‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 88 sur 158 · WATSON — WATT · texte numérisé non relu

WATSON — WATT

agrteuiiurai tubJeeU, 4815. Watson ataH malheaneoteineni une trop haute opinion de ses mérites littéraires, cp, que prouvent les Anecdotes

of Ihe iife of fi. Wntson, qu'il a publiés )ui-m(^me et qui lui valurent la sév^ro mais juste critique de la Quarterh/ I{rvi*'u\ XVI II, 229 ss.

WATSON (Richard), célèbre méthodiste, né eu 1781. mort en 4^33, fonctionna comme prédicateur itinérant aux environs de Lincoln, de Wakcfield, de liuil et de Londres, où son éloquence claire et onctueuse groupa autour de sa chaire de nombreux auditeurs. En 1816, Watson fut nommé seerétaive de la Société des missions wesleyennes, en faveor de laquelle il publia A Defmeê ofihe wetleyan Methoditt in the Wett Jndiê$t iBil, qui contribua beancoupà rabolition de resclavagê en Inde. Dans ses Remnrkn on the rt(*rnal xonship of Christ and the tue of reason inmatterK of rfvelatirm, 1818, il défendit la divinité éternelle du Christ contre Adam Clnrke. l'un «les chefs du méthodisme. Son ouvrage principal est intitJilé T/ifologim/ Institute.% or n View of th»'. évidences, doctrinen, moralsand mstitvitons of rhrisdanity, 1823-24, 2 vol., un manuel de dogmatique et de morale à Tusage des étudiants. Watson y soutient contre Calvin l'universalité du salut, la liberté de Thomme en iStce de la grâce divine ; il prend parti pour les arminiens contre les gomaristss. GitOBi encore son Catéehitme sur les preuvei de la vérité du ekristia» nitme et deV Ecriture sainte, \ Sa Vie de John (Ke«fey, 1831, enfin son Biblical and Thcological Dictionary, \ 8Î12. Un Commentaire pratique sur If Nofivpau Testament parut après sa mort. Watson est sans controdit l'un «les représentants les plus nobles et les plus distingués du méthodisme anglais. — Voyez Memoirs of Ihe life and wn'tinrjs of the rev. Bich, Wataon, dans le premier volume de l'édition de ses Œuvres complètes, 13 vol., 7" éd., Londres, 1857-58.

WATT(loadiimde), Fadftantis, le réformateur deSaint<3all, né en 1484, mort en 1551, d'une vieille tiimille noble du canton. Son père était on négociant riche et cultivé ; sa mère, une chrétienne pieuse et éclairés. Le jeune de W^att fit ses études h Vienne où il se lia avec deux de ses compatriotes, Ulrich Zwingle du Toggenbourg et Henri Loriti de Glarus. Après avoir visité la Pologne, la Hongrie et la Giirinthie, il revint par Venise à Vienne pour y achever ses études qui comprenaient, outre les classiques, le droit, la théolotrio et la médecine. Après la mort de son maître Jean Guspinien, de \N att fut appelé à lui succéder dans sa chaire de langue grecque et reçut des mains de l'empereur MaximiliêD la couronne de laurier. En 1518, le jeune Suisse, déjà célèbre, quitta l^enne pour retourner dans sa patrie ; il se fixa en qualité de médecin municipal à Saint-Gallet s'acquitta de ses fonctions, toute sa viedursnt, avec un rare dévouement. Déjà à Vienne, de Watt avait pris connaissance des œuvres de Luther. A Saint-Gall régnait encore le catholicisme du moyen î\ge sous sa forme la plus grossière. Aidé de quelqups prédicalt'urs courageux, soutenu par beaucoup de ses concitoyens, de Watt ne tarda pas à occuper un rang éminent parmi ceux qui, en Suisse, firent une guerre sans trêve ni merci au papisme et remirent en honneur les pures doctrines évangéliques. Nous le trouvons au colloque de Zuricb (1583). à celui de Berne (1526); dès 1524, la Réforme avsit

