TEMPLE
y sont tmployés sont meoroprébenaibles, il ùaA constater que ces deux rdatioos sont incomplètes et varient entre elles sur certains points.
Sans doute. Josèphe a essayé, dans ses Antiquités judaïques^ de les compléter d'après des conjectures architecturales, et la vision (rRzt'cliiel (chap. XI^XLII) doune^ certains détails probableinout lustitri(jues. mais il est dinicile de se faire avec toutes ces données une idée exacte de cette uiaguifique construction. Aussi ne faut-il pas s'étuuner de voir les essais multiples tentés par les savants et les architectes pour refaire le plan dans toutes ses parties. — Quoi qu'il en soit, voici la description du temple. Le bâtiment lui-mt^inc avait soixante coudées de long, vingt coudées de large et trente coudées de haut ; le lieu très saint mesurait vingt coudées et formait un cube complet : le lieu saint avait quarante coudées. Devant ce Li;\tiineMt, sur la façade est, se trouvait un parvis (Trpôvxo;), garni de portes, long de vingt coudées et large de dix. La hauteur n'en est pas indiquée, mais Josèphe dit qu'elle était de cent vingt coudées, de sorte que le temple de Salomon aurait été, à Tinstar de beaucoup d'églises, orné d'une tour qui dépassait le bâtiment principal des deux tiers de sa hauteur. L'élévation intérieure du sanctuaire semble, d'après 1 Rois VI. 3. avoir »''té de trente coudées, dont d^x sont à attribuer à la cliarpente, de sorte que le lieu saint et le lieu très saint auniient eu la même hauteur. La position des deux colonnes devant le portique est très contestée. Au-dessus des triples chapiteaux des deux colonnes s*étendait une poutre qui les réunissait et, au-dessus deeelle-ci, une nouvelle ajouture, partant des deux* côtés, servait de base au faite de la construction. Le temple était entouré du côté de Touest, du sud et du nord de trois t<ages d'appartements reliés entre eux par des portes et servant au trt Sur et aux provisions. Les a|»partenients de l'étaj^^e inférieur avaient uiic largeur de cinq coudées, ceux du milieu étiient larges de six, et ceux de de Tétage supérieur de sept coudées, de sorte que les parois qui supportaient la charpente devenaient de plus en plus minces et les poutres n'étaient pas encastrées dans le mur extérieur. Un escalier en spirale^qui aboutissait au côté sud du temple, conduisait aux étages supéreurs. Los fenêtres étaient adaptées du côté sud au-dessus du parvis et du cé)té nord là où le temple dépassait d'une assez grande hauteur les constructions adjacentes. Le lieu très saint n'avait pas de fenêtres. Les murs d'enceinte du temple étaient en pierres de taille, les plafonds et Iss murs intérieurs étaient garnis d'un revêtement en bois de cèdre et, pour le plancher de l'intérieur, on avait employé du bois de cyprès. Du reste, plancher et boiseries étaient couverts d'or laminé, représentant des chérubins, des palmes et des fleurs. La charpente du [ilafond est en bois d«'ce(lre, niiiis nous ne savons rien sur la construction du toit; il a été sau;; doute plat comme celui de toute les constructions orientales. — A Tintérieur, une paroi en bois de cèdre séparait le lieu saint du lieu très saint, dont l'entrée était fermée par une porte à deux battants en bois d'olivier, tandis qu'une porte en bois de cyprès, plaquée d'or laminé avec ornements sculptés fermait celle du lieu saint ; les portes, qui roulaiont siir des pinds d'or, avaient une grande lar^'cur.sil faut en juger parla vision d'Ezéchiel. I^ous ne savons rien sur rornenieutatiou inté-
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rîeure du parvis. Le lito très taiat ne z^nfémiait que l'arehe de l'alfianee ; dans le lieu saint se trouvaient dix lustres en or, la talde des
paius Jo proposition et Tautel des parrums. La temple était entouré d'abord d'une cour intérieure, entourée d'une paroi en bois de cèdre et appelée le parvis des prêtres, sans doute parce qu'elle était de quelques marches plus élevée que le grand parvis extérieur dans lequt^l on entrait par des portes d'airain. Ces deux parvis sont certainenieut 1 œuvre de Salomon ; mais nous ne savons jusqu'à quel point il participa à la construction des bâtiments zenfermant dé nombreux appartemesits, construits, soit à Tintérieur, soit à proximité de ces parvis. Cependant nous savons que la porte d*entrée principale, qui se trouvait du càlô de l'est, remonte à l'époque de la construction du ten)plo. Dans le parvis intérieur se trouvait le jubé (khior) sur lequel Saloiuou doit s'être tfMiu pendant la iôte de l'inauguration. L'espace occupé par les parvis uccupait un carré de cinq cents coudées. A l'intérieur du parvis se trouvaient Tautel des boloosustes, la mer d'airain et dix bassins d*airain destinés aux soins de propreté. — Après l'achèvement du temple, Salomon y fit transporter l'arche de Talliance et le consacra luimême par ses prières et ses sacrifices (voir art. Salomon). Après sa mort, et par suite de la scission du royaumo, le temple cossa d'être le sanctuaire coiiiinnii à la nation luut eiiti'''re, et , sous le règin' Je (jnelijues rois de Juda, il tut [ilus d'une fois souillé par la présence d autels consacrés aux dieux païens. Après avoir été pÙlé par les Israélites (S Rois XrV, 14), il le fût une dernière Ibis par Néhucadncaar, sous le règne de Jehojakin ; le roi de Bahylone en enleva tous les vases d'or. Euiin, après la prise de la ville, le roi fit emporter tous les ustensiles qui s'y trouvaient encore et ordonna à Nébusaradan de livrer le chef-d'œuvre de Saliuuon aux tlainmes (i Hois XXl, 9 ss.). Il avait duré quatre cent dix-huit ans.
