‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 78 sur 158 · VIGILANCE — VIGILES · texte numérisé non relu

VIGILANCE — VIGILES

quelques aatenn, curé de Barcelone. Lié avec Paulin et Jérôme, il

accompagna ce dernier en Palestine et se rendit ensuite en Egypte. Esprit clair et pratique, ennemi do la spéculation et de la morale ascétique, il ne tarda pas. à la suite des impressions qu'il recueillit dans ce voyage et d'une connaissance plus approfondie des hommes et des choses, à se séparer de ses anciens amis. Il blessa la vanité littéraire de Jérôme et suspecta son orthodoxie, en blâmant son goût pour Origène. lérAme. à son tour, dénonça lea hérésies de Vigilance, qui ne ménagea pas les superstitions de l'Ejglise et s'attaqua avec une grande vigueur à Tadoration des saints, à l'usage des reliques, aux processions, aux oierges allamés de jour dans lés basUiques» atut scandales des vigiles, aux vœux de pauvreté et de chasteté qu'exige la vie monastique. Il montra que le ehrittianisme ne nous demande pas de fuir le monde, mais de le corniiattie. Qui est-ce qui doit exhorter les hommes à la repentance, si les chrt^tiens fuient dans le désert? Il vaut mieux administrer sagement et lihéralpinent les biens terrestres que de s'en décharprer comme d'un fardf au. Nous ne connaissons d'ailleurs les opinions de Vigilance que par los t'crits de ses adversaires, en particulier par ceux de Jérôme [Contra Vifjilantlum) et de Gonnadius {De scriptor. eccles., 35). — Voyei Baronius, 400, n"^ 39; Geillier, Bist. des aut. sacr. et eccl.y X, 381 ss. ; Uist, Un, de la Frmte, II, 57 ; Yogel, De Vigilontto kmre' Atù wikodaxo, Erf., 1756; Walch, Ketsergeteh,^ III, 673 ss. ; Tillemont, MémoinSf YÛ, 191 ss.; Bayle, IHetiotm., sub voce ; Barbeyrac, Préface du TreM iw la Morale des Phei; Basnage, ffiêi, eed.^ II, c. VII; Baur, Die chr, Kirche vom 4 bis 6 Jh»^ p. 317 ss.; lindner. De Joviniano ei YigHanfio pun'nrifi fioctrinx antesiffnaniSf Leipz., 1840.

VIGILE, pape de 537 à 555, lut élu, du vivant même de Silvère, par l'iafluence de Bélisaire. Mandé à Gonstantinople par Justinieu, relatifement à l'affaire des 3 chapitres (voyez l'article M(molhélufwne), il s'y rnulit nial<rré lui, et eut la faihiess*^ d adhéror par la peur à la sentence du 2* concilo do Gonstantinople qui ('<»ndainna les trois chapitres (553); il Ips avait déjà coniiaiunés par son Judirnfuni, célèbre pièce dont Heiele a réuni les fragments, et que l'opposition de l'Occident l'avait contraint de retirer. Il mourut à son retour, à Syracuse; Pélage lui succéda. — Sources : le lÀber ponHficalù, le Bréviaire de Libératus, la Chronique de Vietor de Tununum, et le livre Fro defetmane trnm ei^iniulorum de Fàcundus d'Hermiane, le tout dans les volumes XI et XII de la Bibliothèque, de Galland ; les actes du concile (Mansi, IX); les âegestes de Wattenbach. Touto la longue et pénible histoire de ces querelles est à lire dans le livre de Hefele, II, 2« édition. i

YlQXLES{vtgili;e), terme de liturgie qui signifia \r< cérémonies accom- .plies la veille des grandes fêtes de l'Eglise, dan?: le itut d'y préparer les fidèles. Il est emprunté à l'usage des premiers chrétiens de passer une partie de la nuit en prières dans l'églis*', la veille des fêtes. Dès le second siècle, nous trouvons les viiriles de PAfjues et de Pentecôte en grand honnt ur dans l'Eglise. Lu célébration de s agapes et de la cène étaient Combinées avec les premières, celle du baptême avec les sofiondes : seuls, les croyants pouvaient y assister. Les vigiles de No6l ne s'introduisirent

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qu'au cinquième siècle^ et au doiunème on en oélébra en l'honneur de la Vierge. Divers auteurs s'élèvent avec énergie contre la pompe et les abus de tout genre auxquels elles donnaient lieu : à leur tête se trouve Vigilance. Jérôme, pour justifier les vigiles, cite l'exemple de David qui se levait au milieu de la nuit pour louer Dieu (Ps. CXVIII, G2), celui de Jésus-Christ qui passait souvent la nuit à prit r (Luc VI, 12', \o rrpniche qu'il fit à cps apôtres de ce qu'ils ne pouvaient pas veiller pendant une heure avec lui (Malth. XXVI, 40), etc. Toutefois, le concile d'Elvire déjà (vers IKK)) délendit aux femmes de passer la nuit à prier dans les cimetières, « parce que souvent elles y commettent des crimes sous prétexte de prier » (can. 35). Un concile d'Auxerre (578, can.3) défend de célébrer les vigiles ailleurs que dans les églises. Les messes de minuit célébrées à No6l sont le dernier vestige des anciennes vigiles. — Voyez Augusti, Chrùtl. ArehseoL, Leipz., 1817, 1, 131 ; Bergier, Dieiio7). (le ihéol., VI, iOi ss.

