‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 55 sur 158 · URI — URSULE · texte numérisé non relu

URI — URSULE

par(ïe qu'aiiciitie autre confession n'a encore cherché à s'étahhr sur son territoiro. Ce canton a fait parlie du diocosede Constance jusqu'au commencenKMitdece siècle. Après la suppression de cet ancien évéch^. Uriful mêlé aux négociations des anciens cantons avec le saint-siège pour 1 e^e^ tion d*un évdehé au couvent de Blariii^iiinedelo. On ne put arriver à on accord, et Uri fut, ainsi que Schwitz, Unterwalden, Claris et Zurich, FBt> taché à titre provisoire au diocèse de (joiie. Cette convention proviaoiie dure encore aujourd'hui. Le pays est divisé en deux chapitres : le chapitre d'Uri, formé de 16 paroisses et présidé par un commissaire épiscopai,elle chapitre d'Urseren ou Andermatt, qui ne comprend qu'une seule paroisse et est présidé par un député épiscopal. Le clergé séculier se compose de 52 ecclésiastiques. Sur 'iO instituteurs, ii sont des religieux. Les capucins ont un couvent à Altorf. On compte également dans le canton 2 couvents de femmes, des capucines à Altorf et des hénédictines à SeedorI". Le canton d'Un ii a pas, à proprement parler, de conslituliou ecclésiastique. D'anciens usages règlent tout ce que n'a pas prévu la loi constitutionnelle du canton. Les paroisses et les communes politiques se confondent, les électeurs politiques sont en même temps électeurs en matière ecclésiastique, et à ce droit sont attachés d'asses importants privilèges. Un vieil usage reconnaît notamment aux montagnards d'Uri le droit d'élection de leurs curés. L'évéque conserve, il est vrai, la confirmation de l'élection ; mais cette confirmation est toujours accordée. Le saint-siège n*a, du reste, rien à redouter de ces privilèges, car il n'a nulle part de hdèlcs plus soumis et plus dévoués que les hahitants d'iri.

E. Vaucher.

URIE. 1" Souverain pontife sous .\.^liaz, qui ohéit à Tordre impie de ce prince et plaça l'autel d'une divinité étrangère dans le temple de Jéhova (2 Ghron. XVI, iO ss.) ; 2o prophète de Jéhova, contemporain de Jérémie, qui se jauva en Egypte pour échapper aux menaces du roiJoschim, mais fut ramené et périt par le glaive (Jérém. XXVI, SO, 31); 3<* mari de Bethsahée, envoyé par David au siège de Rabba et placé par Joab à l'endroit le plus périlleux où il tomba, victime innocente de l'adul tère royal (2 Sam. XI, 3 ss.).

URIEL. V<»y.v

URIM ET THUMMIM. Voyez Cosf u m sacerdotal (chez ic& liéhvQWi}. URSICIN. antipape. Voyiez l)nmas»\

URSIN (Saint '. La légende fait de ce saint le premier évéï^ue de Bourges. 11 aurait été envoyé dans les (iaules par les disciples des apôtres (Grégoire de Tours, De gloria Confessorum^ c. LXXX). Son corps ayant été miraculeusement découvert en 560, il fût transporté dans TégliseSamt- Symphorien, auprès de l'autel. Cette église prit de là le nom de ssint Ursin. En 1779, Phélypeaux, archevêque de Bourges, lui fit faire noe châsse d'argent, qu'il plaça sur l'autel. On célèbre la féte de saint Urnn le 9 novembre et le 29 décembre.

URSULE Sainte). Les liagiographes catholiques modernes rapportent que cette vierge et martyre vivait au quatrième ou cinquième siècle, était lille d'un priiire de i,\ Grande-Bretagne. Elle aurait été martyrisée par les iiuuS| auprès de Cologne, avec une ou plusieurs autres

