L.ijiu.-od by Googl
VULLIKMIN — WADDING
il prenait la défense de la liberté religieuse, si misérablement violée par le gouvernement radical et, comme le dit un de se» biographes :
« Plus d'une brochure agressive, plus d'un pamplilot vinrent lui rappeler qu'on ne quitte pas ini|)un6mcnt l'histoire du passé pour se mêler à i'hi'^toire contemporaine. » VuUiemin no prit copondant pas une part Hirecle au gouvomeinent de l'Eglise libre du canton de Vaud. Il était trop historien, trop éclectique, trop patriote pour se taire l'homme d'uue Eglise. Aussi, dans les régions oflicieiles afTcclait-on, en ces dernières années, de le considérer comme au-dessus des partis. — Après •voir renoncé en 1869 au professorat actif, Vulliemin redevint homme de cabinet. A ses travaux antérieurs, il avait ajouté en 1849 un Tableau du canton de Vaud^eu 1851 une étude historique sur 6^A»7/ofi; en 1855, ane biographie du doyen Bridei ; en 1860 et en 1863, celles du landamman Pidou, de la reine Berthe et à*Ainiê Steinlen^ outre un grand nombre d'articles et de comptes rendus dans la /{er ue suisse^ dans la Bévue chrétienne^ dans le C hrétien évangùlique et dans d'autres recueils scientifiques. A partir de 18Go. malgré son irrand âge, il recueillait ses Souvenirs pour ses petits-enfants, et, plus jeune que jamais de crpur et ii'esprit, il mettait la nuiin à sa h^We Histnirv résuuiée d<' in Coîî fédération suisse (Lausanne 1875 et 1870, 2 vol. in-li), dout, Jeux jours avant sa mort, survenue le 10 août 1879, il corrigeait les épreuves d'une seconde édition. Ainsi Vulliemin mourait debout, tenant jusqu'à la dernière heure le flambeau de l'investigateur. Patriote croyant^il avait montré, durant plus de quatre-vingts ans, qu'on peut aimer avec passion sa patrie tout en étant un bourgeois des deux. Dans un discours adressé aux étudiants de la faculté libre de Lausanne, il avait résumé en ces mots sa foi et sa théologie : tQue dire de plus? C'est qu'à Tàge où je suis parvenu, il n'est qu'un nom qui demeure, qui soit une force et une consolation. G'estle nom de Jésus-Christ, notre Dieu sauveur. » La vie de Vulliemin n'a pas encore été écrite. Un modeste monument en marlire a été élevé à. sa ménioii o. Honoré par ses concitoyens et par les étranjjers, il laisse à la génération contemporaine le souvenir d'un écrivain distingué et d'un homme de bien. — On [)eut <'onsulter les notices ii Eug. Secretan, (iazette dr Lausanne, '.\ et4oct. 187',), et lîihliagraphie de la Suisse j i87U; L. Pmj^aud, Luuis VuliLcmin^ Besançon, 1881 ; Marc Debrit, Journal de Genève ^ 12 août 187U. Louis Ruprar.
WADDING (Luc de), cord.>lier, né à Waterfonl en 1588, mort à Home en 10o7, acheva ses études dans un séminaire irlandais, à Lislxuiue. Admis en 10n:i chez les IVaiii isc lins, sous le nom de Michel-.\nge de Sdiijl-liomule, il étudia la théologie et l'histoire dans diverses maisons
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(lo son ordre, et fut envoyé à Salamanquo où il occupa une chaire de théologie. Sa réputation de savoir et de piété lui valut deux cbargN importantes dans son ordre : celles de procureur et de vice-coramissaire. Le P. Waddiug avait été un des crmsiilteiirs nomnit^'s dans la cause de Jansénius, et s'rtait laissé prévenir en faveur de sa doctrine ; mai?, aussitôt i\ne le vicaire de Jésus-Christ eut prononcé, il ne balaiira pas à revenir sur ses pas, et s'efforça, par une rétractation publique, • d'effacer les impressions que son adhésion première pouvait avoir laissées. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1* Legatio Philippi II! €t IVj Ilisp. reguin^ ad Paulum V, Gregorium XV et Urbamtm flll pro depnendia controvenia coneeptionU Marùe VvrgmU^ LouTaio, 1634 ; S* ApotogeUcv» de pratetuo monachatu Attguitmiano S, Frai* eitei, Madr., 1625 ; 9* Annales ordinit Minorum, Lyon et Rome, 1628- 1654, 8 vol. in -fol.; cette histoire avait été refondue, rectifiée et augmentée par le P. Fonseca, Rome, 1731-1745, 19 wL in-fol.; 4» l'ito B, Pelri Thomse Carmelit.e, pafriarrhie C. Lyon, IGIH ; 5" 5'T)/îtores ord. Mi/mrum, Rome, 1650; cet ouvrage a été refondu dans la /ft'hl. u/iiv. f)a/icisr. du P. Jean de Saint-Antoine, Madr., 1732, 3 vol. in-i'oL. et réimprimée avec des corrections du P. Sharajjflia, Home, 1800 ; C'* Immandalx Concejtfionis Virr/inis Marne opusculum^ Rome, 1655 ; 7^* une édition de Concordantiie Ùibliorum hebraïcœ du P. Calasio, Rome, 1621, 4 vol. in-fol. ; S'' une édition des Sermones de saint Antoine de Padoue, 1624; 9^ Les Opuscula de saint François d'Assise, Lyon, 1637 ; 10* une édition des Opéra de J. Duns Seot, avec sa vie.
