‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 89 sur 158 · WESEL · texte numérisé non relu

WESEL

leigoemeot a été, comme chez les réformateurs, la doctrine de la.gr»tuité absolue du salut et celle de l'autorité unique de l'Ecriture enma^ tière de foi : aussi a-t-on vu eu lui avec raison un des précurseurs directs de la Iléfornie. Son opposition à la doctrine de l'Eglise n'a cependant jamais dépassé les limites d'une discussion purement théorique, et la faiblesse de caractère dont il a fait preuve daus les dernières années de sa vie moutre qu'il était peu fait pour jouer le rôle d'un réforniaiBiir. — Ceux que Dieu a prédestinés à la vie étemelle sont sauvés, 4'aprèa liii»tpar la eeule giâee divine ; leur* boones cBuvie» ne leur cou* firent aneon mérite propre^ ear eUea ne deviennent ellee-mèmee méiitoîfes que par un aete de la grâce. Dieu voulant bien les considérer comme telles. Le péché étant avant tout une dette contractée enven Dieu et entraînant à sa suite la privation de la grâce divine, le pardon des péchés consiste dans la rémission de la dette et dans ï « infusion » delà grâce. C'est un acte purement gratuit de Dieu, que l'homme ne peut provoquer par aucun mérite porsonnel et auquel il ne peut que se préparer par la rept'utance. Dieu seul peut pardonner les péchés ; l E^'lise ne pt ut que roinellre b's pénitences temporaires imposées par elle, non le châtiment de la mort éternelle infligé par Dieu ; la grâce divine^ librement accordée par Dieu, est conférée à Thomme par l'entremise du prêtre dans le sacrement de la pénitence. D'après ce qui précàde^ il ne peut être question d'un trésor d'œuvres surérogatoires, au moyen desquelles l'Erse aurait le droit de eompenser les pédiée de ses memlns; l'Ecriture sainte, le seul'guide autorisé de rJioBune lur le chemin du salut, est muette sur ce point ; la doctrine des indulgenesa l'est doue qu'une invention erronée de l'élise. Il en est de même des ordonnances trrl^nsiifpirf relatives au célibat des prétrei^ ans jeunet, au mooachisme : nulle part le Christ n'a conféré aux apôtres ni & leurs successeurs le droit de juridiction dans l'Eglise; le clerpré a pour mission, non pas de faire lui-même des lois, mais de veiller à l'exécution de la loi parfaite que le Seigneur a donnée à l'Eglise daus l'Ecriture. Cest donc à la lumière de la parole divine qu'il faut juger les décrets des papes et des conciles, et n'en conserver que ceux qui sont conformes àestte parole ou bien se rapportent à des objets indifférents pour la foi. As ce qa*an eondb a élé régalièreoient eonvoqué, il ne s'ensuit pas qns sas dédsiont soient dictées par Je Saint-Esprit. De même, Ja dignité ponlîfleale ne confère au pape aucune autorité particulitee; i^il l'éearte de la parole de Dieu, le dernier des fidèles a le droit de le réprimander. Wesel déeiare kaser sa foi, ni sur les Pères, ni sur les stadies, maie uniquement «ur les livres canoniques de l'Ecriture. En conséquence, il rejett« comme non scripturaires la distinction entre presbytres et évoques, la doctrine qui fait procéder le Saint-Esprit du Fils comme du Père et celle qui aftirme l'existence du péché originel dans l'enfant di s avant sa naissance ; tout eu admettant la réaltté du corps du Glirist dans la sainte cène, il veut qu'on n'insiste pas sur le dogme de la transsubstantiation ; il met en doute que Jésus ait été cloué et non simplement lié sur la croix, et il se refiiie à appe- Jcrmoiteie Jas péehée que Ja Bible ne désigne pas conune tels. Mon

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