VIE
par un plus grand : o Je sui? vivant (par ma vie), dit le Seif^npur» (Noml). XIV, 21. i>8; Rom. XIV, 11; compar. 1 Sam. XVII, 56). Dieu qui f'st la vie la répand, et le moyen par lequel il la communique, c'est sa parole, rayomieineiit de sa volonté. En elle est la vie; lo silence de Dieu serait le néant. C'est par sa parole, porteur de la vie, qu'il crée {Gea. l. 3. G; Ps. XXXIU, !) : Héhr. XI, A), qu'il guérit ou console (Ps. CVII, 20; CXIX, 50; CXXXVIII, 7; Osée VI, 2), ([u'il gouverne (Es. XXXIIl, 22 ; rétablissement et direction de la vie), qu'il sauve et régéDère (Ps. U, i2 ; I Pierre I, 23 ; Jean I, 14. 16. 18 ; seconde crêatioi}), qu*il soutient et alimente la vraie vie de l'homme (Matth. lY, 4; liac lY, 4), qu'il rend la vie à nos corps mortels (Rom. YUI, 11). Ceux qui reçoivent de Dieu la vie sont nés de Lui (Jean h 12. 13], ou d'en haut (III, 3); ils sont ses enfants, car sa vie devient la leur; ils possèdent en eux la semence divine (1 Jean III, 1. 9). Dieu est la vie, et Dieu donne la ^ie, voilà le double enseignement fondamental de l'Ecriture sainte. — 2^ La vie de Dieu qui est la vie éternelle ; Jean V, i4;VI,r)i. 08: XVH, 2 nous a été communiquée par Jésus-Christ. C'est surtout clans le Nouveau Testament qu'a été développée la doctrine de la vie étci nelle, principalement dans les écrits de l'apôtre Jean, dont l'Evangile a pour but spécial de signaler lo moyen « d'avoir la vie » (Jean XX, 31). Go moyeu, c'est la loi eu Jésus-Christ, car la vie qui sst en Dieu est apportée aux hommes par Jésus-Christ, son Fils unique, qui est la révélation même de Dieu (1, 18), la Parole de Dieu faite chair, par conséquent « la vie et la lumière des hommes » (I, 4). Aussi Jésus 96 donne-t-il à lui-même ce nom : « Je suis la vie » (XI, 25 ; XIY, 6). Ce que Dieu fait, comme dispensateur de la vie, il le fait par son Fils (XIY, 10: 1 Jean Y, En lui la vie s'est manifestée (1 Jean I, 2); $a parole (Jean YI, 63. 08) et sa personne en ont été la manifestation exacte : sa résurrection, c'est encore la vie divine triomphant en lui. de la ujort (Actes 11. 24). Comme Dieu, son Père, parce qu'il a la vif, il la donne (Jean V, 21), et même abondamment (X, 10) ; ce qui est vivant est vivifiant ; les hommes (jui sont morts dans le péché Ephés. II. 1 ; Matth. VIII, 22', il les vivifie, en les réconciliant avec Dieu, source de la vie ^Jean Y, 24; Ephis. II, 4. 5). Pour posséder la vie, il. faut donc vivre par lui, s'unir à lui intimement (le manger, Jean YI, 53. 57), c'est-à-dire garder en soi sa parole et se laisser pénétrer par son esprit, a C'est une sotte imagination, dit Calvin, de penser ^ue nous puissions recevoir Christ, sans le Saint-Esprit. Christ ae peut être séparé de son esprit (Comment. Ephés. III, 17). » On ne isurait souhaiter, ou supposer ni un idéal plus élevé que celui-là, ni ane réalité plus immédiate et plus puissante. Tandis que la parole qui rM?urae toutes les aspirations de l'ancienne alliance est celle-ci : « Donnenous la vie ! » (Ps. LXXXY, 7 ; XVI, 11 ; Anm? V. i. 6), la devise de la nouvelle est cette déclaration de Jésus-Chnst : « Je suis ia vie » (Jean XIV, 0; Actes III, 15; Jean VI, .ii. 08; XYII, 2; 1 Jean V. 12; 2Tim. I, 10). — 3° Le moyen, pour le lidèle, d'avoir part à la vie que Christ nous olire, c'est de croire en lui (Jean III, 30 ; VI, 40. 47, etc.). La foi est, en effet, l'assimilation par Tâme de la vie de Jésus-Christ.