VIGNOLLËS (Alphonse de\ pasteur, né le 29 octobre 1649 au chiUeau d'Aubais, en Languedoc, aux environs de Nîmes, se réfugia en Allemagne après la Révocation, et mourut à Berlin le 2-4 juillet 17-4 4. avec la répulahon méritée du plus savant clironologiste du dix-huitième siècle. 11 avait eu, dès son enfance, des maîtres distingués. Mais le système d'éducation, par trop brutal, qui lui fut infligé à Técole de Nîmes, faillit compromettre son avenir. Dix mois qu'il passa à l'académie de Genève, en 1669, ne purent lui rendre le goût de Tétude qu'il avait complètement perdu. II n'avait d'entrain que pour la dissipation et les exercices du corps. Le vénérable pasteur de Nîmes, Jean Brugttier,attX soins duquel ses parents eurent l'excellente idée de le confier, remit le jeune homme dans la bonne voie. Quand, an bout de trois ans, il fut envoyé à l'académie de Saumnr, en i(i72, il savait les éléments de la philosophie, de la théologie, de l'algèbre, de la géométrie, de l'optique et de rastronomie ; il avait surtout appris à travailler par lui-môme. 11 resta deux ans à Saumur, recevant les leçons de Tannegui Le Fèvre et d'Etienne Gaussen ; il alla compléter ses études en Angleterre et s'arrêta quelque temps à Oxford. Rappelé en France, en 1647, par des affaires de famille, il lut reçu ministre Tannée suivante par le synode da bas Languedoc et donné pour pasteur à l'église d'Aubais. Peu de temps après, il passa à celle du Gaylar, qu'il desservit jusqu'en 1684. Le Révocation l'ayant chassé de France, il se retira successivement à Genève, à Lausanne, à Berne, à Berlin. Il ocenpa deux ans le poste de l éf^li^e française de Schwadt dans celte dernière ville; il avait pour collègue Isaac Sadier, ancien ministre de la Picardie. Par suite de misérables divisions qui troublèrent cette église, il la quitta pour prendre celle ét Halle, et au bout d'une aunée celle de Brandebourg. — Dans cette paisible retraite, il consacra ses loisirs à une étude pour laquelle il avait des aptitudes spéciales, à savoir la chronologie de l'bistoire sainte tirée de la Bible elle-même. Il y travailla plus de quarante années, et publia dans la /fih/inthnfjun (jermatvque, dont il était le rédacteur, un grand nombre de dissertations qui se rapportaient au grand sujet dont il s'occupait, et qui attirèrent sur lui l'attention du monde savant. En 1701,

