‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 56 sur 158 · VALAIS — VALDÈS · texte numérisé non relu

VALAIS — VALDÈS

(lu pouvoir fftd^ral dans les allaires cantonales. Toiitos ]o?. (ois que le peuple valaisan a été rrrnis à lui-nièino, (le[»uis il a «Idiiii.* une

majorité prononcée aux ultraujoutains. La constitution actuelle date de f 876. Elle a été faite pour mettre les institutions du canton d'aiccord avec le nouveau droit fédéral. Dans son article 2, elle exprime ainsi le prin-^ cipe fondamental du droitecdésiastique cantonal : «La religion catholique» apostolique et romaine est la religion do l'Etat. La liberté de la foi et de la conscience et le libre exercice des actes de culte sont garantis dansles limites compatibles avec l'ordre pul)liç et les Itonnos mœurs. » — L'évt^que de Sion est locliet'du clergé catholique. Cet évèclié fort ancien (quatrième siècle) a eu son siège d'abord à Martigny, puis à Saint-Maurice et enfin, depuis 580, à Sion. Il a été occupé à plusieurs reprises par des hommes considérables dans l'histoire de l'Bglise et même dansThistoire

Solitique. Lesévéques de Sion ont longtemps été les véritables souverainsu Valais, et le moytMi Age s'est passé tout entier pour le pays en luttes entre l'évéque et les habitants, qui reprenaient peu à peu à celui-ci les droits qu'il avait usurpés. Aujourd'hui encore, l'évéque est un prand personnavre, et sans avoir de droits |Htliti(jues délinis par la loi. il force

10 gouverneinfmt du canton à compter avec lui. Le mude de nomination de révé*iue n a pas, à ma connaissance, d'analogue dans l'Eglise catholique. Le chapitre de la cathédrale dresse une liste de quatre candidats, prêtres valaisans, et c'est le Grand Conseil du canton qui élit Févèque parmi ces candidats. Le chapitre se compose de 12 chanoines» dont 3 sont en même temps curés de paroisses. Les paroisses, au nombre de II 2, sont réparties en 11 décanats. Les curés sont nommés par des sections ; mais

11 !i'y a pins aujourd'hui de particuliers qui jouissent de ce droit de patronage. L évéque est patron de 40 paroisses, le chapitre de :25, le gouvernement de 4. l'abbé de Saint-Maurice de 1 1 , celui du ( îrand Saint- Bernard de 10, les paroissiens eux-mêmes de 40. Les prêtres l'ont leurs^ études dans le séminaire épisc(q)al de Sion, qui comptait, en 1875, 7 professeurs et 8 élèves. Deux ordres religieux ont des maisons dans le Valais. Dans le nombre, il faut citer les deux célèbres couvents d'augustins du Grand Saint-Bernard et de Saint-Maurice. Ce dernier est exempt de la juridiction épiscopale; son abl>é est évôque inpartibm et rclesc directement du saint-siège. — llililiogrnphie : Almannr/i of/îciet du canton de Va/dis, 1879; Oirecfon'inti j'oinano scdiinmst' pmir 1875; Gareis et Zorn, S'tnal und Kirrhe in dcr Schweiz, 1877-1878, 1. 1, p. (iOi- 616; t. 11, p. 31-30; G. Finsler, Slatistik der réf. Schweiz, 1856, p. 475-478, etc. B. Vauchbr.

VALDfiS (Alfonso). ^ Lorsque, en 1837, M. Ch. Schmidt, professeur d'histoire ecclésiastique à Strasbourg, fit paraître une étude sur les cent dix considérations (lUgen, Zritsrhrift fin- dl>' Itht. Theol., Vil), le nom deValdès était tombé dans I niiMi le plus complet. Les historiens confondaient les deux frères ou. sm- l'autorité de Chr. Sand [nihlinth. Anti-J rtnituriortun, Freinstad, 1084), rangeaient Juan au nombre desajititriuilaires. Le célèbre historien Uankc afhrmait que les écrits du réformateur napolitain sont entièrement perdus ; assertion qui, chose étrange! se trouve répétée dans la dernière édition (5* éd.,Leipz., 1867»