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été introduite à Saint-Gall même. En 1526, de Watt l'ut élu bourgmestre de s.i ville natale ; il était dans le plus noble sens du mot l'ami du peuplp. En toutes circonstances, il cherciiait à l'instruire et à améliorer son sort, et ne dédaignait pas de prendre part aux réjouissances publiques. NoQB avons de hii Apkorimormn Hàri Vljfle Euckaristia, Zur., 1539, 458S, et dhren écrits polémiques contre Sdiweiickfeld et d'antres hérétiques. — La Kie de Watt a été écrite par son anu Kessler, dont le mannserit se trouve à la bibliothèque municipale de Saint-Gall; Ghr. Huber, Bkrtngedechtnuss denHochgeachten Hm. J. v. ^a/f^ Saint-Gall, 1683; Pressel, Joach. VtL^Am, nacA handtthriftL «• ffieUhMeitigm QueUen, Hberf., 1861.

WATTS (Isaac\ théologien anj^linan non conformiste, né à Soulhampton.f^n mort en 1748, est le i)Ius célèlire parmi les poètes religieux

de l'Angleterre. Dès Tàge do quatre ans, il commença l'élude du latin et y joignit bientôt celle du grec et de l'hébreu. En 1702, il devint pasteur de la communauté congre gationaliste de Marc Lane, à Londres, mais fiit obligé, à partir de 1713, de renoncer à rexercice actif de ses fbno tions à la suite d*Bne grave maladie. Il reçut llioepitalitéla plus gén^ leaie à Abney-Park, soua le toit de sir Thomas Abney, oii il demeura pen* daot trente-six ans. Nous citeiona parmi ses cMivres , qui se rapportent presque toutes à la philosophie et à l'bymnologîe : 1^ Hw» iffricMf 1701 ; i*" éd., 1722, recueil do poésies religieuses et profonea, imitées pour la plupart d'un poète latin, Matthias Casimir ; 2" Hymiond Spiritual Son^s, 17()7. son œuvre la plus originale et la plus populaire, qui renferme des ranti({ues pleins d'onction, de simplicité, de ferveur pieuse, bien que la forme en soit souvent négligée et mémo incorrecte; 3" The Psalms of David hnitated in the language of ihe New Testament^ 1719, qui est, comme le titre l'indique, un essai hardi de traduire, dans le langage du Nouveau Testament et de revêtir de ses conceptions, les idées et la langue dea Psanmes ; 4* i>tvm and wutral songs for the «•« 9fekiUren, 1790, un recueil de cantiques à Tusage des enfants qui, aujourd'hui encore, n'a rien perdu de sa popularité. Parmi ses CBUvres philosophiques, nous citerons Logique, son PerfeetiomtemeiU de tmtenéementt ses Esmis ffkthtopkiqmes, son Traité d'ontologie^ ses Miditations pieuses. Watts a aussi composé 3 TOl. de Sermoru. Les divers écrits de Watts ont été revus par David Jenningset Phil. IXoddridge, et recueillis ensemble, Londres, 1810, 6 vol. in-8** — Voyez Johnson, Life of the Fnglish poets ; Milner, Life and iimes of Dr. Watts; Soulhey, Ufe of WtUti; Palmer, The Life of Dr. Watts; Gibbon, Life of Watts.

WEGSCHEIDER (Jules- Auguste-Louis) [1771-1849], l'un des chefs du rationalisme allemand. Originaire de Brunswick, il lit ses études à Helmstsedt, passa dix années à Hambourg en qualité de précepteur et fiit appelé en 1910 à l'univenité de Halle où ses cours eurent un grand nweès, qui ne se ralentit que vers la fin de sa grâce aux dénonaalions 4ent Wegsehelder fht Toliiet de la part de la Geaetu évangé' Hque, mais surtout aosn à la suite de la polémique de Hase contre Rfihr. Indépendamment de quelques écrits sur la. philosophie de Kant

