VENDES
dief, Slaomir, fut déposé en 819, et son successeur Géadraz n'osa résister aux Francs par crainte des Wilzes, que la douceur de Tempereur irano avait ralliés à sa cause. — Ce qui a perdu les Slaves, c'est leur esprit d*in-
diseiplino et cette absence de patriotisme qui leur fit verser leur sang dans d'obscures guerres civiles. Arnulf chercha en vain à les soumettre. Henri I**" de Saxe, dans sa première campap^no dt> n2H, soumit les Slaves sur les rives du llavel et de la Sprée, et campa sur la place après la ])rise| de Brandebourg. Après avoir passé au fil de l'épiM' une partie des Daleœin^os, dont il réduisit en esclavage les jeunes tilles et les enfants, le pieux monarque fonda la forteresse de Meisseu et remporta, le à septembre 929, la victoira de Leu^n. U établît & la frontière de la basse Elbe deux margraves saxons, Thietmar et Siegfried, qui firent périr cent mille hommes, au témoignage de Giesebrecht(I, 230). Othonl^' .éleva à la dignité de margrave le comte saxon Géro, qui consacra sa vie entière à latter contre les Vendes, toujours prêts à rompre les traités; opposant la ruse à la ruse, il attira à un banquet trente chefs qu'il fit massacrer. Uermann Billunge soutint les mêmes luttes contre les Slaves de la côte, entre reml)ouchure de l'Eidor ft le liai!', l'nissant la relij^ion à la force, Otlion b'"" fonda, d<'l)4»> à î)iiS. les évéchés de Mcrsebourg, Zritz, Moissen, Havelltt;rg et Brandebourg (\\ eiter, VI. 57 !. Parmi les promiers i-x t'Mjaes, l'histoire si^nialo les noms «le Murro, dont la chanlé était inépuisable et (le .saint lienno, i()60-H0G, qui trouvait encore païenne, au bout d ua siècle, la moitié de son diocèse. Dès 976, sous Otlion II, la tyrannie allemande provoqua une révoUe furieuse des Ehédaves, des Oukres et des jlévelles. Les forteresses d*Havelberg et de Brandebourg furent prises ^'assaut et leur population massacrée. Pendant plus d'un demi-siècle, les deux partis chrétien et païen, ce dernier soutenu par les Danois, qui avaient déjà engagé avec rAUemagne une lutte qui devait être plusieurs fois séculaire, pour la possession des dui hés de l'Elbe, se livrèrent des foinhats meurtriers dans lesquels plus de cent villes disparurent et <(ui portèreul lin roup funeste à l'intluence de la relii^Muii chrétienne et de srs protn s, ('xpDsés à cha(}ue instant à la mort. Les évéques des nouveaux sièges (lurent fuir devant les attaques des Ubotrifes et plus de deux ceiitîi prêtres subirent le martyre I()Iî)-I()22). Mistivoi, qui, après avoir longtemps combattu le christianisme, s'était converti, fut chassé par ses sujets et mourut en exil. Gottsphalk, monté sur le trône en 10i3, con-t laeia son autorité à relever les églises ruinées et à constituer un clergé national et fonda en 1051 l'évéché de Mecklembourg. Mais, en 1066, il tomba sous les coupe d'un de se^. parents, et ce fut pour le parti paien l^ signal de nouveaux massacres, contre lesquels l'empereur Henri IV se montra impuissant. Une légende rapporte que le voyaireur, égaré le soir sur le bord de la mer, eiitend sons l'eau le son des cloches de l éf^Iisede Vineta, <pii fut détruite en KMîtj. (Vest un symlude de la situation dû 1^^'lise (le Vendie. dont tout le clergé succondta ou dut prendre la fuite. T-Eii iHV). Henri, fils de tiottschalk, monta sur le trône après avoir assassiné Cruco, et travailla à restaurer le ciille avec le concours du vénérable Othon, évéque de Bamberg, qui avait di>jà secondé sou père ses efforts (voir notre article : Otkon de Bamberg), Uenri; qui