II. Le temple de Zorobabbl. En l'an 536 avant Jésus-Christ, Cyrus accorda aux Juiis la permission de retourner dans leur patrie et de reeonstruire le temple ; ils remportèrent en Palestine les vases emportés du temple par les Babyloniens. Grftoa aux subsides donnés par le roi (Esdras VI, 4), la première colonie sous Zorohabel et Josué ci»niniença, avec le secours d'ouvriers phénieions, l'œuvre de la reconstruction. On orgrani~a dos collectes et, dès la seconde année du retour, on put poser la première pierre du temple futur. Néanmoins, les intrigues des Samaritains amenèrent de la part du roi Arthachschascbta, une défense de continuer à bétir et ce n'est que quinse ans ^us tard, sous le roi Darius Hystape, que les travaux furent repris ; ils furent achevés en 516 avant Jésus-Christ. Nous ne possédons pas de données exactes sur ce teniple, mais il est vraisemblable qu'il fut élevé sur remplacement de celui de Salomon et d'après le même plan. 11 est tout aussi certain qu'il ne l'égala ni en grandeur ni en maguiliceuce (Esdr. III, {2; Aggée II, 3 ss.}. Et tout d'abord il lui manquait l'arche de l'alliance qui avait disparu pendant la destruction du temi^e de Salomon. Nous savons toutefois par le livre des Machabées que le nouveau sanctuaire renfer» mait plusieurs parvis {iatXai) et des cellules qui y étaient adossées et s«r-
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'?aient sans doute au logement des prêtres eu exercice. Josèphe parle «Boore, dans am Aniiqmtéit de deiu lieux sainte, l'un intérieur et l'autre «itèrienr, et de galeriee plaeées dans les parvis. Un pont reliait, du eôté
de l'ouest, l'édifice avec la ville. Ce temple fut pillé et souillé par AnUochus Epiphaiie, lors de ses incursions on Palestine. Mais il fut restauré et consacré de nouveau par Judas Machabfie (jui fit rofairo à neuftnus les ustensiles et fortifier l'enceiiitt^ pour la défendre contre des ajjressions futures. Plus tard, Alexandre Jaunée fit séparer par une grille en bois le parvis des prêtres du parvis extérieur. Bientôt après, Poni{>ée, appelé en Palestine par les querelles intestines entre les derniers Machabées, s'empara de Jérusalem et du temple, où il fit massacrer une foule d'Israélites, mais il respecta le sanctuaire et ne toucha pas nu trésor sacré. Un carnage pareil eut lieu en 37 avant Jésus-Christ, ((uand Hérode le Grand s'empara de Jérusalem à l'aide des troupes romames; c'est à cette occasion (jue l'urcut détruites quelques parois.