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filles qui raccompagnai mit, pour la cause de la religion chrétienne et la dé&nie de leur virginité. Mais la légende du moyen âge est bien plus riche et plus merveilleuse (voy. Sigebert de Gemblours, Chron, ad an. 433, apud Perta. XIII, 310; Legetuia aurea, Strasb., 1496; Surius, AA, SS.^ oct. 21, tom. V, 918 ss.). Demandée en mariage par le roi païen Holopheme, Ursule, fille unique du roi breton Diognète, aurait imposé comme condition à ce prince sa conversion au christianisme et un délai de trois ans pour faire, avec dix de ses compagnes, un pèlerinage par mer. Elle serait partie sur onzu trirèmes, dont chacune aurait porté un*^ ilo ses rompagncs, suivie de mille suivantes, et aurait débarifiié au port de Tila, en (iaule, pour reniuuterle Uhin jusqu'à Colo|::ne et de là à ilàle, d'où les onze uiille vierf^fs se selaieot rendues par terre à Home. A leur retour, escortées par le pape Cyriaque et un grand cortège de clercs, elles auraient été attaquées par les Huns près de Cologne et massacrées sans pitié. Onse mille anges seraient aussitôt descendus du ciel pour exterminer les Huns et délivrer les habitants de Cologne assiégés. Geux-d, pleins de reconnaissance, auraient enseveli avec honneur les ossements des onze mille martyrs et ^levé sur leur tombe commune une église. — On trouvera les détails sur l orii^ine et la forme de cette légende, qui date du douzième siècle, chez Cronibach , l'rsula vindicata. Col.. 1647 ; Césaire de Heisterbach, Miracui^ XII, c. 4 ; Oudin, De sct'iptor. ercL, II, ; d'Achéry, SpiciL, II, 5t; Vadian, Oratio de XI millibus virgimim, Vienn<\ 1510.

DBSOLINES, ordre religieiix de lilles, fondé par Aniièle Merici, qui, cnflaïuniée d'un saint zèle pour la vie claustrale et charituble, réunit auteur d'elle ^n certain nombre de compagnes, les plaça suus le patronage de sainte Ursule et établit à Brescia même le siège de sa congrégation (1535). Elles devaient se vouer spécialement à Tinstruction des jeones filles, au soin physique et spirituel des pauvres et des malades, etne devaient se distinguer dans Torigine ni par le costume, ni par la lie en commun, ni même par des exercices d'édification trop multipliés. On ne leur demandait même pas le vœu de virginité. Outre sa règle, ^'n 25 chapitres, Angèle laissa des Admonitinnes en 1) chapitres, pour les sous-direclriees ou colonelli de l'œuvre; elle fut canonisée en 18()7 par Pie VII (voy. -surtout Sintzel, Lebe)i der h. Angeln Merici, Ratisb., 1842). L'ordre des ursulines fut confirmé par Paul III ((uatre ans après la mort de sa fondatrice (1544). A mesure qu'il se répandit, la vie claustrale s'imposa à ses directeurs, ainsi qu'un costume noir très simple, avec une ceinture en cuir, symbole de la virginité. Le cardinal de Borromée traça à la congrégation des règles nouvelles et définitives, en rintroduisant dans la plupart des évéchés de son diocèse métropolitain. A sa mort, elle comptait déjà 600 filles et 18 maisons. A la fin du seizième siècle, les ursulines eurent accès en France. Sous la direction de César de Bus s'ouvrirent le s maisons d'Isle de Venise et d'Avignon, avec leurs nombreuses succursales (1590). En 1004, Marie L'Huillier. comtesse de Sainte-Beuve, fonda le couvent des ursulines de la rue Saint- Jacques, à Paris, qui n eut pas moins de 80 filiales. Le P. Gontery, confesseur de M""» de Saint-Beuve, leur traça une règle adoptée par

m URSULINES — UaUGÂY

Paul Y, qui fut introduite aussi dans les congrégations de Bordeaux (1618), deDijon (1619), de Lyon ^1620); elle est empruntée pour le fond à celle de saint Augustin, mais se rattache, pour la forme, aux 25 chapitres de la ri>gle diie sainte Angèle. A l'époque de sa plus grande prosp(^rité. Tordre comptait 20 congrégations, avec 350 couvents et 15 à 20,()(M) nonno?. Toutefois, l'Italie conserva un certain nombre d'ursulines qui, (idMes aux pn^ceples de leur fondatriee, continuent à vivre dans leurs laniilles sous la «lirortidii spiritiicllo île rêv<^ijue de leur diocèse. — Voyez niisliiuliniis lii's H' infiriiscs (if sainte l rsulr la cu}ie/rr</iif ion (le Paris, l(i48; Les l^hroniques de l'ordre des l.rsnlincx^ Pans, 1G7G, 2 vol.; Journal des Jlluntres Religieuses de Tordre de Sainte- Unule, 1690, 4 vol.; Hélyot, Hist» des Ordres monast,, IV, 178 ss.; Mayer, Auf, w. Fortgang des jungfrwuUchen Ursulinerordens, Wûnb.,

