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de CliAtillon, fut élu et ronsacn» sous le nom dTrbain II. Ce grand homme f'tait Français, il était né à Chàtillon (Marno), ntil appartenait à Tordre (le Gluny; sous Grégoiro YIÎ, il avait été lép:at en Allomagne, et il entendait continuer la politique d'ilildebrajid. Les Normands ramenèrent Urbain dans Rome, où Saint-Pierre était encore en possession de l'antipape dément III; Henri IV d*une part, les Romaina et l'antiptpe de Tantre, le chassent de la ville en i090. Les protecteurs de la papauté, le parti de la grande comtesse Mathilde, étaient découragés; le pape, qui avait donné à la comtesse un mari, Pu?pita pu Conrad un rival à son père Henri IV, et le fit couronner roi d'Italie. Urbain rentre dans Rome, mais sans avoir l'accès de Saint-Pierre, dont il lut dix ans exilé, et du I^ilran, où il ne pénétra qu'en 109-4, lorsque l'abbé de Vendôme, GeotTroy, ému de pitié d'avoir vu pleurer la pape, en eut payé les gardiens. Cest au milieu de ces tristes temps que Urbain sut réaliser la plus grande pensée de l'histoire da moyen âge, la croisade. Ce fût Urbain II qui prêcha la croisade au concile de Plaisance (mars 1095); cefiit lui et non Pierre d'Amiens qui, an concile de Clermont, dans un discours, ou plutôt dans un sermon noblement entraînant, eutlamma le monde chrétien pour la délivrance de la Terre sainte. Le premier acte du concile de Glernumt avait été de jeter l'anathème sur le roi de France, et de renouveler les anciens canons contre l'investiture laïque, en défendant aux ecclésiastiques d'ôtre vassaux dea laïques et des rois. ' L*armée des éroisés traversa Rome, et elle en chassa enfin Clément III, l'antipape Wibert. Pendant que Henri IV, désolé, abattu, trahi par son fils, s'enfermait dans un cbàieau de la haute Italie, cl que Tanlipape se faisait oublier dans la ville de Ravenne, le pape légitime prenait la tète du mouvement chrétien ; enfin, en 1()98, Pierleone, qui occupait avec les Frangipani la première place dans le parti ponlitiral, entrait jjar tra hisondans Saint-Pierre. Le pape tint encore, après P;\ques de 1099, un grand concile à Home, et il y conlirma toutes ses décrétales et celles de ses prédécesseurs. Urbain mourut le 29 juillet i009. Jérusalem avait été conquise le 15 de ce mois. Pascal II. lui succéda. On ne sait si Urbain II fàt enseveli à Saint>Pierre ou au Latran. — Grégorovius, IV, 3** édition, 1877 ; de Reumont, II ; Héfelé, V; toutes les pièces dans le voîmne P** de Wattcrich ; e'est là qu'on trouve le discours d'I'rbam 11 à Clermont, conservé par l évéque Raudri, sa vie, par Pierre de Pise, et est extraits des clirouKjueurs IJeruuld, Ekkehard, Pierre du Mont-Cassin, riioCfredo Malaterra, Eadmer, une lettre <le Geuilroy de Vendôuïe, quelques lettres du pape et les épitaphes que l'on a conservées à son nom; Floto, SeinriA, IV, 1854, 2 vol.; v. Sybel, &eachichte det'erâte» Kreutzugei, 2* éd., 1882; G^ia Dei pef Franeoi, Hanau, 1611, in-folio; Mans), XX; Wido von Ferrara^ de schmatc /Itldebrandî , par K. Panzer et Ma urenbrecher, Leipzig, 1880; Vaissète, Hiil. de Languedoc, III. éd. de 4872.