WAH4BITES, secte arabe, répandue dans le Nedjed et dans le Lthsti vers le golfe Persique. Us admettent Tautlienticité du Coran et pré> tendent suivre dans toute leur pureté les préceptes de ri^lamiame, mais refusent à Mahomet, ainsi qu'aux imans descendants d'Ali, tout canetère divin : ce sont, à proprement parler, les rationalistes de l'islam. Les wahabites se distinguent par des mœurs simples, proclament l'égalité absolue, repoussent toute autre prééminence que celle des muftis et se donnent le nom de frères. Us se livrent d'ailleurs sans scrupule au brigandage et à la j>irat<M"ie, s'iniairinant effacer l'odieux de cette vie par les pratiques de \our religion. Celte secto prit naissance au sein de l'Yémen, vers le milieu du dix-huitième siècle ; elle eut pour chef le cheik Mohammed-ben-Abd-el-Wahab» c*est-à4ire fils d'Âbikl- Wahab, d*où le nom de -wahabites. La nouvelle doctrine, présentée comme une réforme de Tislamisme, se répandit promptement dam toute TArabie, en Egypte, dans la Turquie d'Asie. En 1802, les vahabites 8*emparèrent de La Mecque et de Médine ; puis franchirent Tisthme de Sues, menaçant le Caire. En IK08, ils envahirent la Syrie et prirent Damas; mais, en 1812, Méhémet-Ali, pacha d'Egypte, alla les chercher jusqu'en Arabie, et son fils Ibrahim prit Derreyeli, leur capitale. Depuis cet événement, la puissance politique des wahabites est brisée (voy. l'article Musulmans).
WALA. Voyi'Z Corhle.
WALCH I .Icau-Georges^, célèbre théologien, né à Meiningen en li>!)3, mort eu 1775, s'occupa d abord de philologie et publia des éditions
WALCH
savantes d'Ovido, dp Yell/'iiis, de Phèdre, de Lactance. ainsi qu'une Historla rrifirn ht. linrju,!? (1716). A léna, où il professa depuis 1716, Walch lut (Mitra lut' par Budéc, dont il l'îpousa la fille, dans une controverse philosophiiiue assez vive avec Wolf, qui avait attaqué les preuves ittionDelles en faveur de Tezistence de Dieu. En 1736, il publia eon Lexique philosophique {n^; 3«édit., 1740; 5«édit., 1775), qui contient une série d'articles coosaerés à la théologie dite naturelle. Nommé professeur de théologie en 1728, Walch publia une série de manuels qui' se distinguent surtout par le soin apporté à la partie bibliographique ifntrod. à la morale^ Infrod. à la dogmatique, Intrnd. aux sciences thtol., etc.). Mais les mérites de notre savant éclatent surtout dans le domaine encore nouveau de l'histoire de la littérature thécdogique, où nous avons à signaler les œuvres importantes qui suivent : 1" JJistoria Novi Testamenii variis obterv. illustrata, léna, 1744, in-4*' ; elle n'em- Imsse malheureuBement que les quatre premiers siècles; Introéieiion hùtor, eithéol, aux controverses relig, de VEglûeévemg, lutkér,^ 1730-1754 ; 3'» Introduction histor, et théol. aux conirov. rel. en dehors de r Eglise luthér., 1724-36, 5 vol. ; 'i" liifjliolheca theol. selectn, 1757- 65; en 1770, Walch y ajouta un vol. de Diblioth. patristica; c'est un catalogue méthodique des livres publiés dans toutes les Itranches de la théologif. f t souvent accompagné d«' l'indication tlu contenu de ces livres, d»' leur valeur, de leurs éditions; f)» une édition des Œuvres dei Luther, Halle, 1737-53, 24 vol. in-i*", remarquable par son exactitude; 6^ iÀore de Concorde, en allemand et en latin, avec des éclaircissements histor., 1750; 7* Introduetio in libr, sjfmb, eeel, iutker,, len., 1752. — Yoyei la biographie publiée par son fils : Leben u, Charakter vm DfJ, G. Walch, léna, 1777.