DRUGUAT. — On donne le nom de République orientale de ITruguay à un Etat de la côte atlantique de l'Amérique du Sud, situ<^ entre le Biésil et la confédération Argentine. L'Uruguay, colonisé par les Espagnols, formait lu partie ou bnndn oriental de la vice-royauté de Buenos- Ayres. Les eolons se soulevèrent contre la inétroj)ole dafis les premières années de notre siècle, et réussirent, a partir de I8IG, à s'en rendre indépendants. Réduit en jjrovince brésilienne de IS2I à 1825, rUrujîuay réussit, à celte dernière date, à secouer le joug de ses nouveau.x maîtres et se donna, le lU septembre 1821), une constitution républicaine unitaire qui régit aujourd'hui encore le pays, mais que violent ou suspendent firéquemment des révolutions militaires. L'état troublé où est presque constamment le pays n'a pas permis de faire jusqu'à ce jour de recensement régulier de la population; des évaluations assez approximatives la fixent à 450,000 Ames. Comme tous les Etats espagnols de TAmérique, l'Uruguay est un pav< catholique. La constitution proclame même le catholicisme romain reli;^ioii de l'Etat. Néanmoins, les cultes dissidents jouissent d'une partaile t<dérance due plutôt. ?emble-l-il. à l.i qualité d'étrangers qui met les ressortissants de ces cultes sous la protection de leurs consuls, qu a l'intelligence et au respect de la population pour les principes de la liberté religieuse. Ces dissidents, peu nombreux 4u reste, sont presque tous des colons anglais, allemands ou suisses, venus à Montevideo pour y chercher fortune. Je ne saehe pas qu'ils ss soient, jusqu'à ce Jour, groupés en communauté religieuse. L'Eglise «catholique elle-même n*a pas encore, dans l'Uruguay, une organisation définitive. Jusqu'à ces dernières années, les catholiques du pays étaient rattachés au diocèse argentin de Du* nos-Ayres. Depuis peu de temps seulement, le saint-siège a institué, à Montevideo, un vicariat apostolique, destiné probablement à être prochainement transformé en évôché. Le peuple et le clergé sont fort ignorants. L'instructicui primaire, placée presque entièrement sous la directimi des ordres religieux, est très négligée. Par contre, dans l'ordre <le renseignement supérieur. 1 université do Montevideo est une des meilleures de 1 .Vmérique méridionale, — Bibliographie : M. Reyes, Descripeion geogra/ica del terriiofio de la Aepubliea oriental del Uruguay ^ Montevideo, 1859; Somnle^Geiflert

URUGÂY — USTEai m

Libemàilder aut dem Staate Uruguay, Bàle, 1861 ; J.-H. Murrav Tra- ^Utn Umgmy, LoDdm, 1871; A. VaUlant, La liepubUca onmtal del Uruguay, Montevideo, 1873; M.-G. et G.-T. Hulhall, Ilandbook (o theJitver-Plate-nepuàlies and ihe Republics of Uruguay and Paraouau LondrPs, 1875, etc. E. Vaocheh.

USHER fJ.u (îues). ^ 55pr<M«, arche vt^que d'Armagh et primat dlriaûde né à Dublin en 1580, m..rt .-n liio5. d'une ancienne famille andaise' étudia au Trinity-Colle^q^ de Dublin le grec, Thébreu, la phUosophie et 1 histoire. A Wh/p de seize ans, il composa en latin une chronique bibli^ ^uejusquau.x livres des Ilois. Il s'occupa aussi de polémique, un certMn nombre de ses parents étant catholiques, et étudia à cet effet la patristique. Ses sennons et les cours qu'il professait à l'université lui frayèrent la voie aux premiers honneurs dans l Eglise anglican.- de rirlande {îm). Ihirant toute sa vie, Usher déploya le plus gran.l zèle «entre les catholiques, et s'opposa de toutes ses forces à ce qu on passât un acte de tolérance en leur faveur. Parmi les nombreux ouvrages <m'a laissés le savant prélat, nous citerons: !<> GravisHnuB çumstioniade ehris. hannrmn Frclei^hrum in Occidentis prœtertm partiàus ab apostohrwn tnni,o}'>bus ad nostram xtalem continua successione et statu hUto^ ma ruplicatio, Londres, 1613. Le but de l'auteur est de montrer que le pape est rAiiU^cJirist ; ^2^Jmmanud, or the myst.ry of the incarnation oftheson of Ood, a body of diviuity or fhc, sum and substanco of rhrisria» re/iyio», Dublin , 1038 ; 3" Britannicnrum En-lesiarmn nntiaui UUitHiitaria,im; A- De Homanœ Ecclesiœ symbo/n anostollm v.trre •ftMÇU^/îrfeiYomil/M. Londres, 1647; 5«.l/JAm/6'.v rrtorh nr nori tos

tmenti, Londres, ie5M4, 2 vol. in-fol.; 6» Grœca LXX mt.run'tnm rm,o«e, 1655 ; 7o,CAro^^^ Oxf., 1660. Sa correspondance a

