Ce demi-canton est animé d'un esprit plus ultramontain encore, si possible, que rObwalJen, et sa constitution cherche à restreindre autant que possible la liberté religieuse, garantie parle pacte fédéral. L'organisation ecclésiastique est la même à peu près que dans I Chwalden, I/évéque de Coire nomme un commissaire épiscopal (jui préside le chapitre composé de :21) prêtres, rattachés au service des (i paroisses du cunttin, Lii aussi, la comnmne piditi([ue et la paroisse se confondent. Mais il y a celle différence que, dans le Nidwaldeo,.les électeurs communaux se réunissant une fois par an en assem-

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blée générale de paroisse, et nomment pour six ans un conseil d'Eglise, présidé par un fonctionnaire laïque, nornniô adniinistnitour de paroisse. Le conseil se romposo du clerjïé do la paroisse ot d'un nombro do niombres iaj([uos (jui varie de (i à IH, suivant la population de la localité. L'administration et le gouvernement de TEgliàe sont, pour le reste, les mêmes que dans rObwalden. E. Yaugher.

UB, en Ghaldée, patrie de Tharé et d'Abraham ;(Gen. XI, 28-31 ; XY, 7; cf. Néh. IX, 3), d'où ils sortirent pour aller à Haian, ètpuis, Abraham seul, à Canaan* Ammien Marcellin (25, 8) mentionne un château de ce nom, situé au nord de la Mésopotamie, au milieu du désert, à six journées de Hatra, au piod des montagnes gordionnos. ijui pourrait bien se rapporter à celiou (iiociiart. Phn/., 6: Micliai'lis, Spicilcf^tum, II, lOi ss.). La contrée e?t favorable à la vie nomade, mais ne pourrait convenir à la longue à une lainil le pastorale trop considérable. Une étymologie fantastique prétend que Ur signifie feu; elle a donné naissance à la&bleabsurde d'après laquelle Abraham aurait dù quitter son lieu natal pour n'avoir pas voulu adorer le feu, ou encore pour avoir brûlé des idoles et aurait été jeté dans une fournaise ardente dont il serait sorti sain et sauf (voy. Targ. Jonathan, In Qen., XI, i9 ; Jarchi, ad Hieron., ijuit'st. in Gen', XI, 28).

URBAIN l"- :Saint\ évè<iuo do Homo, de 222 à 230 (Lipsius). Sous son règne, l'Eglise fut en paix à Toxlérieur, grâce à la tolérance d'Alexandre- Sévère. On met même en doute le martyre d*lJrbain. Ses Actes, attribués à Antéros, sont conservés par les bollandistes (23 mai. Y), mais M. de Roflsi {H,' Soit, II, 179) les fait descendre jusqu'au neuvième siècle, et leur forme la plus ancienne ne remonte ])as au delà de la seconde moitié du qualrièine siècle (vpyez Gœrres, Zrlischr. f. triss. TheoL, 1877, p. K2). On trouve an cimetière de Saint-Calliste, dans la crypte de Saint-Sixie, un tombeau qui conserve on grec les mots : Ol'PBAXOÏ H (ttî'txo-o; •'?], do Rossi. H; Sp. Norihcoto, Allard ot Kraus ; Rollcr, I, pl. 3ij. C est une promière question à déterminer si la lettre K ne signifie pas tv stf /jv/; (Lipsius). Secondement, le lÂber jjouti/icalis, sous toutes ses formes, ne iitit aucune allusion aux Actes ni au martyre d'Urbain, mais aux Actes de sainte Cécile seulement; il l'appelle seulement confesseur. Le martyrologe hiéronymien, de même que les Itméraires du moyen âge, met sa sépulture au cimetière do Prétextât, sans l'appeler martyr; sa déposition est mise, dansles meilleurs textes, au ll> nmi; les Artrs donnent le 25. Le catalogue des évoques enterrés au ciniotiérc de Calliste, rédigé sous Sixte III, met le tombeau d'Urbain à Saint- Galliste, et nous y avons vu en efl'et la sépulture d'un Urbain ; mais c'est M. de RoBsi (i?. SoU,, II, 3S ss. et 150 ss., etc.). qui attribue cette sépulture à un autre Urbain, personnage dont l'existence n'est pas absolument certaine, qui figure dans la légende de sainte Cécile (voyez cet article). M. Lîpsius nie l'historicité du deuxième Urbain, et la seule conclusion possible do ces dilTicilos questions, c'est le doute (voyei Lipsius, C/irnn(»/o«fit' df')' l'fpmisc/irn liificliscf'e^ I86U, p. 179^.

URBAIN II. A la mort de Victor 111 sept. 4087), la papauté était hors de Rome. Ce ne lut que le 12 mars 1808 que l'évéque de Porto, Eudes,

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