WALCH (Ghrétien-Guillaunie-François), fils du précédent, né à L'na, en 1726, mort en 1784. Il débuta en 1747, dans sa ville natale, par des cours d'e.xéjif'se. de philosophie et d'histoire. Puis il fit avec son frère ainé un voyage scientiiiqne en Allemagne, en Hollande, en France, en Suisse et en Italie, où il lit la coniiiiissance personnelle des savants les plus marquants du temps. En 17o3, il reçut un appel comme professeur, de philosophie d*abord, de théologie ensuite, à Gœttiugue où il passa le reste de ses jours. L'activité de Walch, comme professeur, était prodigieuse. Il faisait en été quatre, en hiver trois leçons par jour sur toutes les branches de la théologie; il dirigeait un collège théologique, faisait partie de la Société des sciences, pour la classe d'histoire, et publia un grand nombre d'ouvrages savants et rl'écrits de circonstance. C'est au domaine de riiistoire (ju'appartienneût ses publications les plus marquantes, parmi lesquelles nous signalerons : 1" Essai d'une histoire complète des papes romains, Gœtt., 1756; 2° Compendium histor. eccl. recentissimx, Gotha, 1757; 3" J/o«mmenta medii mvi ex biblioth, regia ffannoveram, 1757-1764, S vol., ouvrage qui renferme plusieurs documents importants sur les précurseurs de la Réforme, tels que les écrits de Goch, Wesel, etc. ; 4* i^ssoî é^uiw hist. compl. des Conciles, Leipz., 1759; 5* Essai d'une hist, eompl. des hérétiee, des schisme» et des controverses relig., jusqu^au
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temps de lu Réforme, 176:2-1783 : (I" /ixamen rnliqup des smirr, s de VHist. ecclés.y 1770; 7° Détails sur le collège tlieol. de GœltiuQuey 1765 ; 8> Nouvelle kùtoire de VEglise, Lemgo, 1771-83 ; 9* BibLxymb. vêtus ex monnmentis V prior. $œeul. maxime telecta et observ, kitt» erit* illuttraia, Lemgo, 1770 ; 10^ Recherches erit. sur tusa^e de r Ecriture sainte parmi les chrétiens des quatre premiers siècles ^ Léipz., 1779. Walch, comme historien, se distingue plutôt par l'éruditioD, 'l'étude consciencieuso et approfondir des sources, la scienro un peu lourdo et un peu confuso des di tails. que par une môlliode lumineuse et orjianiquo, un ju^'cmcnf élt^vc Pt prurtrant. C'est le pragmatisme historique dans toute sa beauté. Par ses opinions. Walclj se. rat!acli;iit à la vieille orthodoxie luthéricunc, sans acrimonie d'ailleurs, mais avec propension de juger très sévèrement les sectes et surtout les mystiques. — Voyez Pûtter, Versuch emer akad, Oelehrtengeseh.von derGeorg- August'Universùmt m Gœttingen, iie&, I., 121 ss.; II, 28 ss.; Mensel, Leben verstorben. deutsch. S' /n if(s!eller, XV, 315 ss.; Baur, jDis Epochen der kirchl. Geschichtschreihttmj, Tub., 1852* p. 145 ss. WALHALLA. Voyez Germains (U( li-;i(,n des).
WALÏON (Bryaii . savant oriontalistr', ii.' à Cleveland, dans la [irovince d'York, on IG(M), mort à L intln s en IGUl, Klevé diins les principes de l'Eglise anglicane, il lut pronui en IGOO à 1 évéché de Chester. On loue beaucoup son esprit critique, sa science philologique tt la noblesse bienveillante de son caractère. Son principal ouvrage est une édition de UBible polifglotte,en hébreu, samaritain, cbaldéen, avec les wi^ sions grecque, latine, arabe, persique, etc., Londres, 1653-1657, 6 vol. infol., avec 2 vol. de 5t//7/>/men/, 1659,qui porte son nom ou celui du lieu où clic a été publiée. Les prolégomènes qui précèdent c^îtte édition ont été pnldiés sép irétiicut. Zurich, 1673 ; on en a donné atissi une trailuction libre et aliri'^ic. mais très fautive. Lyon,in-8". On y trouve la Vuluate, selon l édilion revue et eorrigée par Clément Vlll. Il y a de plus une version latine interlinéaire du texte hébreu ; la version des Septante est )e texte grec de l'édition de Rome, auquel ou a joint les diverses louons d*un autre texte grec fort ancien appelé alexandrin. La version latine du grec des Septante est celle que Fiaminius Nobilius fit imprimer à Rome, par Tautorité du pape Sixte Y. Il y a de plus quelques parties de la Bible en éthiopien et en persan, qui ne se trouvent point dans 11 Polyglotte de Paris, des discours préléminaires ou prolégomènes sur le texte original, les versions, la chronologie, etc., avee un volume de variantes des difTérentes éditions ; enfin on y a joint un dictionnaire en sept langues, composé par Edmond Gastel en 2 vol. infol. On a du même auteur une Intruductio ad iectionem linyuarum orientttlium, 1654.
