‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 90 sur 158 · WESEL — WESLEY · texte numérisé non relu

WESEL — WESLEY

lui, l'Kglise dps élus, la roininmiion invisible des saints, est seule infaillible ; rE<,Hise visible, univorsollp, est ou non sujette à Terreur, suivant (jue l;i majorité de ses nienibres appartient ou non à la société des élus. La chrétienté de son temps lui apparaissait sous des couleurs bien sombres, car il s'écrie avec tristesse : «Aujourd'hui, l'on peut dire avec raison que l'Eglise est une pécheresse, une femme adultère! ^-^J^ reste de Jean de Wesel deux traités intitulé^ : JHsputatio advenus indulgentiat (chez Walch, Mûnwnenta medii «vi, Gastt., 1757, toI. If fasc. 1, p. iH BS.) et De aurtontate.officioet potestate pastorum ece/esiûsticorum (aussi appelé De potestate ecclesiastica, chez Walch, /. f., 11, 2, If") PS.). Deux autres traités, mentionnés dans les actes du pn^^ès {Si{/>> r modo oblîgationis Icf/wri liiimamn um ad quemdntn ISirnlaum de Bo/icmid et De jejuuiis), sont perdus. Voir les actes du procès {Paraduxu D.îo,de IVesalta, dainnala per mayistros nostros^ hxreticx pravi' tatis Inquintores.,. a. 1479, Coloniae, eiExamen magisiraieaetheologaU D, lo. de Wetalia) chez d'Argentré, Colieetio judieionm de novù errortbus. Par., 1728, 1. 1, part. 2, p. 391 S8.,et Ortuinus Gratins, Fa$eieuli rerum expetendarum et fugiendarum^ édit. Brown, 1,325. — Consulter : Flacius, Catal. lestmm veritatiSy 1. 19 ; Gieseler, Lehrb. d. Kirchengesc/i., II, 4, 481 ss.; Ullmann, Joh. v. Wesel, ein V'oriœufer Lulkers,ei Reformatoren vor der /te/ormation, Uamb., 1842, 1, 177 ss.

k. JUNDT.

WESLEY (John) naquit le 17 juin 1703. à Epworth, comté de Lincoln (Angleterre). Son père, Samuel Wesley, recteur anglican de cette paroisse, était fils et petit-fils de puritains. Sa mère, fille du doetaur Annesley, théologien non conformiste, avait également renoncé aux vues

ecclésiastiques de sa famille pour adhérer à Tanglicanisme. Wesley puisa

donc dans ses traditions de famille à la fois un attachement raisonné à l'E^^lise établie et une indépendance d'esprit qui devait, le cas échéant, lui pernictlre de s'émanciper de sa tutelle. Il y puisa surtout de fortes convictions chrétiennes et des besoins religieux profonds. Sa mère, l'une des fennnes les plus saintes et les plus distinguées que l'Eglise chrétienne ait eues, exerça sur lui et sur ses autres enfants l'inQuence la plus heureuse. On a pu dire que la mère de Wesley fut la mère du mé thodisme, non qu'elle ait pris une part directe à ce mouvement religieux, mais parce qu'elle a formé Tàme énergique de son fondateur. Gelui-ei entra en 17S0 au collège de Christ Ckurch à Oxford, pour y compléter ses études, commencées dans l'école renommée de Charterhouse, h Londres. L'université d'O.xford faisait alors, comme elle fait encore aujourd'fiui d'ailleurs, des lettrés plutôt que des théologiens. John W ('sb'Y y lit des études littéraires excellentes, qui lui valurent de nombreux succès académicjues, le diplôme de maître ès arts, et, à l'âge de vingt-quatre ans, une chaire de littérature grecque. Il ne se décida à entrer dans les ordres qu'à la suite de luttes intérieures fort vives, et encouragé par sa mère, dont les conseils, empreints du plus ferme bon sens en même temps que de la sollicitude la plus tendre, lui fiuent grandement utiles. En 1725, il reçut les oidres mineurs; trois ans plus tard, l'ordination proprement dite. — Deux années de suffhigance auprès

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