URBAIN m (M85-H87) régna entre Lucius 111 et (iréiroire VIII. l inberto Grivelli était archevêque de Milan; comme pape, il régna, ainsi que son prédécesseur, dans l'exil de Vérone. Il vit Henri IV, auquel il refnaait comme pape la couronne impériale, comme archevêque de
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Milan la couronne de fer» se (aire imposer la couronne par la patriaichs
d'Aquiléo, en niênie temps que, sans respect pour le pape, suzerain dek Sicil»', il assurait ce grand doiiKiino ;i son fils en lo iiKiriaiit ave - l'hérilière do la Sicile, rrbaiii 111 inourul à Ferr.ire, tcinoin des succès de son ennonii ; il mourut, lui j^orliiit le nom d'i rltaiii, frapp»^ par la nouvelle de la chute de Jérusalem. Sou licau sarcophage se voit dans la cathédrale de Ferrare. — Grégorovius, IV; de Heuinont, II; les chroniques, telles que les extraits des Gesta Trevironm et de la Chnmka Siavorum d'Arnold de Lubeck, dans le volume II de Wattericb. '
DBBADI IV (Jacques-Pantaléon), patriarche de Jérusalem, fut élu en 4261 à Viterbe, après un long conclave, comme successeur d'Alexandre IV; la mémoire dTrhain H, sans doute, avait inspiré le choix de son nom. Né à Troyes, il était 111s d'un curdunnior. Urbain IV héritait de la haine d'Innocent IV contre Frédéric II. En même temps. Manl'red était élu sénateur par les Romains, et aussitôt il commença à attaquer les droits du pape; mais, après lui, (iharlrs d'Anjou est mis à fa place. Ot acte était le triomphe de la politicjue du pape français ; I rbain avait rlTerl à Charles la couronne de Sicile; malgré les scrupules de saint Louis, Charles accepta, mais alors commencèrent les angoisses du pape en face d*un puissant vassal qu'il ne réussissait pas à mettre à la place de son ennemi sur le trône de Sicile, et au milieu des guerres de partisans qui Tentouraient de toutes paris. Urbain IV mourut le 2 octobre 1264 à Pérouse; Clément IV lui succéda. C'est dans la cathédrale de Pérouse qu*est le monument d'Urhain IV. Urbain IV a établi l'usage de la Féte-Dioii (îrégoro\ ius. V, '2'' édil. ; de Uenmont, II ; Grégoroviu?, Die Grnhdeiikiiiiiler d^r Pu'ps/<\ 2'^édit., IKHl ; (ieorijes, //is/. dUrbJVt 1805; (^)flinet. Hech. sur /fs n'slps )nor(rls d'i rh. f]\ s. d.
URBAIN V (l.'iOi-I.'iTO), successeur d'Iniu»cent VI et j)ré(lé( ( ssçur de Gréproire Xi. ramena une première fois la papauté d'Avignon à Home, Guillaump de Grimoard. fils «lu seigUeur'de (irisacen (iévaudan. était moine bénédictin; professeur à Montpellier, abbé de Saint-Victor de Marseille, légat à Naples, il n'était pas cardinal. La guerre ravageait ia campagne de Rome ; le pape sut réunir les Italiens en une grande lieras contre les bandes armées (1,166), et quoique cette ligue n^ait pu tenir, il décida, malgré la France et les cardinaux, le retour à Rome. Le roi d'une part, de l'autre Pétrarque avec sa poésie enflammée, se disputaient la détermination du pape : mais Avignon n'était pas même sùr pour la panauté, et l'attrait de Kome l'empcu'ta. l'rbain V quitta AmgU(Ui le .'{() avril i'MM . laissant dansretfc villpciuq cardinaux ; les autres le suivaKMit éplorés.Les villes italieum s ramenaient la papauté sur leurs galères; le pape nlàcha à (îénts, et déharqua à Corn<'t«> W \ juin; le 16 octobre il entrait dans Home sur un coursier blanc, accompagné de deux mille évéques, abbés, prieurs et clercs. Il se prosterna au tombeau de saint Pime et reprit possession du Vatican, salué par Pétrarque aux cris du psaume 114 : « Quand Israël sortit d'Egypte, et la maison de Jacob d'avec le peuple barbare... » Le pape reçoit dans Rome Tenipereur Charles IV etTempereur d'Orient, Jean Paléologue; le premier en allié, le deuxième en suppliant, abjurant le schisme par peur des Turcs.