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et us applieations à la théologie, ainsi que d'une série d'ouvrages

exégétiques [Essai d'une Introd, à VEv. de saint yean,1806; la /" Ep. de saint Paul à ^imothée, 1810, dont il déf«>Dd l'authenticité et l origino apostolique contre les objections de Schleiermacher), nous devons citor (Ip notrp autour ses Jjisfitutiones theolof/iœ dogmaficie, scholiis suis scripait^ add'ita dof/tfiatum sin;/ii/(inim /listotva et censura, \H\rt', H" 1844, qui euroiit un ^raud noinltrc d^'clilions et qui p<'uvcnt t'tre cousidérées cominc la dofj:mati(jiie ollicielle du rationalisme. Ge volume n'a pourtant quelque valeur que parles nombreuses citations qu'il renferme et qui sont habilement choisies parmi les auteurs les plus différents. Wegscheider passe en revue chaque dogme, expose d*id>ord les idées bibliques qui lui servent de base, en les interprétant d*après l'exégèse rationaliste; puis il cite les formules occiésiastiques et porte enfin son proprf^ jugement au nom du prétendu bon sens. Les id^es de Wegsclit idtT, assez liétérogèiios souvent, sont empruntées, parfois textuellement, aux Llneamenln de llenke et à la Surmna d'Aiiinion. Nous y retrouvons la eoniusion fâcheuse entre la raison philosophique et le sens Ciunmun, ainsi que cette alfirmation dénuée de preuves que la raison cultivée par la philosophie (laquelle ?) crée seule les idées, sans niéuie que l'auteur essaye de nous montrer par quel procédé. — Voyei Steiger, Kritikdes Hationalimus m Ws JOogmatik, 1830; Hase,i4iilt- Rœhr, 4837.

WEIQEL Valcntin) , protestant mysti({ue, pré( ui< >ur de Jacques

Bœhine, né à Hayn. en Thuringe, en ioXi, mort à Zschopan, en Saxe, en 15K8. 11 étudia àLeipzipet à Wittemberp, et remplit à Zschopau, dans le district de Clieinnitz. les ("onctions de pasteur juscju à sa niort. Il se parda de faire connaître les opinions iju'il professait en secret, et usa ahondamment de la réserve mentale, eu particulier lors de la signature qu'il dut apposer au bas de la Formule de Concorde. Jamais son troupeau n'a soupçonné que son paisible pasteur pûts'éearter de Torthodoxie la plus correcte. Ge n'est qu'après sa mort que ses hérésies parurent au grand jour. Son chantre Weikert, initié à son secret, publia Tune après l'autre, grâce au concours d'amis discrets, ses diverses œuvres, et se vit, pour ce fait, destitué de ses fonctions. Les traités de Weigel parurent à Halle et à Mag<lel>onrg. partir de tGlâ, sous divers pseudonymes, WeifJjel, dans ses écrits, se montre disciple de Paracelse, plus encore que de Tauler et des anciens nn sti(juos. Dans un langage parfois obscur et par le moyen de développements souvent compliqués, l auteur cherche à substituer au principe extérieur de la lettre le principe intérieur de l'esprit ; il polémise contre les sacrements et, avec la complaisBnee propre aux rêveurs solitaires, il interprète les dogmes selon le sens d'une philosophie naturelle empreint d'un mysticisme à haute dose. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1® Sur la manière d'arriver à comprendre VEcriture, 1571 ; 2° De vita œterna, 1609; 3° T/ieologia, 1G18; i" Sur les Evangiles des dimanches et des fctes, 1 (il 1-18: 5° Le livre de la pricre, 1042; P/iilosup/iia mi/stira, 1G18 ; 7" Studium universaie, {{]\H ; H'* Xoscc tcipi>um, seu Astroloffia theologizala, \iiiH. On trouve un catalogue des écrits de Weijjei dans Arnold [Kirchen-u-KetzerhU'