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Jondela création de la Société royale des sciences, il fut porté sur la liste de ses membres; et peu de temps après, Lcibaitz, son ami, engagea le roi de Pnisse à l'uppeler àBerliiit pour que l'Âcadémie naissante profitât plus facilement de ses lumières. Dès lors, de VignoUes ne renonça pas absolument à l'exercice des fonctions pastorales; il prêcha comme pasteur extraordinaire, de 1713 à 1719, dans Téglise du faubourg de Cœpenick ; mais il fut plus libre de s'adonner à ses études de prédileolion: on 1727, il fut élu directeur de la classe de mathémati(]ues de la . Société royale, en remplacement de Daugicourt, décédé. Il mourut en 1714, à l'A^'e de quatre-vingt-quinze ans, ayant conservé jusqu'à la fin les forces du corps et do l'esprit. — Sept années auparavant, il avait publié un ouvrage d'une grande étendue qui mit le sceau à sa réputation : Chronologie de Vhtitoire tainte et des histoires étrangères qui la enneement, depuis la sortie d*£gypte jusqu*à la captivité de Babykne^ .Berlin, 1738, 2 vol. in-4\ L'ouvrage, qui dénote une sagacité singulière et des lectures immenses, est divisé en six livres. Le premier embrasse une période de 648 ans, depuis la sortie d'Egypte jusqu'à la fondation du temple ; c'est jla chronologie des juges et des deux premiers rois. Le second va de la fondation du temple jusqu'à la captivité; il fxpose la chronologie des rois de Juda et d'Israël pendant cette période. Le troisième a pour titre : Caractères chronologiques et historiques. Le quatrième donne la liste chronologique des rois de Tyr, de Syrie, d'Egypte, d'Âssyrie et de Mèdie. Le cinquième traite des rois de Babybne. Le sixième enfin est une dissertation sur la forme de Tannée ancienne. « L'ordre, la netteté et Fexactitade y régnent partout, a dit tu des juges les plus compétents en cette matière (La Groze). La critique y est modeste et judicieuse. L'ouvrage est plein de recherches curieuses par leur nouveauté, et utiles pour la certitude de l'histoire. Celle des Hébreux et celle des nations voisines y sont liées naturellement. Quantité de passages de l'Ecriture y sont expliqués, presque sans peine, et plusieurs faits particuliers y sont heureusement éclaircis. Enlin, la chronologie y est scrupuleusement suivie, expliquée et démontrée, autant que le permet un sujet de cette nature.»— Alphonse de VignollesneftU pas aussi heureui en publiant la seconde édition de V Histoire de la Papesse Jeanne, de Lenfant, à laquelle il ajouta une quatrième partie (La Haye,i720,2 vol in H^j.Le protestant Blondel prouva le premier, quelque temps après (ItiiH), (ju'il n'y avait point place pour un pape dans les dix semaines d'interrègne, en 855, entre Léon IV et Benoit XII (voy. Jtaniie [la papes.sc), t. VII, p. 210). On peut regretter que notre chronologiste ait mis son temps et sa science à soutenir une légende qui datait, du reste, de la lin du onzième siècle, et qui s'appuyait sur une interprétation malicieuse d'une inscription mlthriaque.-^ Voyez Fr. prot., t. IX, p. 498; Biogr. univ,, 1814, t. XI, p. 245, art. signé Weiss; Nouvelle Bibl, germ,, t. II; son F loge par Formey; Diet. de Ghauffepié. Charles Dardikr.

VILLEGâGNON (Nicolas Durand, sieur de), neveu du maréchal Villiera de risle-Adam, naquit à Provins vers 1510, et monta de bonne liemre sur les galères, où se commettaient d'iiorribies cruautés qui lui endurci- Z11 23

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rent le cœur. Entré dans l'ordre de Malte, il prit une part glorieuse à l'expédition tentée par Gharlea-Qumt contre l'Afrique en 154i. Six années plus tard. ?e trouvant avec une petite flotte sur les côtes «l'Ernsso. il ea ramena Marii* Stuart, et finit par obtenir de llfiiri II le titre df viceamiral (le Bretagne. Un ditrt'rend qu'il eut avec le capitaine du porf lie Brest lit naitre en lui le désir de s'expatrier, et les récits em lianleurs d*iin commis qui avait séjourné au Brésil lui donnèrent l'idée d'y fonder une colonie. Il fit part de son projet à Tamiral, qui, beoreui de créer un refuge pour ses coreligionnaires persécutés et d'ouvrir en même temps le nouveau monde à la France, s'empressa de procurer à aoa subordonné rautorisation nécessaire, ainsi que les moyens de transport, des armes en quantité et une somme de dix mille livres. Pour colons, l'ancien chevalier de Malte, passé récemment à la Réforine, ne voulait que « gens craignans Dieu, patiens et bénins, » au.xquols il promettait rétablissement d'une Eglise organisée sur le pied de cplle de G«'néve. D quitta Le Havre avec deux grands vaisseaux vers le milieu de l'année 1533. —Arrivé à renibouchure du Rio de Janeiro (rivière de janvier), ainsi nommé parce que les Portugais l'avaient découvert le t*' de ce mois, il lui donna le nom de rivière de Coligny, et construisit sur une petite lie .un fort qu'il nomma aussi Goligny. Après avoir réprimé une sédition causée par ses propres violence», il sollicita de l'amiral l'envoi de noaveaux colons et de quelques pasteurs. A la demande de Coligny, Calvin, se réjouissant» de l'amplification du règne de N.-S. Jésus aux terres tant lointaines, » désigna deux de se;* collègues, Pierre Richer et Guillaume Ciiartier, aux(juels se joignirent doux autres Fram ais aussi réfugiés à Genève, Philipp*' de Corguilleray, sieur du Pont, et Jean de Léry, étudiant en théologie, qui nous a laissé le plus fidèle récit de l'expédition. «Pour lors, dit Grespin, les feux estoient allumes par tous les quartiers de France, qui esmeut plusieurs personnes de bon tèle et affection à s'associer à la compagnie des ministres. » Trois vaisseaux, portant quatre-vingts passagers, quittèrent Honfleurlei9novembre 1556 et mouillèrent devant le fort de Goligny le 7 mars suivant. La discipline genevoise fut établie dans la rolonio après que tous, y compris le gouverneur, eurent juré de s'y soumettre, — Mais bientôt Jean Cointae, étudiant de Sorbonne mal converti, souleva des dilticultés qui ébranlèrent les nouvelles croyances dans l'esprit versatile et bizarre de Villcgagnon : la célébration de l'eucharistie ne nécessitait-elle pas l'emploi des vêtements sacerdotaux, du pain axyme et du vin mélangé d'eau? Telle était la question que le plus jeune des pasteurs, Ghartier, fut chargé, en 1557, d'aller proposer aux Eglises de France et d'Allemagne. En son absence, la querelle s'envenima. Yillegagnon, emporté par le démon de la controverse, dépassa Cointae, retourna au catholicisme et interdit la chairs à Richer; il exerça linalement une véritable dictature religieuse et politifjno sur la colonie. (î'en fut fait dès lors de celle-ci. Non seulement Ciiartier ne revint jamais. m;iis lliclier. Du Pont, Léry et treize de leurs compagnons s'embarquèrent l i janvier 1558) sur un vaisseau breton qui retournait eu France. Le navire n'avait pas fait vingt lieues qu une voie •d*eau obligea cinq des passagem à se séparer de leurs frères. Ils essayè-

