‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 62 sur 158 · VANINI — VASQUEZ · texte numérisé non relu

VANINI — VASQUEZ

Dcf<^n'' on 1618 à l.i cour coiiuiu' atliéo, par le proriirpiir pén«^ral, il protesta »io s<»n innocriii f «M j>roi lama dovaut ses juges sa croyaiii f on Dieu; il non lut pas nioins coïKlauiiKi à être pendu et brûlé, apiv-; avuir eu la langue citupée. On a de lui : 1° Ampkilheatrum xtermf Providtnlise^ diviféo-mayicujn, chrittmno-p/njsicumf QitrologieO'Catholicum^ ûdvtnm he^ret philosopkos atheoB^ epicureos^ peripateticos et itote09, Lyon, 1615; il y professe dos opinions orthodoxes et combat surtout Cardan; 2*' Juin Cxsari)i Vaniui, neapolilani theohgij philoêophi et jum utriusipto (Incloris, de fi(hiih'>indi'i un/tir.r refjhix deifquf morfalium, àrconis. lifii'i qudtm t\ Paris, IHHi; c-"! erril, qui est coriiuie la contrepartie dti [)n'M-t''deiit, {)rétend tout expliquer par les seules turces de la nature: oe sont soixante dialo};ues dédiés au luaréelial de IJassompierre. *— Voyez Durand, Vie de Vanmi, Hotterd.,1717; Arpe. Apoioyia^ 1712; Ghauffepié, Nùuv, diet. kist, et erit., p. 561, bs. Ses Œuvres phUmfh phiques ont été traduites en français par Rousselot, Paris, 1842. ~ VANNE (Saint-), congrép:ation réformée de l'ordre de saint Benollt érigée 11 I itinniencement du dix-septième siècle. La Héfornie ayant été introduite ilaiis l'abbaye de Saint- Vanne par le P. D. Didier de la Cour et dans relie de Moyentuoulier parle prinee Eric de L(trraine. évéqueile Verdun, il se toriua «'ulre ces dnix monastères, en 11)02, une petite congrégation qui lut conlirinée par un acte d'union en Ui03. Mais, comme l'union de ces deux maisons si éloignées ne pouvait subsister que difficileméàt,^n sdngèa & ériger une congrégation nouvelle snrte modèle de celle du Monjt-Cassin, qui fut autorisée et approuvée par le saiatFciège» et qui comprit tous les monastères qui, dans la suite, embrasseraient la Réforme dans la Lorraine, le Barrois, les trois évêchés et les pays voisins. Le pape Cl^mellf VU! accorda la huile d'érection avec la romnumicatitui de tousles privilèges, grâces, indulgences, exemptions qui avaient été accordés à celles du Mont-Cassiu. — Voyez Chronique de l ordre de S(ilnt-/Jenoif, t. 1\ , c. o.

VANNES [Kcdeiia Venetensis), évéché peu connu, quant à ses origines. OnAiomme comme le premier évèqne de cette ville, au einquième siècle, Paternus, que certains auteurs prétendent identifier avec saint Patrick. Tirégoire de Tours nous parle de révé(|ue Maclianus (vers 577: II. Fr., IV, V', La cathédrale est consacrée à saint Pierre, l'évéché dépend de Tours. ^lalUa christiana, XlY,parM. Hauréau; VMist. ecclés, de /h'>;Ui(pii\ de Déric.

VARIANTES. Voyez lexte de r.\ncieit et du JVouvean Testament.