été publiée par Ricli. Parr, qui a écrit aussi une biographie d'I shcr La meilleure édition de ses œuvres est celle qui a été publiée par Elrinirton. Dublin, 1847. 111 vol. iri-8'\- Voyez Nicéron. Aféî«wv«, V; le Jow^ na/dcs Savants, 1688, 161)3. ilOl ; Supplém., 1713, 1723 et 1724- Tartich' de G. ScIkpII dans la Iteal-Encyk. de Herzog, XVI, 77 ss. '

DSTERI( Léonard \ théologien suisse distingué, né à Zurich en 1799 mon à Berne en 1833. Après avoir terminé ses études dans sa patrie* Upa«sa trois ans à Berliu ..ù il suivit avec fruit les cours de Bœckh dé Sehldermadier et de Hegel. Dès son retour, Usteri porta sur lui l'atten- Hsn du monde savant par sa Commentatio critica, inqua Evnondhm fmmmm etee ex eamparatia IV Evangeliorum narratwnibus do cœna «/(ma et passwne Jesu Chrùti Oitenditur (1823), dans laquelle il plaide en feveur de 1 authenticité du quatrième évangile, contre l'avis émis par Bretschneider <lans ses Probabilia. Mais ce fut surtout FouvraKe sur le Dendnpp^ment de la doctrice paulinienne dam ses rapporti avec les autres écnis du X, T. 1824; Goéd.. 1851)qui fondèrent la réputation scipntihque de notre auteur. Si les résultats de la théologie biblique aotuelle diflérent de ceux auxquels était arrivé Usteri, il n'en a pas moins le mente d avoir ouvert à cette discipline, par sa méthode netteetriwuleuse, la voie où elle est entrée depuis lors : l'idée même de surprendre les divers types de la doctrine apostolique dans leur genèse et de la

USTEIU — UZÈS

poursuivre dans leurs dévoppements avait été étrangère à rancienne théologie. Nommé professeur du gymnase de Borne, Usteri publia encore deux études remarquables sur Jean- Baptiste et sur la 'Tentation du Christ [S tud. II. Krit., 48:29 et 48^32), ainsi qu'un Commentaire tur VFpUre de saint Paul aux Gn laies (1833).

USUARD, moine de Saint-Germain-des-Prés, mort en 877, fut chargé en 858, par Tabbé Hilduin, de se rendre en Espagne pour tâcher de découvrir, dans les ruines de Valence, le coips de saint Yineent, patron de son monastère. Il y alla avec un autrereligieux, nommé Odilard.etil rapporta de Goidone les corps de Georges, d'Aurèle et de Nathalie avec les Actes de ces martyrs. Il a composé un célèbro Martyrologe qu'il dédia à Charles le Chauve et dans lequel il reproduit, non sans quelques moditications, les données de Jérôme, de Béde, de Florus, d'Adon de Vienne. Le livre eut un grand succès et fut introduit dans beaucoup d égliscs et du couvents de France, d'Angleterre, d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne. Le Mariyrologe d'Usuard parut pour la première fois en 1475 à liftbeck {Maxma iMbeeana); puis, en 1480 à Anvers, en 1483 à Venise, en 1500 à Padoue, en (515 à Cologne, en 1596 i Paris, avec des additions et des remarques de Molanus, en 1568 et on 1573 à Louvain. Une querelle littéraire éclata en 1()70 au sujet de l'autorit/' de cet ouvra«ie. en ce sens qu'un certain nombre de critiques, entre autres Jacques (laudin et Nicolas Billiade soutenaient (jue les mots WIIl CaL Sept. JJnmitio sanctie Dei genetricis Mariua devaient être modifiés (cf. Jacques Boilcau, De eonientione orta ùUer canonicoB Parisiemes super verbis i/suttrdi). Ia première édition véritablement critique est ceUe du jésuite Jean-Baptiste Sollier (Anvers, 1714). Jacques Bouillart publia une nouvelle édition d'après un manuscrit conservé dans le couvent de Saint-Germain-des-Prés (Paris, 471S). — Voyez Tassin, Jlist. litt. de la congrég. de Saint-Mau?-, Paris, 1770, II, 131 ss.; Rivet, Ilist. litt. delà France, V ; Ceillier, Ifist. des aut, sacr. et eccl,, XIX, ioi S8.

