‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 80 sur 158 · VINCENT DE PAUL · texte numérisé non relu

VINCENT DE PAUL

la tnditioii : l'intelligenee de l*Bgli8e, le sensus ecelesiàstieus ne se lévèle et ne se réalise pas seulement en ce qu'il conserve Théritage du passé,

mais il en tire des applications nouvelles appropriées aux besoins présents (cap. XXXII). Ainsi Vincent ne se croyait pas obligé de condamner TEglise à rimmobilitt'- : tout en Ini attribuant la mission de veiller au trésor acquis, il ne lui enlevait pas la faculté do l'onrichir et de le faire valoir. L'histoire est là pour prouver dans (jiieile mesure l'Eglise a usé de cette faculté. — La plus ancienne éditlun <lu Commonilonnm est celle de Bàle, 1528 ; les éditions postérieures sont très nombreuses (on estime sartoat eelles de Galizte, Helmst., 1629; de Klupfel, Vienne, 1809 ; de Pusey, Ox., 1838 ; de Herzog, Breslan, 1839).— A consulter : ffùtoire littéraire de la France, tome II; Tillemont, Mémoires pour servir à tkist. eccl., tome XV; Du Pin, Notw. bihl'wth. desauteurs ecclésiast., rV': Gengler, Tuh. theol. Quartalschrift, 1833, I; Elpelt, /)rs heil. Vincentius v. Lcrin /'.rmn/niungsbftch, Leben u. Lehrr, Breslau, 1840; Bretepnier, Essai sur V'tnrttnt de Lérins, Strasb., \HoA ; lléfélé, Tub. theol. Quartalschrift^ 1854, et JJeitritye zur Kirchengesch. ,\, 1864; lesarticles des Encyclopédies de Herzog et de Wetzer et Weltc; enQn les OQvrages sur le pélagianisme ou le semi-pélagianisme et sur la tradition.

P. LOBSTDN.

VnCEHT FERRIER (Saint), dominicain, né à Valence, en Espagne, en 1357, mort à Vannes le 8 avril 1419, prêcha à Barcelone, et se fit Kcsvoir docteur en théologie à Lérida en 1384. Prédicateur à Valence en 1385, il devint, sous Benoît XIII, confesseur de ce pape et maître du Sacré-Palais. Il parcourut l'Kspaj^ne, la France, ritalie, l'Allemagne, rAntrIeterre et l'Irlande, et partout il opéra de nombreuses conversions. Consulté, en 1 il.'i, par le concile de Constance sur les moyens de faire cesser le schisme, il proposa de déposer les trois papes qui se disputaient Is tiare, et, quaod cet acte fut accompli, il se prononça pour Martin V. En 1417, Jean V, duc de Bretagne, appela Vincent dans ses Etats pour y pr^^cherles saines doctrines. L'Eglise attribua à Vincent Ferrier le don des miracles et de la prophétie, et le pape Galixte III le canonisa en 1485. Parmi les ouvrages qu'il a laissés, nous citerons : 1® Lettres et sennons, Lyon, 1530, 1539 et 1550, in-4"; Anvers, 1569; Venise, 1573, in-8°; 2" Df VI ta spiritiKtli . Venise, 1508 ; .3" De fxno miindi ; i** De sacri/icio mhs.r : 5'' Trartntus ctmsobitinnis in fidei tentât ionibun. Ses Œuvres complètes ont paru i\ Valence, 1591, in-4". — Voyez llenscheuius et Papebroch, AA, SS., ad 5 april ; P. Touron, Hommes illustres de tordre de samt Dominique, III, 1 ss. ; Tabbé Bayle, Vie de saint Vincent Fer* fier, Paris, 1886.

VINCENT DB PAUL, ouDepauI, l'une des gloires de l*Egli8e gallicane,

véritahle héros de la charité, est né le 24 avril 1576, près de Dax, dans les Pyrénées, et est mort à Paris le 27 septembre 1660. La pauvreté de

ses parents le contrnifrnit à embrasser la profession de berger pour leur veniren aide. Ses Inographes signalent dès cette épnqne chez lui un profond amour des âmes, qui le poussait à sacrifier tous ses gains au soulagement de plus misérables que lui. La jtrécocité de son intelligence décida ses parents à le placer à l'âge de douze ans dans une école dirigée

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