‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 72 sur 158 · VICAIRE — VICTOR II · texte numérisé non relu

VICAIRE — VICTOR II

la praliijiie, les évéqiies étant snils jiijres do la nécessit»'* qu'il peut y avoir d'étahlir «les vicaires dans les parois-os, et pouvant donner un vicaire à un curé contre suu consentement ou lui retirer celui dont il serait satisfait (Conc. de Trente, sess. XXI, c. IV). On nomme vicaire perpétuel un prêtre qui dessert, à titre irrévocable, une cure dépendante d*un chapitre, d'une abbaye ou d*un prieuré, au lieu du curé primitif qui ne laisse à ce vicaire ^'une portion congrue. On nomme vicaire temporaire ou administrateur celui (pii est institué pour admiaistrer temporairement une cure ou un autre bénéfice à charge d'Ames pendant l'absence lé}j:ale du curé, ou, en cas de vacance <le bénéfice, jusqu'à la nomination délinitivc du titulaire ; ou encore celui (|ui assiste un curé devenu piiysiquenieul ou moralement incapable, jusqu'à son réta- Uiisement ou à sa résignation. — Des désignations semblables existent dans les Eglises protestantes pour des fonctions pareilles, avec cette réserve toutefois qu'elles ne connaissent que les vicaires ou suffiagants de pami^so,

VICTOR I"' (8aint), évêque de Rome, 489 à 198 ou 199 (Lipsius). Son règne fut remi)li par les querelles avec les quartodéciinans et par les premières manifestations du montanisme. C'est »lans les années 192 à 194, sjuis doute, qu'il l'aut, au jugement de M. Lipsius, placer les coinmencenients de la querelle pascaJe (Eusèbe varie sur ce point, Chron., aonée 2210 d'Abrabam, édition Scbœne, II, 1866, p. 174, date de 193; Biit.eeei., V, 8S et 25, en 189; Jértoie, Chronique (Schœne, p. 177, «D 196; />e Viris, 43-45, édition Herding, 1879). C'est en ce temi)s aussi que se placent les épltres de Polycrate et d'Irénée à Tévéque Victor, ainsi que les divers synodes réunis à l'objet de celte querelle iEn?èbe, //. h\ V, 23-i6 : comparez les notes de Ileinichen; Jérôme Du \ iris, 45; Socrate. V,2i; llefele, CmicHirnfii'schirltte, I, ^1" éd., p. 86). Polycrate. au nom des Asiatiques, s'opposait à la coutume romaine et s'appuyait sur la tradition ancienne; Victor rompt les relations avec l'Asie; c'est alors qulrénée, au nom de l'Eglise de Lyon, plus éphésienne que romaine, rappela à Timpétueux Victor la conduite plus modérée de Tun de ses prédécesseurs, Anicet, et plaida la cause de la paix. Voyez le récit de ces événements dans les bistoriens de l'Eglise, depuis Baron ius et Patri (>t Villeniont jusqu'à Iléfelé et Langen {Gesch. d. nnn. Kirclu-. Bonn, IHHIl. La date de la mort de Victor est placée par le Liber pontificaUs au juillet (Lipsius. p. ^4 i . parles martyrologes au 20avril. Les décrets apocrypbes publiés sous sou nom se trouvent dans l'édition de Hinschius ; la nouvelle édition des Regestes de JafTé , par Wattenbach , les énumére. Zéphyrin succéda à Victor, dont Eleuliitoe avait été le prédécesseur.

VICTOR H, pape de 1055 à 1057, était un Allemand. Son nom était Gebliard ; il appartenait h la famille des comtes de Calw en Souabe et t^Uiit évéquc d'EicbstjTilt. A la mort de Léon IX, Hildebrand obtint de H'Miri m la ni»n)iiiation de cet houiiiie e.\i)érimenté, quoique jeune, qui était parent et conseiller de l'empereur. L'empereur amène le pape en Italie sans entrer dans Rome; mais, après une aonée consacrée aux Msais de réforme, Gebhard d*Bich8t«dt alla respirer Tair do sa patrie; il s'y

