VALOIS — VANDALES
de l'andenne Eglise et par les excellentes éditions et traductions qu'il en a données. Il était originaire de Normandie, fit ses études au collège des jésuites de Verdun, puis au eoUè^^p do Clermont, à Paris, où il se lia avec DenysPétau et Jacques Sirmond. En 1662, il alla étudier le droit àBonrcres, pour s'établir ensuite en qualité d'avoué à Paris, Mais il ne tarda pas ;\ délaisser la carrière juri<iique pour s'occuper sans partage lie ses études savantes. Menacé de perdre la vue, il put se procurer un lecteur. grAce à la munificence du j)rési(lent de Mesuies, Les évéques de France lui lireut en 1650 une pension annuelle de 600 livres qu'ils élevèrent bientôt à 800. En 1660, Louis XIY le nomma historiographe royal avec un traitament de 1,900 liTres. Henri de Valois se maria à l'âge de soixante et un ans avec unetoute jeune fille, Marguerite Ghesneau, qaile rendit père de sept enfiints. Jusqu'à la fin de sa vie, il s'occupa de ses travaux littéraires avec une ardeur que rien ne pouvait refroidir. Nous citerons parmi eux : 1* Susebii eccles. Ilisloria^ et VUa imper. Constantini, grœce et latine^ Paris, 1659; May., 1672; Arnst., 1695; ^ Socratis, Sozomeni, Thfiodnj-eft et Evagn'i Hist. eccl., Viins, 1668iijTA. 2 v(d. ; May.. 1677-7Î), 2 vol. ; '.V' Aînminui Marcellini Opéra, Paris. 1(>36: 1681; 4^' Hosweidi Marh/ro/ogio, Paris, 1659; lt)78. — Voyez Adr. de Valois, (/o Vila II. Valesii, Paris, 1677; Valesianat Paris, 1G1)4 ; Nicéron, Mémoires y V et X.
TAliûÂLËS. Les Vandales, horde barbare, d'origine slave, quittèrent de bonne heure leur patrie sur les bords de la mer d'Àmbre, entre la Vistole et l'Oder, puis en Lusace, pour se rapprocher du Danube et prendre pai;t aux luttes des Marcomans et des Quaides contre Maic-Aurèle . GaFBC&lla assura un moment la paix de l'empire en les mettant aux prises avec leurs alliés. En 270, Aurélien réussit à chasser des plaines lombardes des Landes de pillards vandales. En 277, Probus remporta sur eux une grande victoire en (iaule et les décida à se fixer en Pannonie où,réunisauxGolhs, ils se convertirent au christianisme, qu ils connurent et embrassèrent sous la l'orme arienne. Mais, tandis que les Wisigoths déployaient un grand esprit de tolérance, les Vandales, conservant sous leur religion nouvelle leur barbarie native, devaient se signaler par leur rage sanguinaire contre l'orthodoxie et donner leur nom, comme une crodle injure, pour dési gner dans i'bittoiie les actes d'un esprit de destruction aussi aveugle que féroce. En 406, un certain nombre de Vandales, qui avaient suivi la fortune du Suève Radagaise en Italie, périrent sous les coups de Stilieondans les rochers de Fésuirs en Toscane. Le gros de la nation suivit son roi Godégisel sur les bords du Rhin. Dans une pre> mière bataille, les Francs Uipuaires parvinrent à les arrêter en leur intligeant une perte de ving;t mille hommes; le roi lui-m(}me resta sur le champ de bataille. Mais l'arrivée de la cavalerie des AJains lorça les Francs à se retirer et, le 31 décembre 4(K), les barbares, franchissant le Rhin sur la glace, se répandirent dans toute la (iaule comme un torrent dévastateur. Des milliers de chrétiens périrent dans l'ineendie des églises de Mayence. Worms, Spire, Strasbourg furent livrées aux flammes. Puis, après avoir saccagé la Suisse, les Vandales massacrèrent les populatîona désarmées d'Amiens, d'Ârras, de Térouanne ; Pévéque de Reims, saint