WARBURTON (William), savant prélat anglican, né à Newark-upon- Trent, comté de Nottingham, en 1698, mort à Glocester en 1779, devint successivement recteur de Gryesly, curé deBrand-Broughton, chapelain de George II, chanoine de Durham, doyen de Bristol et évécjne de Olocester. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : 1" l^ie AUmnce ùetween CUurch and 6'/a/e, Londres, 1736 (trad. ixau(^.» Londres, 1742,
WARBURTON — WÂTSON
S vol.), où Tauteur ehorebe à justifier l'union intime de l'Eglise et de l'Etat par une étude philosophique de ressenceetdu bai de tout établisseiDAnt social ; il conclut toutefois à la tolérance des cultes dissidents ; Sf* The éUvme Légation ofMom demànetratedon ike prmciples ofa re* UgiousdeUt, etc., 1738-41» 2 vol. ; 1755-58, 4 vol. ; 1765, 5 vol., le plus célèbre de ses ouvrages, dans lequel Fauteur combat les arguments opposés par les déistes anglais à la religion révélée, en les retournant contro pux : cVst ainsi, par exemple, qu'il conclut de l'absence de la doctrine de l'inimortalité de l'ànacau caract^^e surnaturel du mosaïsme. Warburton trouve aussi dans l'histoire de rE<,^yptG la confirmation de la vérité de l'histoire de Moïse, et montre que la théocratie juive prouve son c<iraclère divin en négligeant le mobile de la rémunération future (récompeuàL's et peines) que les législations de tous les autres peuples de Tantiquité ont largement exploité ; 3® A Vindication of Mr. Popes Essayon Mon, 1739^ suivi en 1742 d'un commentaire critique et philosophique sur le même écrit; 4° Tke prineiples of naturcU and reveaied religiont occationalfy opened and explained, in a course of sermons; 4* A view of lord Bolmgbroke*s philosophy, in four letters ta a friend, 1751; 6" lieinarks on Mr. Dav. Humes Natural History of religioni 1757 ; 7° Julian, contre le docteur Middleton. 1730 ; 8® The doctrine of Grnce, 1762, 2 vol., contre le métlioiiisme. Athlète vigoureux et infatigable (le la foi contre les attaijucs de l'incrédulité du dix-buitième siècle, W'arhurtuii unissait à une imagination anleute et à une grande noblesse (le sentiments un esprit pénétrant, souvent satirique, et une science qui était trop étendue pour pouvoir être toujours exacte. Il va sans dire que les arguments apologétiques qu'il a présentés pour défendre le christianisme ont absolument vieilli aujourd'hui. Une édition des Œuvres complètes de Warburton a été publiée par l'évéque Hurd, Londres, 1788, avec une biographie ; une nouvelle édition a été publiée à Londres en 1811, 12 vol. U convient aussi de mentionner la Warburtowim Lecture, fondée par notre auteur en 1768, et destinée à des sujets apologétiques qui sont présentés chaque année, pendant trois dimanches, dans l'église de Lincola's Inn, à Londres. — Voyez Watson, Warbur^ tons Life, ivilh remarks, Londres, 1863.
WATSON (llichard), savant prélat anglican, né à Heversbam, dans le WestiiKtreland, en 1737. ujort à Galgath-Park, dans le mémo comté, en 1810. Il étudia à Cambridge, y prit ses grades et y professa successivement la chimie et la théologie. 11 ui)lint plusieurs bénéfices et lut promu a l évéché de Landaff. Esprit plus étendu que profond, Watson t publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i^Applogyforckràtianity, Gambr., 1776 ; 2" édit., 1794 ; 7« éd., 1816, enane série de lettres adressées à Gibbon, dans lesquelles il combat les opinions de cet auteur sur l'origine et la propagation du christianisme; S* Apology of the Bible, 1796, dans une série de lettres adressées à Thooiàs Paine où il réfute les vues superficielles émises sur la Bible pw l'auteur de The âge of reason; Collection of theological tracts, Î7fô-96, 6 vol., composée d'ouvrages d'une série d'auteurs sur divers njets apologétiques ; 4° Miscellaneous tracts on religions, political and
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