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Mais UittaiD, inquiet dans sa ville, dut quitter Rome en 1370, après avoir transporté au Latran les chefs des apôtres; il partit malgré les objurgations de sainte Brigitte, la prophétesse du Nord, laissant aux Romains, comme adieux, une lettre touchante et émii»\ Il s'en alla mourir à Avicrnoii, le 49 d»'cemhre 4370, ordonnant de déposer ses restes dans rabl>aye de Saint-Victor. 11 appartenait à Grégoire XI de rendre la papauté aux Romains. — Voyez (îréporovius, VI ; de Roumont, II: les sources dans les l iV.f Faparum Avenionciisiiim, de Baluze.La commune de Grisac fut exemptée, en 1363, par le roi Jean, de toute imposition royale, comme 4ieu de naissance du pape (Vaisséte, XIIT, 799, édition del8T7). La vie d'Urbain y a été écrite parles abbés Magnan (1862), Albanes (i872) et Gharbonnel (1873).
UBBAIN VI (Bartolomeo Prignano, 1378-1389), pape entre Grégoire XI, qui avait ramené la papauté à Homo, et Boniface IX. Son règne fût marqué par le commencement du grand schisme d'Occident. Le conclave, réuni à Rome sous la pression du peuple qui criait : Romano o llaliano io coOvno f nomnvi un Napolitain, rarciievriiuo do Bari, Harthélemy, vicen^liancflier de l'Eglise, homme intègre, mais violent (7 avril); une émeute dissipa le conclave, mais Prignano était élu canoniquement, presque unanimement. 11 lui manquait la sagesse et la modération nécessaires. Conduits par Robert de Genève, les cardinaux d'oQtie les monts rompent en visière avee le pape dès le premier instant, et bientôt le déclarent élu par la terreur. En vain les juristes se prononeeat pour Uibain ; les ultramontains, réunis à Fundi, élisent à nouveau Robôt de Genève, Clément VII {%i septembre), et la guerre de partisans eonmeoce entre les deux papes. Urbain s'empare du château Sainte Ange, qui est renversé, et Clément VII s'enfuit à Naples et à Avignon (juin I379\ pendant quo le royaume de Naples est disputé par les deux papes et leur» adhérents. L'rl)airi conduit une iruorre de meurtres et de violences à Naples, soutient un sié^e à Nocora, s'enfuit à Gênes, puis à Pérouse.et rentre à Home pour mourir le 15 octobre 1389 et être enterré à Sailli-Pierre, triste auteur, par son caractère emporté, des malheurs que le schisme attira sur l'Eglise. — Raynaldi ; de Reumont et Grégo- 'rovios (II); toute la littérature est dans Baluze et dans le volume III, 1, deHuratori {ûe ereaiUme Urbani VI, par Tommaso de Aeemo; Vies de dément VU, ele.) ; Bùtoria de tehimate, de Thierry de Niem, édit. Sfhard. HAle, 1560, etc. S. Berckh.
URBAIN VII (Jean-Baptiste Castagna), né à Rome, archevêque de Rofsano, fut élu à l'unanimité le 15 septembre 1590; il mourut le 27 septembre de la mémo annér».