VASÛUEZ (Gabriel], célèbre théologien espagnol, naquit en 1531, au bourg de Belmonte del Fago, dans la vieille Gasfille, fut admis en 1S67 'dans là société de Jésus et tourna vers l'enseignement- ses remarquables facultés. Ses débuts dans la carrière pédagogi(iue aux collèges d'Ocana d'abord, puis de Madrid, attirèrent, par leur solidité et leur éclat, l'attention de ses supérieurs. »|ui n'hésitèrent pas à lui confier la chaire de théologie sc(dasti(iue, soilà .Vlrala de .Minarez. soit à Uouie, où il professa pendant une longue si'iir d'années avec un succès l<iujours croissant. L'alïaiblisscineut de sa santé put seul le délenniner à résigner ses fonclioub pour demander sa guérison à l'air natal ; mais ses espérances

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furent «It'çufà, et il siiccomlui au mal <]ui U» minait dfipiiis loiij^tciiips. If 23 septembre 1604. Vas«juez, qui brillait dans la conversation privée par la vivacité de son esprit, et dans l'enseignement académique par l'abondance de son élocution, fut un des docteurs de la compagnie de Jésus qui oontritmèront le plus puissamment au maintien des méthodes >(•<)! a s tiques, par rétendne de ses connaissances et sa vigueur érudite. Escobar rencontra, en lui un habile d<^fenseur de ses subtilités casuistiques, Mariana «le ses thèses sur 1p réfricide. Dt^liarniin do sa doctrine de la siiz(Tain«^té d<'> p;ipf>> sur les rois. L'tiistoire des dogmes lui n-coniiaît l'Iininit'iir iloiitcux d'avoir le premier groupé en un corj)s et formulé uc.tlemeuL les ^théories probabitistes. Dans le grand conllit sur la prédesHnatbn, soulevé au sein de la compagnie par Molina, Vasques adopta, à l'exemple de Suares, une position mitoyenne désignée dan» le langage de l'école sous le nom de congniisme. — Ses teuvres,. parmi lesquelles on estime surtout le Commentarium in D. Thomas Summam theologicam et le traité De euUu adorationU, furent réunies en iO vo- Inmi'*, ï>yon, H'rH).

VASSY ^^assa(•re dtv. — Voyez F/-(iiiri> j/rofi-sltmlc.

VATABLE I Fran(,-oi6), célèbre hébraisant, né à (lamaches, en Picardie, mort à Paris en 1547. D'abord curé de Bramet dans le Valois, il fut Aoromé par Francis I*' abbé de Bellesane et professeur d'bébreu au Collège de France. Il unissait à une érudition étendue un grand talent d'exposition, de sorte qu'il attira autour de sa chaire un nombre consi> (it'raMc d'auditeurs. On a de lui des iVotes sur r Ancien J\*stament, qne Robert Etienne imprima dans l'édition de la ]V]\\\o latine de Léon de Jude (1545), d'après les indications fournies parlJertin le (^lomte.un des disciples de Valable. Mais, comme elles sont mêlées à celles de Calvin et d'autres réformés, la faculté de théologie de Paris condamna cette édition. Toutefois, les doetms'âeSalamanque. pour ne pas laissef'ae perdre UQ travail utile aux catholiques, en publièrent, en 1584, une édition ttipurgée, qiil a été plusieurs fois imprimée depuis. Ajoutons qUe Robert Etienne répondit aux ceustires de théologiens de Paris en défendant avec emportement ses Notes dans la nouvelle édition qu'il en lit en 1547. La dernière édition de la /^if)l^' de Valable est de Nicolas Henry, professeur d hébreu au Collège dp France. Paris, 1 7:29-1 7 'i ri, ± vol. Ces Ilotes se distinguent des commentaires du temps parce qu'elles tiennent plus de compte de la grammaire et de la syntaxe hébraïques. — Voyer Ctlmet, BibL taerét, lY, 1 ; Biogr, urtUf:, LXVII, 560 ss. :

VATSR (Jean-Sévevin), théologien et philblogue distingué, né à Altetfbourg. en Saxe, en 1771, mort à Halle en 1826. Professeur de langue» orientales à léna, à Kœnigsberg et à lialle, aussi estimé pnr son carao tère noble et bienveillant (fue pAr ses connaissances étendues et solides, il publia uiip série d'ouvrages parmi lesquels nous ne rdévorons que les suivants : 1" Manuel de (/rnm//ioire /té/jra/fjue, s>/ria(jue, chaldaiqne et arabe, Leipz., 1802 ; i° 7'ableauj; synchroniques de l'histoire ecclés/aS' tique depuis Corigine jusqu'aux temps modernes, Hslle, 1815; 4* éd. 1830;