m. L« TEKPU n'HÉaoDE. Le temple de Zorobabel ne satisfaisant pas Hérode, il résolut, tant pour plaire au peuple que pour répondre à ses goûte de luxe, de le reconstruire peu à peu avec des dimensions plus grandes et avec une magnificence royale. La construction, commencée dans la dix-huitième année de son règne, fut poussée avec une telle activité que le temple proprement dit fut achevé en un an et demi, et les parois huit ans après. Cependant les constructions continuèrent avec des interruptions fréquentes jusque vers le GoamMDoaniettt de la guerre de Judée. Les renseignements sur cette vaste entreprise se trouvent en partie dans Josëphe, et en partie dans le traité t^lmudique Middoth (Ifischna, V, iO). Le bâtiment avait un stade de long et un stade de lartre et occupait conséqnerament une surface de quatre stades. Il était bâti en forme de terrasse>, de éurte ijue chaque parvis était plus haut que l'autre, ce qui donnait au tout un aspect monumental et permettait de l'apercevoir de fort loin. Le parvis extérieur, fermé, entourait le temple tout entier et avait plusieurs portes. De grande» salles doubles, dont les toits de cèdre étaient supportés par des colonnes de marbre, l'entouraient de trois côtés jusqu'à une largeur de trente coudées ; du côté du sud, il y avait une magnifique salle trij)lf . Le sol de toute cette surface était dallé de pierres de couleur. A quelques marches au-ilessus courait tout autour une grille en pierre, haute de trois coudées, entrecoupée 4e colonnes, portant en caractères grecs et latins des inscriptions défendant, sons peine de mort, aux i>aien8 de pénétrer dans le sanctuaire. Bn montant quatorze marches, un arrivait à un espace large de dix coudées, au delà duquel s'élevait le mur du parvis proprement dit ; cinq marches conduisaient jusqu'aux portes. Du côté de l'est, on pénétrait dans le parvis des femmes, séparé par une paroi de celui des hommes. Du côté de l'ouest, mais quinze marches plus haut, se trouvait l'entrée principale du parvis des Israélites. — Les portes étaient surbàties jusqu'à une banteur de quarante coudées et renfermaient des appartements ; ehacone d'elles était ornée de deux colonnes de douse coudées de ciroonférenee et avait des doubles battants hauts de trente coudées et luges de douie. La porte de l'est, en airain de Gorinthe, se distin|piait
ÏËMPLË
par ses proportions plus colossales et ses ornements en métaux prèdeuz. Arintérieur de ces portes couraient, le long des murs du parvis, des salles simples, supportées par des colonnes d'une riche architecture. Le
parvis des prêtres était séparé du pars'is du peuple par une balustrade en pierre, haute d'une coudée. D'apW's le traité de Middoth, l'espaœ occupé pur It's deux parvis et le tt-niple présentait une longueur de cent quatre-vingl-scpt coudées et «une largeur de cent trenle-sept coudées. Le parvis des prêtres entourait le temple de tous les côtés ; il renfermait du côté nordouest un bâtiment avec quatre réduits, où l'on tenait les agneaux pour les sacrifices et où étaient pétris les pains de proposition. — Le temple lui-même, auquel on arrivait par douze nouvelles marches, était bâti, vers l'ouest et nord, en blocs de marbre blanc avec de riehes dorures. 8a longueur de l'ouest à l'est et sa hauteur étaient de cent coudées, sa largeur extérieure de cent coudées ; la distri* btttion intérieure était la suivante : le parvis avait cinquante coudées de long, sur vingt de large et quatre-vingt-dix de haut ; le lieu saint, quarante coudées de long, et le lieu très saint, enfin, vingt coudées de long et de large sur soixante de haut ; de sorte que tout l'édifice aurait eu une lontrneur de soixante coudées. Josèplie ne dit rien de la toiture; il raconte seulement que le toit était ^lariii de perches dorées, destinées à écarter les oiseaux. D'après la Mischna, le toit aurait été bas et aurait eu la forme d'un .pignon. Le lieu très saint, tout vide, était séparé du lieu saint par une porte avec un rideau qui se déchira en deux lors du treinbleinent de terre qui accompagna la mort de Jésus (Matth. XXVII, 5i). Le lieu saint avait une entrée avec deux portes très hautes et très larges; cette entrée était toujours ouverte, niais l'intérieur était caché par un lideau richement tissé. Les <dijels tjui garnissaient le s.inctuaire étaient, d'après Josephe, les suivants; la table pour les pains de proposition, le candélabre à sept branches et l'autel des parfums. Au parvis du temple se trouvait une porte de dimensions colossales, toujours ouverte; dans le parvis même, il y avait deux tables, Tune