‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 81 sur 158 · VINCENT DE PAUL · texte numérisé non relu

VINCENT DE PAUL

par les franciscains et où il poassa assez loin son instruction pour pouvoir embrasser la carrière ecclésiastique. U acheva ses études à Toulouse en 1596. Eu IGOO, dans un voyage par mer qu*il entreprit pour allir

recueillir un héritage, il fut pris par des pirates et emmené en esclavage à Tunis. Son maître, rené^Mt italien, touché par ses exhortations, l'aocompagna dans sa fuite en 1007 et abjura l'islamisme à Avignon. — Nom retrouvons VinciMit do Paul à Home en 1008. puis à Paris, où il devint l'aumônier «le la reine répudiée, Marguerite de Valois. Nommé nin- <le Glichy eu 1011 par son ami l'abbé deBérulle, il accepta, sur sa deiii;iii4r, la situation de précepteur des enfants du comte de Gondi, qu'il suivit dans ses terres de Folleville en Picardie. Appelé un jour à exercer son ministère auprès d'un vieillard du village, il fut si navré de l'abandon spirituel dans lequel l'incurie et l'ignorance du dergé laissaient végéter les misérables populations des campagnes et des grandes cités, qu'il résolut, avec le concours de la comtesse de Gondi, d'organiser une m»- «ton intérieure j créant la chose dont la Réforme s'appropriait le met deux siècles plus tard. Cette idée généreuse, à laquelle il consacra toute sa vie, lui a mérité de la part d'un écrivain moderne la belle épithète de saint Séverin du dix-septième siiîcle. — Nommé en 1617 curé de Chàtillon-les-Dombes, pauvre petite commune de la Bresse, il y continua s'tn ministère de charité et ramena dans le giron de l'Eîjlise quelque? prott^stants et surtout beaucoup d'incrédules; mais il fallait à son zèle un plus vaste clianij) d'action. 11 fonda successivement une confrérie des servantes et gardes des pauvres et l'ordre des prêtres delà Mission, qui prirent le nom de lazaristes, de la maison de Saint-Lazare, dont elle fit Tacquisition en 1632, ouvrit un séminaire pour les élèves missionnaires en 46% et reçut de son fondateur sa constitution définitive en 1658. Les laiaristei ont étendu peu à peu leur action sur tout le monde païen et, du vivant même de saint Vincent de Paul, évangéllsërent Tunis, Alger, le Maioe et Sainte-Marie de Madagascar; mais on les vit surtout organiser daos tous les diocèses de France des tournées de prédications et do conférence? avec le concours des évécjiies, secouer la torpeur du clergé en l'excitant^ nnesainte jalousie et pénétrerdans tous les repaires du vice, du crime et de la misère, oii depuis longtemps n'était jamais descendu un rayon de la divine charité du Christ. L'année 1617 vit naître j'onisTe par excellence de saint Vincent de Paul, œuvre que justilie bien sa maxime favorite: « Rien ne me plait qu'en Jésus-Christ. » — Convaincu par l'expérience que les femmes absorbées par les soins de leur famille, ne pouvaient se consacrer sans réserve aux malades et que, seule, la religion pouvait inspirer à des chrétiennes un dévouement inconnu au lèb souvent mercenaire de simples gardes laïques, saint Vincent, soutena par M"^ Legras, fille de Louis de Marillac, institua Tordre des sœurs ds charité, auxquelles leur costume a valu le surnom populaire de sonis grises, phalange dévouée de femmes, ne connaissant ni clôture ni vœux perpétuels, s'engageant d'abord pour cinq ans, puis renouvelant librement leurs vonix le 2o mars de clia([ue année, foutes consacrées aux pauvres, aux malades, depuis l(i38 aux entants trouvés, instruisant la jeunesse, donnant les soins et les remèdes gratuits aux pauvres, dont

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