VENGE — VENDES
de saint Euchcr, s*il n'était douteux qu*il ait été sur le siège de Vonce; une ei^lèbre abbayo du diocèse portait son nom. — Galiia ehrisliana, III: Tisserand, ///s/, de Vence, im).
VENCE (Henri-François de), hébraïsant distinpu(''. à Paroid on Voivre, dans le Barrois, vers 1G75, mort à Nancy en I7iî), einl»ra>.-a l'état ecclésiastique, et prit ses degrés en Sorhonne. Il lut précepteur des Mi&nts de Léopold, duc de Lorraine, et devint prévôt de l église primatiale de Nancy. Chargé de surveiller Fimpression de la BiUe du P. de Carrières, qui parut à Nancy (1738-1743, 22 vol. in-lâ), il y ajouta de nombreuses dissertations et une explication des Psaumes. Ces dissertations ont été insérées dans la Bible de Gahnet (1748-1750, 14 vol în-^") ; €eft'» édition fsf désii^iiéo sous le nom do /il /de de Vence ou de bifflf; d'Avif/non. l'ne uouvelh» édition dn la Biblo de Voncc a été donnéf par le P. Dracli, rabbin converti, qui Ta enrichie de notes curieuses tirées des traditions juives. En 1834-3G, l'abbé Glaire eu a donné une édition abrégée en trois volumes in-quarto, en y ajoutant des réflexions morales empruntées à la Bible de Sacy, et des notes originales destinées à réfuter les objections des incrédules modernes.
VENDES. — On donne le nom do Vendes à cette partie des tribus slaves qui se fixa entre l'Elbe et l'Oder, dans les pays actuels du Meclclembourg, de la Poméranie et do la Prusse. Les principales tribus étaient celles des BuiTPS dans l'Ile de UuKon, lesWilzes entre l'Oder et l'Elbe, les Obolrites du liolslein et les Sorbes »iu Serbes de la Lu^ace et de la Saxe. L.e» historiens allemands leur donnent également le nom générique de Polabes. On peut consulter avec fruit sur les mœurs, les usages et la reli* gion de ces tribus, Tarticle Slaves, VHùioire vêntkqw, de Giesebrecbt et Weber, Allg* Welige^rh., VI, 21 88. Nous ne relèverons (jue leur passion pour la chasse et la pécbe, la largeur de leur hospitalité et l'iiifloenoe décisive des prêtres, qui servaient les autels desicbdes do bois ot de rnivre, au fond des Ixds sacrés, ou sur los bords des sources saintes. Les Allemands lour roproclioiit h^ur cruauté ot leur mauvaise foi; l'histoire nous montre (jue la mission chrétienne germanique n'a été qu'une dragunnade de plusieurs siècles, la conquête au nom du Christ accomplie par une race toujours pauvre et sans scrupules. Dès la seconde moitié du huitième ^iède, les Vendes, menacés dans leur indépendance par les Avares, entrèrent en relations avec l'empire franc. En 748, ils prirent part à une expédition de Pépin contre les Saxons, qu'ils attaquèrent par derrière, en en faisant un grand carnncre; on 7î>8, ils leur infligèrent unonouvollo défaite ■à Sivcnden.T(Uitot'ois. dos cotleépuquo. ils éprouvaient uiio prrd'onde haine à l'égard du christiatiismo, que Bonifaco avait déjà songé à porter dans leur patrie, et qui était pour eux l'auxiliaire de la servitude. Dès 771, Charlemagne, à -la suite d*une campagne victorieuse «entre les Sorbes, fonda la forteresse de Brandebourg. Dans IVspace de deux générations nous assistons à la création des évécbés de Brandobourg pour les Wilzes, de Verden et d'Halberstadt pour les Obotrites, dos fortCTesses de Ma^debourtr et de Halle sur Saalo, et de l'évéché de Hambourg pour les Wilzes mériilioiiaux. Sous Louis lo Pioiix, los Obotrites so révoltèrent en 817. pendant que s agitaient les Slaves de la Cariiithie et du Frioul. Leur