‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 60 sur 158 · VANDALES · texte numérisé non relu

VANDALES

Nicaise. tomba sous leurs coups, lel4 décembre 407,après avoir Tainemeiit cherché à déiendre la cité. Enfin après des crimes sans nom, ces chastes Germains, comme les appelle un historien allemand, las de parcourir sans obstacle la Gaule de la M/'diterranée à l'Océan, passèrent en Espagne, où ils dépouillèrent les malheureux habitants de tous leurs biens et se partagèrent le pays. Les Vandales devaient laisser leur nom à I Andalousie ou Vandalousie. — La trahison allait bientôt les appeler en Afrique. Le comte Boniface, gouverneur de la province, menacé dans son honneur et dans sa vie par le> intrigues de son rival Retius auprès de l'iinpératrice PInridie, appela à son secours en 421) Genséric, qui avait succédé sur le trône ;\ son frère naturel Gondérie. Jornandès nous le dépeint comme un homme petit de taille, boiteux, trénéralement taciturne, chaste tempérant. [)|. in de mépris pour la civilisation romaine, redoutable dans sa fureur. Houilacc n'avait voulu (ju'un auxiliaire et n'avait cédé qu'une région peu fertile. Traître à sa patrie, iJ allait voir que la loi d'un barbare ne valait pas mieux que celle d*un Romain. Débarqué en Afrique à la téte d'une armée formidable, Genséric sut se concilier Tappui des redoutables cavaliers maures, des donatistes et des circoncellions, qui avaient à venger sur les catholiques la persécution cruelle que ceux-ci leur avaient fait subir. En dix an?, malgré les efforts désespérés de Bonifaee, (jue saint Augustin avait réconcilié avec la cour, le roi barbare, viidant à plusieurs reprises la foi jurée, s'empara sut cessivcnient d'ilippone après la mort d'Augustin, d'Utique et enfin de Carthage, dont il se rendit maître par surprise, étendit sa domination sur la Sic le, la Corse et la Sardaigne, et attira en Gaule Attila pour conjurer l'attaque deThéodoric, roi des Wisigoths uni aux Suèves» qui voulaient venger Toutrage inlligé à sa tille par le barbare qui, après lavoir épousée, la renvoya nmtilée à son père, parce (ju'il la soupçonnait de conspirer contre sa vie. En 45.0, Kudoxie. veuve de Valentinien III, iridiirnée d'avoir dû donner sa main à l'assassin Ma.xime. appela Gensérie en Italie. L'intervention de Léon I*"", si puissante auprès d'Attila d'après la tradition, échoua devant la froide cruauté du Vandale, Pendant quatorze joiu^ Rome eut à subir toutes les horreurs et vit disparaître les chefs- d œuvre de la peinture et de l'art. Eudoxie, emmenée en captivité à Garthage avec ses deux filles, fut plus tard renvoyée à Gonstantinople avec la plus jeune, après avoir dù assister au mariage de Talnée avec Hunéric, fils de Genséric. Nous n'avons pas à raconter l'histoire politique du royaume vanilale, qui a duré de 42î> à o83 sous les rois Genséric, AW-Ml; Hunéric, i77-i84 ; Guudamond, .iS4-4n() ; Thra.'-imond, 496-523; Hildéric, 5i3-530etGilimer, 530-533. Nous dirons seulement que les mœurs des barbares ne tardèrent pas à se corrompre sous les séductions d'un climat énervant et que leur puissance affaiblie ne put résister au génie de Bélisaire. — Mais nous devons relever les persécutions auxquelles l'Eglise d'Afrique fut exposée et qui appartiennent aux plus atroces et aux plus cruelles, dont l'histoire fasse mention, puisque la barbarie vandale avait pour complices la liainf des Maures et la fureur des donatistes, avides d»' se venger de leurs longues souffranees. Victor, évéque de Vita, nous a conservé dans son histoire de la persécution arienne, le récit des souf-

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