VIE — VIKiNNE
L'enseignement de Tapôtre Jean peut se résumer ainsi : le christianisme objectif est le don de la vie divine par Christ ; le rhristianisiue subjectif est la direction imprimée à notre vie par ce principe nouveau. Bien ([ue son lan|,^a<^o n-vtHe une l'orme mystique, il exprime un fait absolunjcnt n-o), qui a, dans l'existence morale, une foule d'analogies; il y a, en t'ilet, entre certaines âmes une communion si profonde qu'elles se touchent par ce qu'elles ont de plus intime, qu'un esprit co éclaire, en guide un autre, qu'une autre vie, en un mot, peut devenir nôtre. Christ peut done vivre en nous (Philip. I, 21 ; Gai U, 20, a non plus moi, Paul, esclave de la loi, mais un nouvel homme, animé de la vie de Qirist a). — Puisque le croyant est virtuellement passé de la mort à la vie (Jean V, 24 ; 1 Jean III, 14), il porte en lui le genne d'une vie pratique nouvelle. Le renouvellement de la vie, comme nécessité pour tous, comme réalité chez le tidèle, est une des déclarations scripturaires les plus fréquentes (Jean 111,3-8; i Jean II, 29; 2 Corinth. V, 17; Gai. VI, 15). Cette vie que trouvent en Christ tous ceux qui le veulent (Jean V, M)), n'est pas seulement dans l'avenir ; elle commence chez le croyant, dès ici-bas (Jean 111. lU'i). C'est essonlit llement une vie 1*> de sainteté ^Rom, VI, H), ou pluttU de proi;rès dans la sanetitieation; u si le péclié habite aux entants de Dieu, dit Calvm, il n'y règne past [Contre les Hbertinsy cbap. xviii) ; « il les a élus pour cheminer en pureté de vie » ; 2* de charité (1 Jean III, 14) ; 3« d*humilité {CoUn.
III, 3); 4«de liberté (Gai. II, 19); 5«de spiritualité (Rom. XIV, Gai. V, 35). — Quelle prise la mort pourrait^Ue avoir sur une vie telle que celle-là (Jean XI, 26)? Aussi est-elle indestructible; elle est la racine même de la vie éternelle laquelle n'en sera que l'épanouissement magnifique, la ^(oy) ;x£Àào'j<tx opposée à ^[(u/) vj vos (i Tim.
IV, 8). C'est ce bonheur fntnr des élus, au sein de la vie éternelle, qui est surtout relevé dans les Synoptiques (Matth. XVIII, 8. 1); XXV, i6; Marc X, 30; voyez aussi Kom. II. (î. 7). Quant à ceux (]ui ne possèdent pas la vie de Christ, quelques théologiens, se fondant sur ce (jue cette vie est la seule qui soit permanente, et estimant (jue l immortalité de l'âme est conditionnelle, conclu»'nt à leur anéantissement. — Eu résumé, il n'y a de vie quen Dieu, et c'est par Jésus-Christ qu'on l'obtient. Jean Honod.
