‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 61 sur 158 · VANDALES - VANINI · texte numérisé non relu

VANDALES - VANINI

frances de son Eglise, dont il fut le témoin occulaire. Genséric réduisit m esclavage ou condamna à l'exil les évéquos les plus influents ; l'évêque dp Cartilage, Quodvultdeus, fut jeté avec son clergé, sans vivres et sans pilote, sur un misérable navire qui, grAce à la prolectitm divine, le déposa eu sûreté dans le port de Naples. Son successeur, Deogratias, se signala par une charité inépuisable, à laquelle Gibbon lui-même est contraint de nodre hommage ( Gibboo, Décime and fall, YI, 636 }. Eugène fit briller pendant le règne â*Hanéric toutes les vertus chrétiennes et gagna à k foi orthodoxe un grand nombre de Vandales, malgré les supplices infligés, pour l'exemple, auznouve aux prosélytes. Exilé d'abord au désert, puis en Gaule, où il moorat, Eugène a laissé une exposition de la foi catholique, à laquelle nous pouvons joindre une courageuse apologie contre les ariens, présentée à Genséric par Victor, évéque de Cartennc. Daus des circonstances aussi exceptionnelles, le Seigneur envoya des délivrances merveilleuses, attestées par de nombreux témoins, entre autres la parole conservée à des confesseurs deTipasa, auxquels \r< Ixjurreaux avaient arraché la langue jusqu'à laraciue. Le concile de 4.S i entre les ariens et les catholiques ne fit que révéler Tinsolence des maîtres et l'énergie des opprimés, qu'aucune torture ne pouvait fléchir. L'évéuue Fùlgenoe consola l'Eglise d'ÂMquè, sous le règne modéré d'Hildéric. Du reste, le triomphe des catholiques, à la chute du royaume vandale, fut de courte durée et la foi chrétienne n*a reparu que de nos jours sur cette terre, arrosée de tant de sang et souillée de tant de crimes. — Sources : Jomandes, De rébus geticis ; Procope, De hello vandalico; Gibbon, Décline and Fall of fhe roman ^m/)?;*»? Possidonius, Vifa Fulgenlii ; Victor de Vita, /Jistoria pcfsecutionis arianir, ed. Ruiuart, Paris. 1694; Kranlz, Vandaliu, Franc!"., io80; Mannert, Gesch. der Vundalen,{l^\ Papencordt, Gesch, d. Vand, Hemck. ùiAfrika, Berlin, ÏH'M. A. Paumikr.

VANDRILLË (Saiut-J, abbaye de Tordre de saint Benoit, située au pays de Oaux, en Normandie, à une lieue de Gaudebec. Elle fut fondée par le saint dont elle porta le nom, en 648, dans un endroit appelé Fontenelle, à cause de quelques fontaines qui s*y réunissent en un ruisseau. Il y ivait autrefois, dans ce monastère, une école libre qui a produit un grand nombre de savants. Ruinée par les Normands vers l'an 850, l'abbaye de Saint- Vandrille fut rétablie par l'abbé Girard, du temps de Richard II, duc de Normandie, qui contribua beaucoup au rétablissement de cette maison voy. Gallia christ., XI, 155).

VANINI (Lurili(i), qui adopta i)lus tard les prénoms de Jules-César, né àTauri.'iauo, dans la terre d'Otrante, en 1581, mort à Toulouse en 1GI9, incrédule célèbre. 11 étudia la philosophie, la théologie, la médecine, rastronomie, le droit civil et canonique, ei reçut les ordres. Il voyagea beaucoup, visita l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie, l'Angleterre, ré pan* dant partout ses doctrines athées. Il fut emprisonné à Londres, s'établit à Toulouse d'oii il fut chassé pour ses mœurs déréglées ; à Paris, il devint aumônier du maréchal de Bassompierre. Il retourna à Toulouse en 1617. et fut même chargé de l'éducation des enfants du premier président dont il avait surpris la confiance par son érudition et son esprit.

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