VIENNE — VIEUX LUTHÉRIENS
9 g\'mnases Pt 10 écoles des arts et métiers; pour rPiUseijjnemoiiL primaire, '2H rcolos ditrs de la bourgeoisie et 50 écoles populain's. Parmi les collections scientifiques et artistiques de premier ordre, il suffit de citer ia bibliothèque impériale (400,000 volumes, 20,000 manuscrits, IO»OÛO ineanables, 300,000 gravures, plusieurs raretés littéraires), les . bibliothèques de Tmiiversité (220,000 volâmes), de l'empereur François (7S,Û00 volumes, 800 incunables, 3,500 cartes et plans, 800 atlas, 400,000 dessins et gravures), de l'archiduc Albert (50,(K)() volumes, 200,000 graviires, 16,000 dessins, parmi lesquels 150 de HaphaPl, 164 d'Albert Durer, plusieurs autres non moins précieux du Titien o\ de Michel-Ange, de Ilubons et de Uenilirandt), des princes Liclitenstein (50,OU0 volumes), Metternich (25, (KM) volumes), et Esterhazy; des couvents des bénédictins écossais (40,000 volumes), des servites (23, 000 volumes, plusieurs maùuscrits précieux), des piaristes (18,000 volumes), des dominicains et des franciscains. La galerie impériale du Belvédère est des plus importantes pour Tart religieux avec ses admirables toiles du Péragin et du Gorrège, de Rubens et de Yan Dyck, de^ Durer et de Lucas Cranach. Parmi les collections privées, la plusricbe est celle du prince Liehtenstein. Vienne est enfin célèbre dans le monde entier par l'excellence de ses productions nnisicalos. Noblesse oblige. La capitale de l'Anfrichp n'a jamais oublié qu'elle fut la patrie do Schubert, qu'Haydn naquit dans le voisinage, (jue Mozart et lîeethowen y fixi'rent leur séjour. — Sources : Honnayr, Vienne, ses destinées et ses immumcntSy 9 vol., 1829; Tehichka, Histoire de la ville de Vienne, 1847; Bermann, id., 1866; Weis?, id., 1872; Asehbach, iTuroire de CUnivertité dont le premier siècle de son existence, 1865; Kink, Histoire de VOtdversitéf 1854; Frank, Histoire de la Faculté de Théologie évangélique depuis son origine jusqu*à l'époque actuelle, 1871 ; Waagen, Les principales collections artistiques de Vienne, 1867. E. Stroeulin.
VIEUX LUTHÉRIENS. C'est le nom que l'on donne aux luthériens qui se sont séparés de l'Eglise officielle de Prusse, lorsque le roi Frédéric Guillaiiine III y introduisit l'union entre les deux confessions luthérienue et réformée {27 septembre 1817). A la tétc du mouvement se trouvait Jean-Geoffroy Scheibel (1783-1843), professeur de théologie à BresbiUy orateur éminent, doué d'une piété sérieuse et de connaissances solides qui, dès 1817, avait refusé. d*adhérer à l'union. En 1821, un sermon de Sebeibel, dans lequel il avait comparé la cène réformée au calte égyptien d'Isis, déclarant que celui qui y participerait commettrait un péché mortel, lui avait valu une censure du consistoire et une vive réplique de son collègue Schuitz {Unft/fj an heiliger Stictte). Mais ce ne lut qu en 1830, à la suite de nouvelles mesures que Scheibel considérait comme nn abandon de la doctrine luthérienne, que son oppo- .sitiou se fortifia. Le refus de lui accorder de célébrer la cène suivant l'ancien rite luthérien amena les membres de son Eglise à se constitaer en communauté distincte. L'Etat refusa de la reconnaître et suspendit de ses fonctions Scheibel, qui ne tarda pas à donner sa démission (1832) et se retira à Nuremberg où il mourut. Malgré les efforts du gouvernement d'arrêter le mouvement séparatiste, celui-ci, sous la di*
VIEDX LUTHÉRIENS — VIGILANCE
rection de StefTens, de Huugwitz et surtout de liuschke, demeuré à Breslau, ne fit que s'accentuer. — En i834, se réunit le premier synode qui compta trois pasteurs, quatre candidats et une trentaine de délé* gués laïques de diverses parties de la Silésie el de la provioce de Posen. Le gouvernement, mal inspiré, ordonna des mesures disciplinaires contre les trois pasteurs qui furent suspendus d'abord, puis condamnés à l'amende et à la prison comme ayant refusé de célébrer la cène selon le rite de l'Eglise évangéliquc unie. Les mômes persécutions furent dirigées contre un certain nombre de laïques, rt les luthériens réunis dans rép:lise de Htenifrcrn furent dispersés à coups de plat de sabre par la force armée (23 décembre 183i). Un grand nombre de lulliérieus émigrèrent en Amérique et donnèrent ainsi le signal de ces émigrations en masse qui privent l'Allemagne, d'année en année, de la partie la plus robuste de sa population. — La résistance passive dés luthériens aux mesures tyranniques de l'autorité civile fut couronnée de succès. Frédéric-Guillaume lY se hâta, à son avènement, de faire mettre en liberté les pasteurs détenus et, le 23 juillet 1845, après avoir reconnu l'impossibilité de rattacher à l'Etclise officielle les dissidents, il leur accorda la faveur [Itencral Concession) de s'organiser en Eglise séparée. Le 7 août 1847, elle comptait déjà vingt pasteurs et vingt et une communautés. Elle s'accrut, en cette même année, de trente pasteurs et d'un nombre égal de communautés à la suite des débats qui avaient passionné les conférences luthériennes de l'Eglise unie, sous le prétexte que les doctrines confessionnelles étaient insuffisamment protégées dans celleci. Mais avec l'accession de ces nouvelles recrues, la physionomie de l'Eglise vieille luthérienne subit un changement marqué : de martyr^, elle devint controversiste, et les Apres polémiques contre les théologiens « unis » prirent une iinporlance <|e jour en jour grandissante. — Quelijues communautés de lutliérieiiii séparés de li llc>?e, du Nassau, de Bade, etc., demandèrent à se placer sous l'autorité du consistoire supf"rieur luthérien de Breslau; par contre, des dissensions dogmatiques se produisirent au sein même de l'Eglise vieille luthérienne prussienne et amenèrent, en 1864, une véritable scission, gr&ce surtout aux menées intolérantes du pasteur Diedrich et de ses amis. Ces derniers constituèrent un groupe de communautés séparées relevant du synode dit d'Emmanuel, et formé des plus intransigeants parmi les confessionnels, tandis que la majorité des vieux luthériens, au nombre de près de 40,000, continuent à se rattacher au consistoire supérieur de Breslau. .Vujourd'hui que leparli luthérien au sein rie l EgUse officirllc v<iit ctiat|ue jour grossir ses ranirs, et que le parti dit de « IM'nion j)usitive ■> multiplie et précise ses allirmations confessionnelles, au point de couiproinettrc re.\istenoe de l'Eglise uiiie elle-même, la cause de la séparation a henixcoup perdu de son intérêt. F. Lichtcnbkrger.
VIGILANCE, célèbre hérétique du cinquième siècle, était Gaulois et mm Espagnol, comme la plupart des historiens l'ont cru, trompés par le nom de Calaguri, petit bourg près de Comminges, en Gascogne, patrie de Vigilance, qu'ils ont prise pour Calaguris, nom latin de Calabora, en Espagne. Fils d'un hôtelier, il fut consacré prêtre et devint, selon
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