en marbre, l'autre en or, sur lesquelles les prêtres déposaient, au sortir du suictuaire, les pains de proposition. Devant le portique, dans le parvis des prêtres, se trouvait l'autel des holocaustes, et vers le nord étaient fixés dans le sol des anneaux destinés à retenir les animaux de sacrifice ; un peu plus loin enfin, huit colonnes basses supportaient un plancher sur lequel on écorcbaitles animaux tués. — Le temple communiquait directement avec la ville inférieure et était relié à la ville supérieure, située sur la colline de Sion, par un pont; il était dominé par le château qu'llér»"de avait l'ait construire et auquel conduisait une galerie souterraine. On sait les horreurs qui y turent commises lors du siège de la ville par les iioniains ; il fut anéanti dans le sac de la ville par un iii' cendieidlumé par un soldat romain, et quelques débris seulement, le candélabre en or, le livre de la loi et la table des pains de proposition figurèrent dans le cortège du triomphateur à Rome. Sur les ruines, l'empereur Adrien fit élever un temple eu l'honneur de Jupiter Capitolinus et détendit aux juifs l'entrée de la ville. Nous savons toutefois qu'ils veudicut eu secret oUrir des sacnlices sur l'aulci des holocaustes,
TEMPLE — TEHPUERS
qu'ils prétendaient avoir retrouvé. Julien eut un instant l'idée de le restanzer, nuis sa tentative échoua. Aujourd'hui, remplacement du temple eit occupé par la grande mosquée octogone de es^khra. Les fouilles
modernes n'ont jusqu^id mis à {jour aucune des parties importantes de ce beau sanctuaire. Quant aux détails coneemant les It-vitc?, les impôts «lus au temple et le culte, nous renvoyons à ces ditlérents articles. Citons, pour mémoire seulement. une imitation du temple tentée à ]>(»ntopolis, en Egypte, par le prêtre Onias, destiné dans l esprit de son fondateur à eontre-balaneer l'influence des prêtres de Jérusalem. — Sources : Huil, ùer Tempel Salomonis, Berl., 4809; StiegliU, &e- Kkichte der Baukunst, 1827; Kopp, Der Salom. Tempel, 1839; EwaUÎ, hr. Gfsiinchte. et les ouvrages archéologiques de Keil, d'Ewald, de Btfhr. Parmi les ouvrages anciens surtout: Liglitfoot, Descript. tempU Bimoi., Opp,, 1, p. 553 ss. ; Schultze, De variis errorih.. etc.
E. ScilliFlULLN.
nPUBBS (Ordre des). L'ordre des templiers, Pun des plus célèbres penni ces ordres militaires que fit naître dans tous les pays chrétiens le premier enthottfliaAne des croisades, doit le prestige dont il jouit dans
1 histoire plus encore à l'excès de ses infortunes qu'à la grandeur de ses «ïploits. Au moment où, après la fondation du royaume de Jérusalem, les pèlerins affluaient à la sainte cité de toutes les contrées du monde chrétien, un pieux chevalier, liugues de Payons, s'adjoignit huit comptions pour les protéger et les défendre (1119) [Guill. de Tyr, Hùt. iellj taeri,ed, Bongarsius, Han., 16, 11}. Us prirent le titre de Fratret tnUtùe Templi ou à'Equites templarii. Ces premiers chevaliers étaient très pauvres . t ne possédaient ni rentes, ni terres, ni palais. Baudoin II, roi de Jérus.ilem, leur abandonna une partie du sanctuaire attenant au temple. Les débuts de Tordre lurent aussi brillants que raiddes. Pauvres, humbles, d'un courage à toute épreuve, les templiers ne tardèrent pas à attirer sur eux l'attention de l'Europe entièroi et Honorius II confirma leur ordre en 1128, au synode de Troyes, en présence de leur grand maître. Saint Bernard rédigea pour eux un ensemble de statuts tout pénétrés de son ascétisme et de sa piété austère, poussant jusqu'à la iiiinutie 1 s prescriptions et la discipline, imposant aux chevaliers l'exil éternel pour l'honneur de Christ, la défense de fuir devant trois ennemis et de faire aucun quartier, consacrant tout un traité ; />e luude WB9 wnSitim ad mUUiei Templi, Bem. opp., p. 548), à la louange de la DODTelle milice (Neander, Bem. von Clairv,, p. 31 ss). Le signe particulier du costume de l'ordre était un manteau blanc avec croix rouge. La bannière de Tordre, noire et blanche, appelée Beauséant, portait pour devise : y un nobis. Domine, non no^ts, sed nomini tua (la fjloriatn. Cptle l'ormuli' d liumilité, unie à l'idée d'une fraternité étroite des divers membres outre eux, se retrouvait dans l'image du grand sceau, npiésentant deux chevaliers montés sur un seul chofal. Hugues de Psyeos parcourut l'Bttrope pour concilier à Tordre nouveau Tappui des principaux souverains, et reçut partout, en Angleterre de la part <le Hjnri en Allemagne, en Espagne, en Portugal et dans les Pays- Bas l'accueil le plus flatteur et les plus riches dotations. Hentré à Jéru-