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trouva à temps pour fermer les yeux à l'empereur, son ami, auquel succédait Henri IV, dfstiné à tant d'infortunes. Il revint mourir lui-même à Arozzo; son loniboau est dans l'ég^lise do Sainte-Marie ;\ Havenne. Fréd«'ric de Lorraine, Klienue IX, lui succéda. — (Irégoroviuii. lY, 3" «''(].; II(»etler, Dic (hudschcn Pxpstc, 1831); Hét'elé, (^(nirUtnujescAtr/(7e, IV, 2" éd. ; toutes les sources dans Watterieh (l anoin luc de Herriedeu, /bion;y//</ Ilaserensts liber de eptscupis Eichtetensibus, Léon duHont-Gassin, Bouizo, etc.).

VICTOR m (Didier du MoatClassin), 1086-4087. Grégoire 111 en moulant avait, dit-on, désigné aux cardinaux Tabbé du Mont-Cassin (b chose est pourtant contestée) ; ses talents de diplomate le reeommaDdèrent nu choix des cardinaux. Didier (ou Dauferius) descendait des comtes dtîs Mars^s; il avait établi dans le grand couvent qu'il dirigeait les plus belles traditions littéraires (Giesebrecht, De litter. f^fudm^ap. halos, H. '1-1.. IHi i. in-'j''); il était auteur de dialogues sur les niirarles de <aint Benoit ;Mal»ill<>n, IV, 'iiî.i). Elu malgré lui, il fallut rarraclitr de son couvent où il s'était enliii jionr éviter la tiare. La inalbeurpuse ville de Home était un champ de bataille, et pour consacrer le pape, il fallut arracher Saint-Pierre au.\ adhérents de Clément III, Guibert de Bavenne. La comtesse Mathilde ne pouvait même pas se maintenir dans Rome à la téte de son armée, et il semblait que Robert Guiscard n sât pas couvert la ville d*assez de ruines. Laissant ses troupes dans le ààr teau Saint-Ange, Victor III alla tenir à Bénévent un concile contre la simonie, et il remonta dans son couvent pour y mourir; cVst là que se voit sa belle épitaphe. Il laissa son siège à Urbain IL Coniine le dit (Iréprorovius, Didier avait été un grand homme. Victor 111 ne fut que l'ombre d'un pape. — Voyez Grégorovius, IV, ii*' éd., et Ih»' (Irnbdenknnelcr drr é\r/i^fr.'2^ éd., 1881 ; Hirsch, Des. v.M.-C, Forsc/iunfjen,\\\; Oiesebrei hf. A aisrrzrif, II; la I Vc de Victor 111, par Léon et Pierre du Monf-Gassii), est dans Watt» rirli, vol. 1.

VICTOR DE Ck?Q\}E {('(ijjuanusj, mort vers l'an 5U. Il cnuposa on ouvrage. De cyclo paschaliy dont on trouve des fragments dans Bède, dans lequel il prétendit que Vietorius s*était trompé en marquant.la féte de Pâques de Tan 455 le 47 avril, tandis qu*on devait la célébrer le 25 du même mois. On a aussi de lui des Scholia vetemm patrum^ une traduction latine de l'harmonie des Evangiles qu'il attribue à Amroonius d'Alexandrie {Bibl. Pnfr., Lyon, 1677}. — Voyez Ceillier, Miti'àet

aitt. sarr. rf rrrf., \\\. :>i7.

VICTOR DE CARTENNE, dans la Mauritanie cf^«arienno, fut évoque cette ville entre 418 et •481. <îeiinade lui attribue un ^^rand oinrage contre les uriens qu'il fit pr< seiiter au roi Gt'nséric, leur proff'ctf'iu". ainsi qu'un traité De pœnilenùa et une Lpistola consolatona ud Basiiium.

VICTOR DE VITE (Saint), yHensis, évéque de Vite, en Afrique, vivait au cinquième siècle et écrivit en 487 une ffiataria penecuiionit Af^' eanm iub Genserico et Hunnerio Vandahrum regiàm, qui a été puUi^ à^Paris en 1604 par Ruioart.

nOTORDÎ (Saint), évéque de Pettau, dans la baute Pannonie (Styrie),

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