‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 73 sur 158 · VICTORIN — VIE · texte numérisé non relu

VICTORIN — VIE

était Africain selon les uns et Grec selon les autres. 11 sul»it le luatlyre sous les empereurs Diociétiea et Maxime vers Tau 303 [ Vir. ///., c. 74). Il nous reste de lui un Commentaire sur C Apocalypse. Jérdme lui attribue un iÀber advenu» omnet karetet, des Cormina de Jetu Chritto Deo et komine^ et un traité iÀgmm vitœ, — Voyei Max. Bibl, veier. Pair., Lugd., 1677, t. 111; Ellies du Pin, IVouv. Bibl. des aut. eccl., • Paris, 1003, I, 194; Cave, Script, erci. Ilistor. Hier., Gen.. 1693, 73 ss. : Ceillier, JSist. des aut. sacr, et ecciés., lU, 34â ss. ; Tillemont, Mémoires, V.

VICTORINS ou chanoines réguliers de Saint-Victor, célèbre abbaye de Tordre de Saiut-Augustiu, située dans uu faubourg de Paris qui a pris tt nom. On attribue oonimnnément Tinstitution de ces ehanoines à Guillaume de Ghampeauz, archidiacre de l'Eglise de Paris (voyes ce nom). En quittant aa communauté pour occuper le siège épiscopal de Cbilons-sur-Marne (1113), il en confia la direction à Gilduin, le plus cher et le plus illustre de ses disciples, qui fut le premier abbé de Saint- Victor. 11 devint le directeur de conscience de Louis YI (|ui promulgua la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Victor et lui donna des biens coDsiiiérables, ainsi qu'une église appelée Nolre-Danie-de-Bonnes- Nouvelles. L'abbaye de Saint-Victor devint très florissante et les chanoines ne tardèrent pas à voir leur école jouir d'une réputation légitime* nie fut le chef d'une nombreuse congrégation et la mère de celle de Sainte^neviève, puisque Suger en tira douze chanoines et le prieur Eudes peur les établir à Sainte-€renevicve. C'est de son sein que sont sortis Pierre Lombard, Uugues et Richard de Saintr-Yictor, etc. — Yoyes Gallia christ., VII.

VIDAL (François j, né à Colognac, dans les Cévenncs. en 1798, mort en 1878, de parents pauvres, e.xon a d'abord les fonctions d'instituteur libre dans sou modeste village. Le rêve de sa vie était de continuer les glorieuses traditions des pasteurs du Désert. Grâce à un travail opiniâtre et à des privations de toute nature, il parvint à se créer quelques ressources et put se rendre à Genève pour y étudier la théologie. En 1830, il fut nommé pasteur à Bergerac où il exerça le saint ministère pendant pr^s d'un demi-siècle. Par sa prédication onctueuse et captivante f't son activité infatigal)le. non moins que i)ar sa plume iéconde, toujours au service tic la double cause de l'h^vani^ile et de la liberté, Vidal conquit rapidement l'estime aifectueuse du puLlic protestant. Son esprit ouvert était attiré par toutes les questions qui intéressaient la vie xeligieuse et morale de ses contemporains, ou l'amélioration spirituelle et matérielle des classes laborieuses. Il remporta un accessit dans le ooncours ouvert par la Société de la Morale durétienne, sur la Manifestntion de$ convictions religieuses^ qui commença l'illustration de Yinet. Il fut écralement couronné pour un Rssni sur h's raunt^fs dr la (Upopulaliiiii des catnpngn''S et pour un traité sur la Morale e/ la rvli(jion. Sous le titre de Méditations il a publié un voluuic de poésies où l'àme pieuse et tendre du pasteur de Bergerac se révèle, ainsi que dans les rares Sermons qu'il a consenti à laisser imprimer.

VIB. — La vie est l'activité de l'être. C'est un renouvellement perpé-

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