VIENNE (en Dauphiné) attribue sa conversion à saint Grescent. Il se trouve encore des auteurs (IHs$, hist sur la màsion de saint Cr. au premier siècle, Lyon, 1880) pour voir, dans le Grescens qui a quitté saint Paul {'2 Timothée, i, 10) l'apôtre de Vienne; mais, soit que le texte dise «en Gaule » ou a en Galatie, » aucun homme de science ne soutiendra ce svs-
tème que M. Hauréau trouve audacieux ou insensé (voyez Tillemont, I; Papebroch, 27 juillet, V). Cette légende n'est pas antérieure au cinquième siècle; car, en 417, le pape Zozime la contreilisait nettement, et en 150 les évéques des Gaules, conm)e avait l'ait le pape, louaient saint Tropliinie en des termes qui excluaient l'antiquité de saint (-reseent. On trouve la fable dans Adon, au 2'J janvier. C'est une assez belle origine pour l'Eglise de Vienne que sa participation aux soullranccs de l'Eglise <le Lyon en 177 (à ce qui a été dit à ce sujet à Tarticle Lyon, ajoutez : Re-
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oan, La topogr. ane, de l^on, Joum. de» eavanU, 1881 et Atare-Avrèle, 1881; cf. Bev, hisL^ 1881, novembre). On veut fiiire de Zacharie, qui figure peut-être dans le récit du martyre, et qu*on transporta en grande pompe, en 1250, dans l'Eglise de Sain t -Pierre, un évéque de Vienne {AA^ 6S.f 27 mai), mais le temps où on le fait vivre est bien plus reculé encore. Une correspondance entre l'évêque saint .Tust ot le pape Pie n';î. n itiirelleinent, rien d'iiistorique. Adon est l'autnir ou le collecteur de Lit II des m its souvent peu croyables, sur les autit|uités reliLrieuses de Vienne, sur lesquelles il est presque le seul auteur. Vérus assistait en 314 au concile d'Arles. Saint Maniert, qui parait avoir institué eu Al \ la tlUe des Rogations, nous est connu par Sidoine Apollinaire et par (irégoire de Tours. Saint Avit (494-517; voyez cet article; Gucheval,i;c*y. Avitt operibus. P., 1863 ; Delisle, Compte» rendu» Ae. Inser,^ 1865, p. 70, etc. ; Chaïaux, S<Uni AvUe, P., 1876) a laissé la plus grande réputation comme lettré et comme évéque. Panagathus, Isicius et d'autres nous sont reeommandés par leurs épitaphes. Nous ne pouvons en ce moment retracer toutes les péripéties de la lutte pour la primauté entre Arles et Vienne. « Dès le jour, dit M. L(jngnon (p. 183), où l etupereur Honorius transféra de Trêves à Arles le siège de la préfecture du prétoire des Gaules, Vienne eut à soutenir avec la cité ainsi favorisée, et qui jusque-là lui avait été soumise, une lutte pour la prééminrnce. L'évêque d'Arles, antérieureiMPiit peut-être au transfert de la préfecture des Gaules, prétendait (lu reste à la primatie sur les villes voisines, en qualité de successeur de saint Trophinje, l'apôtre de la Provence, et il l'avait revendiquée lors du concile de Turin, vers Tan 400. Le concile décida que chacun des deux évéqoes serait le métropolitain des cités de la Viennoise les plus voisines de son siège. Par suite de décisions contradictoires des pontifes qui se succédèrent alors sur la chaire de saint Pierre, le dififérrend se prolongea durant un demi-siècle, jusqu'à ce qu'un décret du pape Léon I*', confirmant le jugement du concile de Turin, eût adjugé «n 450, à l'évêque d'Arles, les droits et les prérogatives de nuHropolitÛD sur la Viennoise, à l'exception de Valence, de Genève et de Grenoble, qui, avec Tarantaise, ancienne métropole des Alpes Graies. furent subordonnées à l'évêque de Vienne, lejjuel ^^anla le ranj^ de niétntpolilaiû. L' décret de Léon I*-'*" fut confirmé en par le pape Symma([ue; mais la question ne s'en renouvela pas moins à la fin du huitième siècle au concile de Francfort, et cette assemblée maintint le statu quo^ en décidant toutefois qu'on demanderait au saint siège une décision au sujet des anciennes provinces d*Aix, d'Embrun et