UTRAQUISTES. Voyez liohhm^.

UZ£S {LJcecia)t ville autrefois épiscopaie, dans le bas Languedoc et sous la métropole de Narbonne. La cathédrale était dédiée à saint Théodorit. Le premier évéque d'Usés est Gonstantius, qui assista au deuxième concile d'Arles, vers la^fin de 451, ainsi qu'au troisième en 455. Le siège d'Uzës a été supprimé par le Concordat de 1801. Ce diocèse avait changé bien souvent de métropole. Au sixième siècle, Uzès avait pour évéïjut' Uorieius, parent du célèbre préfet des Gaules Tonantius Ferreolus: saint Firniin, son neveu, lui succéda, puis vint saint Ferréol, connu par Grégoire de Tours (+781). — Voyez (jailia, VI; Vaiasèle, Bist. de Languedoc^ nouv. édit.

VABRES — VALAIS

VABRES {Vnfir<i\ Cas f mm Vabrense, Vabrincum, \veyron) est un des évêchés de 1317 ; il était soumis à l'archevéphA d'AIbi et ne survécut pas à la Révolution franraiso. La cathédrale était dédiée au Saint-Sauveur. —Gallia christ iaua, 1] Liste des évèques de Vabresel de Jihodez, par l'abbé B., Lyon, lt>80.

TAI8QN {Civitas Voiientium, Voiio), petite ville déchue du Gomtat- Tenaifttiiy Teoonnatt Gomme son premier évèqae saint Aulun, martyr sous Gbrocus, chef des Alainans; l'évéque Daphnus assistait, en 314, au eonôle d*Arles ; saint Quinidius, qui fut sur ce siège au sixième f;i^cle. a joint son nom à celui de Notre-Dame dniis lo vocable de la calbédralc. Sans parler du concile do Vaison que Baronius a cru pouvoir admettre à l'an 325, il se tint dans cette ville deux importants conciles en 442 et o2\i. Vairion faisait partie de la Viennoise; son siège, soumis à Avignon depuis la création de cet archevêché, fut supprimé en 1801. — GalHa eÂràtiana, I; Ane. Boyer, Hist. de VEgl. de K., Av., 1731,in«4«; LeBlant, hter,eAréi,, II, p.SI8(intéres8antépitaphede Panai^us, de Tan 515); BoWo, Conciliengeschichte, II, 2* édit., 1875.

VALAIS. Le canton du Valais contient 1 00,216 habitants, dont 99,316 catholiques, 866 protestants, et 34 non-chrétiens. Ce pays, formé de la haute vallée du Rhône, n'est un canton suisse que depuis 1815. Jusqu'à la fin du siècle dernier, il a formé une petite république indépendante, démocratique et cléricale à la fois. Les mœurs et uiéme les lois du pays ont cenwrvé de nombreuses traces de ces ancienne» traditiont. Dès le seîsiëme siècle, des hommes dévoués tentèrent d'introduire dans le Valais les doctrines de la Réformation ; mais l'évé^pie, soutenu par la majorité des habitants, résista par la violence à cette propagande, et extirpa par la persécution les germes de protestantisme qui s'étaient répandus dans la contrée. Le Valais fut dès lors un Etat strictement c;itholique et, en 1814 encore, la constitution cantonale prohibait l'exercice de tout culte non catholique. La liberté des cultes n'a été recrue dans le Valais que grâce aux dispositions, très mal vues des habitants, de la constitution lédMe de 1848. Depuis 1875 seulement, une paroisse protestante régulièrement organisée est établie à Sion. — La population valaisane se divise en deux grands partis, ultramon tains et libéraux, que séparent de profondes inimitiés. De 1815 à 1844, la lutte fut excessivement violente et quelquefois môme sanglante. En 1844, les ultramontains l'emportèrent décidément sur leurs adversaires, et ont depuis lors gouverné |p canton ; les libéraux n'ont ressaisi le pouvoir pendant quelques années, après la défaite du Sonderbund, que grâce à l'énergique intervention

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