URBAIN VIII (Malleo Barberini), né à Florence, archevêque de Nazareth, cardinal depuis 1600, ancien nonce auprès de Henri I\^ fut élu le 0 ai-ùt [Hrl'A. Ce pape lettré, ami des sciences et des arts, qui, après avoir cucouragé Galilée, permit à Tinquisitiou de le condamner ; qui, pour embellir et fortifier Rome» n*hésita pas à détruire les monuments de Tantiquité et qui, tout en méprisant ses neveui, leur lit une haute situation et leur accorda une influence prépondérante dans les affiures, a suivi une politique pleine de contradictions et de surprises : il rendit
URBAIN Vin
au protostantisme, qu'il haïssait et (ju'il avait le désir d'extirper, des service-; incontestables, et, en essayant de sauver l'indépendance de l'Italie, d'assurer et d'étendre la puissance temporelle du saint-siège, il arxAta les succès du catholicisme. Eu i627, il publie la bulle In ecena Jktmmi, qui frappe d*anathèine les hérétiques, et rappelle les vieilles prétentions de la papauti^ à la domination universelle ; il oublia quelque peu dans la suite les hérétiques et refusa de prendre part h la » croi- 'Sade » projetée par les Habsbourg, parce qu'il ne voulait ni combattre la France, ni surtout aider au triomplie de l'Autriche et de l'Espaj^ne. — Quand s'ouvrit la succession de Mantoue, l'hostilité éclata entre le })ape et l'empereur : le nonce du pape auprès de la,diète de Kalisbonac s'accorde avec les Français pour fiiireédiouerla candidature du roi de Hongrie ; il prépare raîlianoe de Maximilien et de la France, soutient la ligue contre Wallenstein et contre Ferdinand II. Le sac de Bfantoue avait dépassé les craintes du pape, qui se voyait déjà menacé dans ses propres Etats; Urbain resta indifférent aux dangers que les victoires de Gustave-Adolphe attiraient sur l'Kglise et fit mauvais accueil aux ambassadeurs impériaux et espaj^nols. qui étaient venus à lloino pour réclamer les subsides et l appui «lu chei du catholicisme. On prétend que le pape ne cacha pas sa joie en apprenant la situation désespérée de rAutriche et la fortune prodigieuse de Gustave-Adolpbe, qu'il oomparait à Alexandre le Grand. Savelli, ambassadeur de Ferdinand, le cardinal Gaspard Borgia, ambassadeur de Philippe lY» lui adressent les prières les plus instantes ; des prières ils passent aux menaces; à celui-là Urbain répond que l'empereur a mérité son sort, que si l'Autriche est dés, innée en l'ace du roi de Suède, c'est parce qu'elle a tourné ses forces contre l'It.ilie ; il impose silence, dans le fameux consistoire du 8 mars lG3i, au cardinal Borgia, qui lit au nom de son souverain une protestation formulant un blâme énergique de la politique pontificale. Peu s'en fallut que les deux cours cathoUquea ne rompissent avec Roma et que Urbain ne Ufràt raudacieux cardinal aux juges de l'inquisition. Les rapports restèrent tendus pendant as8ezlongtemps,etcc ne fut qu'après de pénibles négociations, des disputes très vives au sujet do l'/'dit de restitution et des domaines ecclésiastiques restitués, que l'Autriche obtint enfin quelques faibles subsides. Maximilien lui-même n'était pas content ; il lui semblait que Urbain était trop indulgent pour la France, l'alliée des hérétiques, et qu'il ne prenait aucune part aux désastres qui frappaient la Bavière. —La mort de Gustave^Adolphe, les succès des armes impériales changèrent l'humeur altière du pape, sans pour cela le rapprocher des Habsbourg ; il autorisa Ferdinand et Philippe à lever la dlme sur les revenus des églises. Hais peu après, pour se débarrasser des cardinaux espagnols et injpériaux et principalement de Borgia, qui était resté à llonie en qualité d ambassadeur, il publia la bulle Sancta Synodus (1:2 décembre l(>3i"!; celte bulle imposait la résidence aux évéques et aux prêtres, sous h-s peines les plus sévères. Urbain eut la satisfaction de voir partir Borgia, mais sa joie ne fut pas sans mélange, puisque ni le cardinal, ni son gouvernement, ne consentirent à désavouer sa protestation. Cependant le pape revint peu à peu à son rAle de chef