(YALDÈS

p. 139}» C'p?t pràco aux eilorts de doux savants, l'un Espap'nol, l'autre Allemand, que les deux frères reprirenl dans l'hisluire lu place que l'admintion des contemporains leur avait assignée. Don Luis Uxos i Rio publia la plupart des œuvres connues d'Alfonso et de Juan de Yaldès dans la belle collection des Reformistas aniiguoi Espanolea (I, lY, IX, X. XI, XV, XVI, XVII). M. Ed. Boehmer édita en 1860 Le cento e dieei Diviru' C nnsidt'rnzioni et dtk'ouvrit ])lusipnrs muvres de Juan que l'on croyait perdues. C'est sur ces travaux que .sont bas»^es toutes los liiograpliii's modernes <1ps deux frères. — Nés à la fin du (juinzitMiie i^irrle, Allonso et Juan étaient fils jumeaux de Fernando de Yaldès, recteur héréditaire de Guença {Comm, de VEp. aux Rom.^ H. A. X, p. 250';. Gaiselérisés par la ressemblance la plus frappante de corps et d'esprit, ils paraissaient n'être qu'un seul homme. On ne sait rien des premières années de leur vie. Les premiers indices que nous rencontrons coneepnent Alfonso. Ce sont trois lettres adressées à Pierre Martyr d'Anghie- * ria qui coiitit>nnent dos détails intéressants sur li' sarro do Charles V, à Ai\-la-(;!iiiji<'l|»- 15:20) et ludiétede W'oruis (I.-):21 i. et uu ju;;«'iiiciil reiuarqualiUî du jeune Espagnol sur la réluruie dp Luther à ses déluits 1 0/>ws kphinlarum F. Martyris Anglern, Lp. 089,099, 72i, Aujsld., 107O). A partir de 1524, Alfonso remplit, à la cour de l'empereur, les fonctions de secrétaire. D'abord secrétaire du chancelier Hercurino Arborio d'e Gattinara, et puis chargé de la rédaction des lettres latines, il figuré à latin de sa ^ie comme secrétaire principal de Charles V. Caballero [Conquentes ilusires; IV, p. l il) et ]]n'hmoT[/Jiffliof/iera lï^i/feni'ann, p. 82) OQtdreiiSé la liste roinpit'to des papiers oriicicls signés de son nom. La haute position iju il nrcupail à la rour et l'intérêt que lui inspirait la cause des lettres turent très utiles à Erasuje, dans la lutte qu il eut à soutenir contre les moines. Plus érasmien que Erasme lui-même, tra> vafliant pour la gloire du savant humaniste avec plus de sollicitnde que lui-même dans sa propre cause, il ne fut pas sans influence sur l^issue fm>rable qu'eut, en 1527, la junte des théologiens réunie à Valladolid et, par l'intermédiaire de Juan Perez de Pineda, chargé d'affaires de l'empereurà Rome, il obtint du pape le décret qui, daté du I'' août 1527, mit un terme à laquorelleen imposant silence aux adversaires d'Erasme. — Admirateur non moins passionné «le Charlfs V, .-Vlforiso entreprit Id'uvre hardie et diilicile de ju.stilier la politique impériale devant le tribunal de l'opinion publique, révoltée parle sac delà ville étemelle et Isi traitements infligés par une soldatesque en délire à l'Eglise et au dergé : IHaiofo en qve pariieularmente te iratan las cosat acaeeidas en RmOy el ono 4e MDXXVII, mentionné aussi sous les titres : Dialogo de Lnctancio y ttn Arcediano; Del saco de Roma et De captn et diruta Hnmn. Dénoncé par son collî'^xuc Juan Aleman au nonce du pape Castiglionc, ra[)ologète du monanjuese vit menaré des cliàtiiiuMits réservés aux hérétiijues et ne dut son salut (ju'à l'inlerveutioii toute-puissante de Charles et à ramitié des archevêques de Séville et de Santiago. Grâce à eeiinfluences, leconseil deCastille prononça dans sa cause un jugement frforable. Un deuxième dialogue : Dialogo de Mereurio y Caron retrace t'ipcdogie de Tempereur dans sa lutte avec François à l'occasion' du

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