de Tarentaise, soumises, psnit-fl, les deux premières à rarchevéché d'Arles, la troisième à celui de Vienne, qui n'en comptaient pas moins parmi les pins petites des provinees ecclésiastiques de la Gaule. On ne sait pas exactement la suite de cette aflàire, mais le testament deTempereur Charlemagne, qui date de 811, mentionne Embrun et Tarentaise au nombre des églises métro- ' politaines de l'empire franc, et l'on a ainsi la preuve que les réclamations de ces deux sièges eurent un plein succès. » Nous ne dirons rien du célèbre Adon (860-875), renvoyant le lecteur à l'article qui lui est con- ^é. Quel que soit le parti pris de cet auteur, inventeur de tant do
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légendes insensées, il a rendu à l'histoire de bien précieux services en conservant uoinl)re <lf (locmnents importants. La calh»'dralo de Vi^^noe est dédiée à saint Maurice; elle était autrefois cunsacrée aux sept frères Macchabées. L'arohevéclié de Vienne ne survécut pas à la Révolution. — Voyez Gallia christiana^ Wl, 1865, par M. Hauréau; Drouet de Maupertuy, Hisl. de la sainte Egl. de F-, Lyon, 1708, in-4° ; Bourdct de Richebourg (flous le pseudonyme de Gbarvet), HUt. deVEgL de V.^ Lyon, 1761» in-^*"; Gollombet, Hat. de la sainte Egi. de V.»4 vol., 4847-1848; Allmer, Irucr, ant. et du moyen âge de Vienne, 5 vol. et atlas, 1875; Le Blant, Inscr. chrét., II et additions; les apocryphes dans la BibliO' ihecn l'inriacensis de J. Dubois (a liosco), etc. S. Berger.
VIENNE, capitale de l'empire d'Autriche, ou plus exactement de la monarchie austro-hon^rroise, pour nous conformer à la désignation officielle usiléo (iei»uis 1867, comptait, en 1881. 705.402 habitants, un chiffre qui, eu y ajoutant celui de la population des comnmues suburbaines» atteignait i la même date 1,103,857 àraes. Jusqu'en 1857, Vienne avait gardé les divisions du moyeu ûge et s'était composée d'une cité proprement dite, entourée de trente-six fisubourgs; maintenant que les fossés ont été comblés et les remparts convertis en promenades, elle se répartit dans dix quartiers principaux, sans compter les localités de la banlieue. L'accroissement rapide et continu de la population fournit la meilleure preuve de sa prospérité matérielle et de l'excellence de sa situation péoprraphique. Eu 1751. sous Marie-l'hér^se, Vienne comptait 175, i(M) ;\mes ; en 1783, sous Joseph II, 207,1180; en 18(M), 2:11 .o.'iO ; en 1816, 243,1187 ; en 1820, 260,221; en 1830,317,768; en 1840, 3:>6.H70; en 1846, 407,980; en 1857» 476,222; en 1869, 607,514; en 1875, 673.865. — I. Mistoire. Les origines de la capitale de TAutricbe remontent jusqu'à la période celtique. Les Romains, frappés de son importance stratégique, y construisirent, pour demeurer maîtres du cours du Danube, un camp retranché (eOBtrum stativum) qui reçut le nom de Vindobona, altéré 4 une époque postérieure dans celui de Vindomina, et qu'occupèrent successivement la treizième et hi dixième lén^ion. Marc-Aurtde y trouva la mort, en 180, au retour d'une expédition contre les Marcomaus. Au cinquième siècle, elle eut l)eaucoup à soufTrir de^ ravaizes d Attila, et, pendant la période des invasions, elle l'ut tour à tour conquise par les Huns, les Rugiens» les Lombards et les Avares. En 791, Cbarlemagoe la reprit à ces derniers, érigea, pour prévenir un retour offennf de leur part, la Marcbe de TEst, et en confia le gouvernement à des margraves, qui résidèrent alternativement à l'abbaye de Melkou, sur la colline da Kablenberg. GrAce à < i persévérante habileté, la civilisation et l'Evanpile furent réintroduits du même coup dans des contrées qui, depuis la chute de l'empire d'Occident, avaient été plongées dans la sauvagerie et les ténèbres. Avec le premier choc des barbares avaient, en etîet, été détruits les hiaigres germes de christianisme semés à partir de la seconde moitié du quatrième siècle avec plus de dévouement que de succès. Au reste, Yindobona ne figure pas à côté d'Emona (Laybacb) et de Laurelcum (Loscb) parmi les stations missionnaires de cette période. — Depuis la conquête carlovingienne, la ville releva, pour la juridiction eodésias»
