WESTPHALIE — WETTK
garda à titre définitif l'abhaye do Herslrld et quatre hailliagos détachés de révôchéde Minden. Le pape avait chargé le nonc(^ de s'opposor à toute conoession faite aux hérétiques : Fabius Chigi retusa non sPul»Muï>nt de signer rinstnirnent de la paix ; il protesta, le i i et le 26 octobre 4648, contre les traités ; Innocent X, par la ^ulle Zeio Domus Dei, les déclara, de sa adeiioe eertaÎDe et de sa pleine puissance, nuls, invalides, réprouvés, sans force et salas effet. Les négoeiateurs, en prévision de la résistance de TEglise, avaient inséré, dans les deux instruments de Munster etd'Osnabrûck, un article qui mettait leurs décisions au-dessus des décrets des conciles et frappait de nullité toutes les protestations. La paix de Westphalie fut soumise aux collèges de l'empire réunis à Nuremberg: en lO.'iO; elle fut conlirniée par la diète de 4654 et par les capitulations postérieures. — Voir : .1. G. de Meiern, Instrumenta p>uis Weslphaliav, 4 738; Arta jmcis publica 4734-4736 ; Bougeant, Histoire de la paix de JVestphalie, 1754 ; Pùtter, Geisl des H 'estfàlischeà Frieden»; Sanekenberg, DanteUung der WeUfSlùehen Friedem; Woltmann, Gttehkhte des 'WettfwlUehen Friedens; Urkunden und Aetemtûdn sur Geehiehte de$ KurfStnten Friedrieh^WiUi€lms wm Brandenburg, Berlin. 1867, t. lY ; Eichhom, Deutsche »taaU4L ■ lirchtsqeschichte, t. IV. G. Leser.
WETTE (Dk :(Tuillaunie-Marliii-Lebere( ht . l'un des théologiens les . plus distingués de l'Alleinague protestante moderne, est né en 4780. dans la Tiniringe, dans un modeste presbytère de village. 11 passa sou enfance à Weiniar, illustré alors par le séjour des coryphées de la littérature allemande. Il ût ses études à l'université de léua, cette arène où ' se heurtèrent, à la rencontre de deux siècles, les anciens et les nouveaux systèmes philosophiques pour se livrer un premier et décisif combat, ht jeune étudiant» qui avait commencé par subir Tinfluence de Herder et de Griesbach, se sentit particulièrement attiré vers le philosophe Pries qui s'était frayé une voie originale au milieu du mouvement issu de Tidéalisme de Kant et (|ui ne tarda pas à devenir le centre d'un groupe ■particulier. Ce philosophe s'appliqua surtout à développer les données psychologiques de l'auteur du criticisme. Il enseignait qu'à côté de la source de connaissance qui est ouverte à l'honnne dans sou entendement, il y a celle qui procède du cœur ou du sentinicut. D'après lui, rhomme possède un organe par le moyen duquel il peut non seulement discerner le côté subjectif des objets par voie de raisonnement, mais encore deviner et concevoir en quelque sorte leur réalité objeelife •par voie de pressentiment. Ces deux voies d'investigation se complètent mutuellement, sans qu'il soit possible pourtant de résoudre les contni- '■ dictions que peuvent présenter leurs résultats. — A côté de l'enseignen»eut de Pries, De Wefte suivit celui de Paulus. L'explication des miracles du Nouveau Testament, donnée par ce hardi critique, paraît avoir fait sur lui une vive impression. A mesure qu'il voyait sa foi au suruaturel biblique ébranlée par l'exégèse, peu naturelle pourtant, qu'en islsait Pautus, il sentit le besoin de mettre ses sentiments religieux èrabii des attaques de la critique dissolvante du rationalisme. Il crut afoir réussi en les reléguant dans cette sphère du pressentiment que lui mon-
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trait la psychologie de Pries. Ce n'était pas là un retour à Tancien suprtQaturalisine dont -les théories lui semblaient peu conciliables avec les arigences de la seience moderne, mais c'était tout au moins une protestation contre les procédés du rationalisme qui soumettait toutes lesappa* ritions du domaine religieux aux arrêts de son tribunal incompétent. Cette aspiration essentiellement esthétique, par laquelle de Wette s'élève au-dessus du domaine de la raison, lui semble la seule forme possible sous laquelle le supranaturalisme pui-^se se maintenir. Il est juste d'ajouter que les théologiens rationalistes la dénoncèrent comme une concession grave faite au mysticinne. — Assuré d'avoir sauvegardé ainsi, en apparence du moins, sa foi, De Wette se jeta résolument dans le champ de la critique, sans se laisser effrayer par le caractère négatif des résultats auxquels il aboutit. U publia, en 1806, ses vues sur une partie de l'Ancien Testament, dans deux volumes (Beitrxge zur Ein^ leitutig iu dus A. T., léna, 1806-1807, 2 vol.) qui produisirent une vive sensation et qui peuvent être considérés comme son manifeste dans les questions de critique sacrée, à rexamcn desquelles il allait particulièrement se vouer. Notre auteur ne se fait aucune illusion sur lu nature spéciale des diiticultés que la critique rencontre sur son chemin dans l'étude des livres saints. Nous n'avons, en effet, aucun moyen de contrôler autrement la vérité ou l'exactitude historique de leur contenu que par Texamen attentif de ces livres eux-mêmes, toutes les autres sources d'information et de constatation nous faisant défaut. La critique lii8t<Hique de l'Ancien Testament, d'après De Wette, ne peut guère s*occuperà discuter des questions (i aulhcntieité, n'ayant poiut entre les mains les moyeïis d'arriverà des résultats certains. Elle doit se borner à l'étude ciiMip irt r' (11' ces livres eux-ménu'.s, en cherchant à recomposer l'Iiistuire juive d'après leur contenu. Leur accord ou leur désaccord permettra au critique de porter un jugement sur l'époque à laquelle doivent être placées les institutions théocratiques, ainsi que les documents qui les mentionnent, et sur la manière dont il faut comprendre certains événements historiques qui apparaissent entourés du voile transparent de la foble. Telle est la méthode que De Wette appliqua d'abord au Pentateuque qu'il décomposa en une série de fragments d'âgé, d'origine et de carao-" tères fort différents, en faisant descendre le Deutéronome. le dernier eu date des cinq livres, jusqu'à rè[)0([uc du roi .Tosias, Il montra ensuite que l'auteur des Chroniques a. de son cùlé, utilisé les livres beaucoup plus anciens de Samuel et des Rois et les a transformés dans un intérêt iévitique et hiérarchique. Plus tard il se livra à un travail semblable sur les psaumes, dans lequel il attaqua l'origine davidique et le caractère messianique d'un certain nombre de ces chants nationaux {DU Psalmen, 1811 ; 4* éd., 1836; voyez aussi : UeOer die erbaulieke Èrklœtmng der Ptabnen, 1837).De Wette étendit successivement ses recherches à tous les livres de l'Ancien Testament et les résuma dans une Introduction histo' ■riqueet critique (\\\\ eutrapidement un g^rand nombre d'éditions(ZeA/-AttcA der historiée hkritischen Einlcitmif/ in die canonise h en h. upocryphisrhen Bûcher des A. T., 1817; 7" éd., 18-49). Partout il s'élève avec force contre l'explication des miracles ({hg l'exégèse rationaliste avait mise a