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VILLËGAGNON — VILLËRS

rsDt de regagner le fort dans une barque dépourvue de Toile et de •vivres, et n'y réussirent qu'après avoir échappé aux plus grands daop gers. Villegagnon leur fit d'abord bon aceueil ; mais, en butte à une ho»-

tiiité :^^.' n(^rale et ne rêvant que révoltes et séditions, il s'imagina ensuite qu'ils n'étaiont revenus que pour s'emparer de l'autorité, à Taide du vaisseau qu'il croyait caché dans le voisinage. II résolut donc de les mettre à mort romiiie lH'Téli(jiio8. En cnrisécjiience, il forniiil.i par écrit les questions auxquelles il leur donnait douze heures pour répondre. Le plus pieux et le plus lettré d'entre eux, Jean du Bordel, rédigea la profession de foi que signèrent avec lui Matthieu, Vermeil, Pierre Bourdon, André La Fon, et qui nous a été conservée par Grespin. Cependant La Fon promit d'abjurer ; les trois autres furent précipités dans la mer du haut d'un rocber, que Du Bordel gravit en « chantant pseaumes et cantiques au Seigneur » pour inciter ses frères à le suivre joyeusement ail martyre (9 février 1558).— Loin de calmer IpsespritSjCette exécution les aigrit davantage et augmenta If trouMr de Villegagnon. En proie à de sombres terreurs, le tyran ne tarda pas à disperser les colons sur les cAtes du Brésil et juscpu; dans la Plata, à cinq cents lieues de distance. 11> tombèrent l'un après l'autre sous les coups des Espagnols et des Portugais. Ainsi echouà l'une des plus belles entreprises auxquelles demeure attaché le nom du grand homme qui se montra aussi fervent chrétien <in> i)atriote éclairé : Tamiral de Coligny. Sur les ruines du village construit par les colons à une portée de coulevrine du fort, s*éleva bientôt la ville de Rio, capitale d'un vaste empire qui eût pu être français. Lorsque l'auteur de cet irrémédiable désastre revint en France (1559), il parut « fol et perclus du cerveau. » Toutei'ois il publia divers opuscules de controverse et osa provoquer Calvin à une dispute publique, défi auquel le réformateur dédaigna do répondre. Villegagnon avait, dit-on, conlié au capitaine du navire sur lequel étaient partis Richer, Du Pont, Léry et leurs amis, une dépêche invitant les autorités du port dans lequel ils débarqueraient à livrer ces hérétiques au supplice. Heureusement, après une traversée très pénlblOi les malheureux, exténués par la &mine, abordèrent à Blavet, ville protestante, où on les reçut avec toute la sollicitude qu'exigeait leur état. Jean de Léry était * destiné à supporter encore la plus horrible famine dont l'histoire moderne fasse mention, celle du siège de Sancerre. auquel il assista et dont il a composé un admirable récit. — Voir Jean de Léry, Hiat, d'un voyage fait en la (en-f du Brésil, etc., fîen., l."78, in-H". dont la ciU(}Mièine édition parut en 1611; dans les (Jpera Caln/ii, une lettre de iliclicr rendant compte de l'état de la colonie; Grespin, /IisL des martyrs, 1582, in-foL, fol. 403 et 416 verso ; Th. de Bèse, Bîsi, eccL^ 1, 158 ; les Mémairei de Niceron ; la BibUoth, franç, de La Croix du Maine, et la France prot,, art. Durand, Liry, Chartier et J^her,

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