‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 74 sur 158 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

tuely car elle est soumise à un double mouvement : dans tous les domaines, eilB consiste h recevoir ot à donner. Rien ne vit qu'à la condition de s'assimiler certains éléments et de se dépenser. La cessation de ce double épurant, c'est le «Icpérisseineiit, la stagnation, la mort. Dieu qui est, dans un sens absolu, le foyer où se concentre et d'où éaiaoe toute vie. a voulu donner la vie à d'autres êtres et l'entretenir en eui. Celte communication constante et graduelle de la vie divine dans la vie humaine est le fond de la révélation dont les dooaments bibliques nous racontent l'histoire. Aussi ce terme est^-il l'un des plus vastes, des plus profonds de l'Ecriture sainte, en même temps que Tun des plus fréquemment employés. Elle ne définit pomt kvie, mais c^e la dépeint comme Tépanouissement de toutes les forces, le résumé de tous les biens. Vivre signifie souvent « être heureux » : la vie est synonyme de bénédh ti a Deul. XXX, 19; Os. GXXXllI, 3). — L'homme qui Psl corps et âme vit, à la lois, d'une vie physi(jue et d'une \ie spirituelle. La première est déjà un don de Dieu que les Hébrenx estimaient, comme l'on sait, à un très haut prix (Ex. XX, 1:2; Ps. XCl, 16; Prov. X, 27. etc.). La vie présente, et les ressources nécessaires à son entretien, sont quebjuefois désignées par le mot '^>'.o; (Luc. VIII, 14. i3 ; l.XV, ii;Tiuj. 11, 2). La vie supérieure est appelée W^i et même, par opposition à celle du corps qui n'est qu'une vapeur fugitive (Jacq. IV, 14), ovTftK Çwij (1 Tim. VI, 19), la vie réelle qui persiste après que la première s'est éteinte (Mattfa. X, 39 ; Luc XVII, 33). Le propre de l'homme religieux, c'est qu'il a les yeux fixés sur cette vielà, et qu'il en vit (ti^ Sk^ Cir)v, Luc XX, 38). — L'Ecriture sainte, qui est le livre de vie, nous montre la vie partout et nous enseigne à voiries choses par leur côté vivant. Il n'y a pas seulement un esprit de vie qui donne la vie (Rom. Vlll, 2), il y a encore un pain de vie (celui qui nourrit IWnie, .Tean VI. )i."> . une e;iu vive on vivante (Ctôv, qui est limpide, courante, opposée à une eau stagnante, Jean IV, 10. If: VII. 38^ on chemin vivant (qui incessamment ouvre l'accès auprès de Dieu, llebr. X, "20), une espérance vivante (qui jamais ne fait fléfaut. 1 Pierre 1, 3), une pierre vivante (le fondement do rKglisc étant nun une chose inerte, mais l'amour de Dieu en Jésus-Christ, 1 Pierre II, 4). des pierres vivantes (les chrétiens eux-mêmes, individualités sanctifiéei qui s'appuient sur Christ, la pierre angulaire,!. Pierre II, 5), une parole vivante (non un son qui frappe l'air, mais une voix intérieure qui se&it entendre au fond du cœur et qui est l'esprit de Dieu se rendant témoignage à lui-même, Hébr. IV, li), un sacrifice vivant (une conséentiiMi volontaire de soi-même, toujours renouvelée, par opposition aux victimes égorgées sur l'autel, Houi. XII, \ ). — Envisageons la vie tour à tour en Dieu, en Olirist et dans le tidèle. 1'^ I^a source de toute vio. c'est Dieu (Ps. X.WVI, 10; Actes XVII. 1>S). Il est, dans un sen;; alisolu. en l'ace des idoles muettes, le Dieu vivant (Ps. XLII, li ; Jérém. \. 10; Matth. XVI, 10 ; XXVI. r,3 : Actes XIV, 15 ; 1 Tim., IV, U) ; Jean. VI. ."i" ; i Thcss. I, 9). Tel est le fond du théisme. Dieu s'appelle Jéhovah (Jalivèh celui qui est, l'être, le vivant, Ex. lïl, 14 ; Apoc. IV, 8). Au» jure-t-il par lui-même, c'est-à.-dire par sa propre vie, ne pouvant juier

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