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spirituel ; il ronfribua cliaqiio uiiiiôe ipliis },^éML'rt'Us»Miioiit aux frais de guerre, adressa dos représeiitaticms au roi dt» Franre, au sujet de son alliance avec les Suédois, refu^-a de signer un traité avec lui et repoussa les artides de la ligue de Heilbronn. Bien [plus, sans se préoccuper des malheurs de rÀllemagne, de ki situation de TEnrope, il condanoDe les moiadres eoncessions faites aux luthériens, et donne comme instruction au légat se rendant à Colo^me (i(>36) d'empêcher que l'électeur palatin ne ?oit rétaldi dans ses Etats. (|ue la Suj^'df uo prenne piod en Allemagne, que des biens ecclésiastiques ne soient livres aux protestant^ : runicjue résultat de cette politique absolue fut d'enlever aux nonces toute influence, à cette époque et plus tard, dans les délibérations du congrès. — Sous le pontificat d'Urbain, le duché d'Urbin revint au saint-siège, en vertu d'une convention signée avec le duc François-Marie II, qui n'avait pas^dliéritier direct; pendant quoique temps, Castro fut aux mains des troupes pontificales; mais, après une guerre malheureuse soutenue par la papauté contre le duc de Parme et ses alliés, il fut réduit à rendre sa conquête au traité de Venise (lG4 i). l'rltain, qui se croyait au-dessus de tous les souverains de la terre, voulut élever enraiement les grands dignitaires de l'Eglise et leur confi ra pour cela, par une bulle datée du 6 juin 1630, le titre d'Emmence : les cardinaux, les trois électeurs ecdéfliastiques, le grand maître de Malte, devenus des Eminences, ne éevaient céder le pas qu'aux tètes couronnées. Quoique la politique et laguerreaientsurtoutattiré l'attention et absorbé les ressources d*Urbain, il 8 occupa constamment des missions et y consacra de fortes sommes; le collège de la Propagande reçut les futurs missionnaires de tous les pays; des stations, dirigées parla congrégation, s'établirent au Congo, en Ethiopie et ailleurs. Le procès de Galilée (voy . cet article) et sa condamnation ont été repris et discutés dans ces dernières années : Urbain abandonna, pour des motifs futiles, le grand savant auquel il avait autrefois adressé des vers et qui luiavait dédié XtSaggiatoré^; il est probable que les sympathies espagnoles des protecteurs de (Galilée, particulièrement de Ôampoli, irritèrent le pape et le décidèrent à user de sévérité. Urbain VIII mourut le 29 juillet 1644. — Voir Grégorovius, Urhun VI/I bn Widerspruch zu Spanien und dem Kaiser, Stutfgard. 1871); Carlo 9)\rou\, Storia délia fn7nifjl!n Barhe?'tn>, Roma. von Reurnont,
ti^ntnege zur italienisrhen (resr/iir/itf, t. 1 et V; Heusch, Der Process Oalileis und die Jesniten^ Bonn, ^1879 ; Santé Pieralise, Urbano VIII e Galileo GalUei, Homa, 1875. ' 6. Léser.
URI. — Le canton d'Uri est un des trois cantons primitifs de la confôééiation. Au dernier recensement, sa population s'élevait à 16,107 habitants, dont 16,018 catholiques, 81 protestants et 8 non chrétiens. Le gouvemement et la population sont favorables aux doctrines ultramontaines et cherchent à les réaliser dans la mesure (tfi la constitution fédérale le leur permet. I^a constitution cantonale de 1851 (art. 3) déclare ce qui suit : «< La religion du canton d'Uri est la religion chrétienne catholique romaine. Néanmoins le canton autorise le libre exercice du enUe des autres confessions chrétiennes reconnues. » Avec ces principes de son droit cantonal, lé gouvemement d'UVi n'évite les conflits que