tiqne de Tatehe^ue de Passau, et fut administrée, sous sa haute sur-
veillance, d*abord par ua archidiacre qui était domicilié tantôt dans se» murs, tantôt dans ceuz de labbaye de Saint-Polten , puis, à partir de i:i2{), par un consistoire qui délégua ses pouvoirs à un olficial assisté H un j^r iiid vicaire. La prospérité de Vienne commence avec le fnlme doul elle jouit sous le gouvoruement «le Léopold IV dit le Saint, de la maison de liabenberg, canonisé le (5 janvier 4481 à cause de ses vertus (1137-1141). Son fils Henri Jasomirgolli conslitua Saint-Etienne en paroisse et transporta, en 1160, sa résideneedeiaooHinedii Kahlenberg dans Tenceinte même de la eité. Vienne tint désormais dans le monde ecclésiastique une place assez considérable pour cpie tous les ordres do moines et do ch6?alier8 établis jdans l'Empire germanique tinssent à honneur de posséder un couvent dans ses murs. Ses maîtres temporels, 'lt''*ireii\', flans l'intérêt de leur ambition, de l'affranchir de la suzeraineté (les archevêques de Passau et de lui assurer une compb'te indépendance, soulevèrent, dès le treizième siècle, la question tie l'é^^lise et (l'un diocèse de Faviana, dont il serait parlé dans la biographie de Saint- Séverin, pour les assimiler, en s' appuyant sur une bulle apocryphe d*Engène II, à leur capitale ; mais tous leurs efforts échouèrent vis-à-Tis de Téoergique résistance de Tautorité métropolitaine, aussi bien ceux de Léopold VnriUustre (419S-1230), que ceux de son fils et successeur Frédéric le Belliqueux, le dernier des princes de la dynastie des Babenberg (1230-1247). — Sou8 le gouvernement de Rodolphe II, le premier souveniin de l'Autriche qui ait porté le titre d'archiduc, fut posée, en 1359. la première pierre des tours de Saint-Ftieiiiie, dont une seide devait parvenir à son complet achèvement : en 1303 lut fondée nnu université qui, déjà en 1384, sous Albert III, était entrée en possession de ses quatre facultés ; enfin, la paroisse de Saint-Etienne fut, à la même ép«Mjue, élevée, au rang d'undécanat, et son titulaire, qui fut de droit srehichancelier d*Autriche, exerça la juridiction ecclésiastique et revêtit; lors de ses expéditions guerrières, l'armure d'un chevalier. Le même Rodolphe bâtit, en 1356, l'ancienne chapelle de la BcHrg (!' édifice actuel date de la restauration de 1449), et créa, en 1(>3(). pour la desservir, un chapitre de chanoines nobles qui portaient la robe rouge et le poignard, dont le prévôt fut notnmé par le i^ainl siège, et qui, à partir de 13()5, élurent domicile dans le cloître de .Saint-Etienne. Ces commencements d uue organisation indépendante n'eurent, il est vrai, qu'une éphémère durée : le prévôt fut bientôt dépouillé de son titre de prince et de sa dignité d'archiehanoolier, les cbanoines perdirent avec leur costume écarlate la majeure partie de leurs revenus, confisqués au profit du trélorarchiducal. Le 10 mai 1267 s'ouvrit, dans (a nef de Saint-Etienne et sous la présidence du cardinal Guido d'Aquilée, un concile des plus brillants par le grand nombre de prélats qui y assistèrent et où furent agités divers points de discipline et de droit ecclésiastique, repris en 1276 dans le cloitre des nnnorites par une nouvelle assemblée, celle-ci composée, mi-partie d'évèques. mi-partie de seigneurs laïques. Rappelons encore, dans le succinct résumé de cette période, que le franciscain Berthoid, le populaire et puissant orateur, prêcha à Vienne en 126S ;