Histoire universeUe et chronologique de CEglisé chrétienne depuis te emmeneement de la Ké forme Jusçu^à nos Jours, Bruns w., 1823;

VàTËR — VAUD

4* Ntnfim Testamentum, textum ffrmctm Grieihaehii, Knappn\ denuù reeognwiU etc.. Halle, 1824; 5* Commentaire tur le Pentateugue, Halle, 1801-i803, 3 voh Par sa tendaoee, Vater, disciple de Kant, se

rattachait au rationalisme.

VAUD. — Lf caillou do Vaud est peupl»'- (1880) de 238,730 habitants, dont 2iy,i:?" protestants. 18,170 catholiques, 57<) israélitcs et 557 adhérents d'autres groupes religieux. Les principes du droit ecclésiastique, cantonal sont consignés dans les articles 10, 11 et li de la constitution du 15 décembre 1861. — Art. 10. L'Eglise nationale évangélique réformée est maintenue et garantie dans son intégrité. Les ministres de cette Eglise sont consacrés suivant les lois et la discipline ecclésiastique du canton et seuls appolés à desservir les églises établies par la loi. hà, loi règle les rapports de TËtat avec l'Ëglîse. La loi ecclésiastique sera revue. L'Eglise sera réorganisée. Les paroisses participeront à son administration ; olles interviendront dans la nomination des pasteurs. L'exercice de la relijiion catholique est garanti aux coujuiunes d'Echallens, etc., tel «ju'il a été usité jusqu'à présent (art. 11). — Le culte de l'Eglise nationale et celui de l'Eglise catholique dans les communes énumérées à Tartide précédent continuent d'être seuls à la charge de l*Etat ou des bourses publiques qui ont des obligations à cet égard (art. 12). — Les autres cultes sont libres. Leur exercice doit être conforme aux lois générales du pays et à celles qui concernent la police extérieure des cultes. — L'Eglise nationale réformée est celle de l'immense majorité'' du peuple vaudois; elle se divise en 8 arrondissements ecclésiasli. pies et 1 42 paroisses aux KM) annexes, desservies par 157 pasteurs, soit 1,376 paroissiens par pasteur. Elle est régie par la loi ecclésiastique du lU mai 1863, uiujitiée depuis dans quelques-unes de ses dispi^sitions. L'autorité supérieure de 4'Eglise est le synode, composé de députés élus pour trois ans par les conseils d'arrondissements (chaque conseil députant trois pasteurs et six laïques), des professeurs ordinaires de la faculté de théologie et de trois délégués du Conseil d'Etat. Le synode tient tous les ans une session ordinaire; il peut être convoijné h l'extraordinaire, si les affaires le demandent. Dan> l'intervalle de ses sessions, le syiunle est représenté par une coiminssion synodale de 7 meuihres, 3 pasteurs et i laïques. Les attrihutions du synode consistent à s'occuper des intérêts généraux de l'Eglise et à délibérer sur les objets dont il est saisi par les conseils d'arrondissement, par la commission synodale ou par le Conseil d*Btat. Il vote les règlements qui régissent les affaires purement ecclésiastiques. Il inspecte les paroisses. Il désigne les huit membres de la commission de consécr.ition ; il entend les rapports de la commission synodale et de la faculté (le théologie. Les conseils d'arrondi.^seinent se composent de tous les lla^leurs du ressort et d'un nombre douMe de laï<iues élus pour trois ans par le sullrage paroissial. Le nombre des laïques varie de quatre à quatorze, suivant la population des paroisses. L'assemblée générale de paroisse se compose de tous les hommes âgés de vingt ans au moins, membres de l'Eglise nationale, jouissant de leurs droits civils et politiqiies et domiciliés dans la paroisse depuis trois mois au moins. Pour les nominations des pasteurs, le gouvernement dresse une liste de

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