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/on<;,II, 17), dans les Unschuldigen Nachrichten{^.2'à ss.) et dans Hilliger, Pataet scrif)ta V. JFeigelii fWiiiemh., 1721. Mais aucun de ces auteurs o'a entrepris una revinon critique des ouvrages de Weigel» parmi lesquels il en est certainement plus d'un qui a été faussement attribué au pastenr de Zschopau. — Voyez Ritter, Gesch. der Philos. , X, 77, ss. ; Staudenmayer, Philo90pMe des Chnstenthums, I, 733 ss. ; Planek, Geseh. der prot. Theol., 72 SS. ; Hagenbach, Vorlesungen ûb. /tefonn, gesrfi., 111,337 88.; rexcellenle monographie d'Opel, ValentinWeignl, Fin lii'}trnrj zur Literntur-n. Culturgescht'chle Deutschland's im 17 ten Jahr/tuudert, Leipz., 1864. et l'article magistral de H. Schmidt, dans la fM-Knci/lil., de Herzog, XVII, 577 ss.

WEISS (Charles), né à Strasbourg on 1812, mort à Vanves, près de Paris, en 1881. Après des études solides et une thèse remarquée sur Richard de Saint- Victor et la théologie mystique^ il fut nommé profesttur d^histoire au lycée Bonaparte. Deux de ses ouvrages ont été couroDDés par l'Académie française, son ouvrage sur C Espagne depuit le règne de Philippe 11 jusqu'à tavènement de la dtffuutie des Bourbons, Paris, 1844, 2 vol.; et son Histoire des réfugiés protestants de France, Paris, 1853, 2 volumes. Ch. Weiss fut un des fondateurs de la Société de l'Histoire du protestantisme français. Il préparait une seconde édition de son Histoire des réfugiés, lorsqu'il fut atteint d'aliénation mentale et placé dans une maison de santé (1864). Ses amis les plus intimes croyaient qu'il avait cessé d'exister. Ch. Weiss a laissé la réputation <i"un historien consciencieux, (jui joii^-iiail à une érudition sûre (il y a pourtant des erreurs et des lacunes dans son histoire du refuge) UU goût littéraire prononcé et un réel talent d'enseignement,

WEISSE (Ghrétien-llermann) [1801-18G6], professeur de philosophie et de théologie à Leipzig, depuis 1845, représente l'école spiritualiste chrétienne, telle qu'elle se rattache à Kant et à Fichte d'une part, à de Wette et à Sehleiermacherde Tautre. Il publia un certain nombre d'écrits que leur prolixité et un manque de relief dans la forme a empêchés de devenir populaires,bien qu'ils s'adressent au public lettré, plus encore ^'aux savants de profession. Nous citerons parmi eux : 1** De Vidée, de h tractation rt des sources de la vnjfhnlogie, Leipz., 1827 ; 2" De Vidée de Dieu. 1827 ; 3^ La christologie de Luther, 1852 ; 4" Le problème philosophique du temps présent, 1842); 5" Discours sur F avenir de V Eglise '^raiir/fli,jiu', 2^ éd., 1849; l'auteur trouvf l'essence du christianisme, qu il reconuiiande aux honmies cultivés de la nation allemaii(ie résumée <ians les trrjis idées : le Père céleste, le Fils de l'homme, le royaume des cieux, qui forment la substance historique et comme le noyau lamiueux des Evangiles synoptiques ; G** Philosophie du christianisme ou Dogmatique philosophique , Leipz., 1835-1862, 3 vol.; c'est une idéalisation t'empiète et d'une longueur iatic^te du dogme ecclésiastique, entreprise sa point de vue du théisme spéculatif.

WEHDELIN (Saint), moine écossais, qui vint prêcher l'Evangile dans les eoTiroDs de Trêves, vers le milieu du vn** si^cle. Il futélu abbé du couvent de Tholey-sur-la-Saare, et sa mémoire demeura en bénédiction panai tous les habitants de la contrée* La légende a brodé avec une

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nre complaisance sur ce motif (AA, SS, Boll,, Juli VI, p. i7i es.). Saint Wendelin a surtout été vénéré parmi les laboareurs et les pfttm de l'Allemagne et de la Suisse, et son aide est souvent invoquée en tsmpi d'épizootie. — Yoyes Voff^, RAem. Gêteàiekten «. Soffm, I, 283 h.;

Rotthpr}«\ Kirehengesch. Deutschl.^ I, 480.

WERENFELS (Saniupl), théologien bi\lois, né en 1657, mort en 1740, professa la tliéolopp dans sa ville natale. Formé aux meilleurs discoure <lo raiitiquit«';, il plaida on faveur de la simplicité et du naturel dans le seriiioii et llagella le p»''dantisiiie et le manque de goût dans son traité Ue lof/omnchiis rnidilorum. Il regarde l'esprit de dispute conmie une infirniit»^ morale qui a son siège dans l'orgueil, et regrette que la théologie en soit à 04? point infeetée. Lié avec Frédéric Ostervald et Alphonse Turretiu, il s'appliqua à refréner le zèie des fanatiques défenseurâ de li lettre, tout en s'opposant aux tendances néologiques qui lui paraîsisiait dangereuses. Les Sermon», qu'il prêcha à Téglise française de BAISt étaient fort goûtés et forent taiduits en allemand et en hdlandais. Uasi ses €ours, il joignait des eonnaissanees solides à un déhit correct et animé. L'un des premiers, il professa sur l'herméneutique et développa les saines idéesd'une interprétation grammaticale et historique qu'Ernesti pendit populaires dans la suite. Parmi ses écrits, nous signalerons :

Jndicium de arqumenio Carfrsii\ pro existentia Dei petito ab ejus idea, Bdle, 169ÎI; /Jissertati'onum theolof/icantm st/ilnge, I7(>î). Tous ses ouvrages latins ont été réunis et publiés par lui-inéuie sous le titre de Opuscula théologien, ph ilonophica et philologica ; Bâle, t718; Lausanne et (jenève, 4739, 2 vol. iu 4"; Hî\le, i782, 3 vol. in-8\ — Yoyei Uanhart, Erinnerungen an Sam. WetenfeU, dans la Wis&ensck. Zât- 9ekrift, de Béle, II, 22 ss. ; Hagenhach, DU theol, SchuU Baselsu, Are Lekrer, Bàle, 1860.

WEETHEM (Bihle de). On entend sous ee nom une traduction allemande du Pentateuque qui parut à Francfort en 1735, bite d'après lei principes et dans la forme du rationalisme le plus vulgaire, et qni devint l'objet d'une condamnation judiciaire.

WESEL (Jean de), appelé de son nom de famille Jean Ruchratb, naquit à Oberwesel dans les premières années du quinzième sii^le. Vers l'an ! iaO, il <levint professeur de philosophie et de théologie à l'université d'Erfurt, et vice-rccleur de cette université en 1458 : peu d'années après, il fut apptîlt' coinine prédicateur à Mayence, puis à Worms. Les critiques qu'il dirigea, dans ses sermons et ses écrits, contre la doctrine des indulgences, lautorité de la hiérarchie ecclésiastique et d'ootres aims de son temps, lui valurent d'être réprimandé par l'évéque de Worms et puis cité par Tarchevéque de Mayence, le .4 ftfrier 1479» devant une commission inquisitoriale composée de théologiens de H«delberg et de dominicains de Cologne. Ses juges étaient pour la plnfu^ d'ardents réalistes, tandis qu'il professait lui-même le nomînalisiM. Déclaré coupable d'hérésie, il n'échappa au bûcher que par une rétractation publique de ses doctrines ; ses mums forent l^ûiées, et il fut enfermé lui-même pour le reste de ses jours au couvent des Auguslios de Mayence, où il mourut deux ans plus tard (1481). La base de son tf-

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