WOLF — WOLSEY
Saxo, 011 IGSI{, iiiitrt à Hambourg en 17;}î). Il pnilossa d'abord bi philosopliie à Wittemborjr ; puis il onsei^na les binâmes orienlalo? à lïaml>our^^ tout on y oxen ant les lonctions tlo pasleur à l éj^lise calbt tirale. Parmi ses uouibreux ouvrages, nous citerons : !<> Manicheismus anle ManichsBOt et in ehràtiùniimo redivivo, Hamb., 1707 ; 2* De caiems P^trum grœeorum, iisque potissimum manuscriptis, Wittemb., 1712; 3^ Biblioiheca hehrœay sive Notitia tum auctorum hebrmorum cujuÊr cumque miatigf tum êcriptorim, guœ vel hubraice primum rxnrta vel ab iis conversa sunt ad nostrnm .vtatem deducta, ilamb., 1715-1735, 4 vol. in- 4"; c'est un excellent abn'^v do la BibUutham marina rabhinica de JuIps Ibirtolocci, corrigée et augnu'ut«'e ; le t. I" contient la notice des auteurs bébreux au nombre de 2'2\i\ ; le t. II l'indii ation bibliograplii(jue de tous les ouvrages imprimés ou manuscrits relatifs à l'Aucien Testament, à la Massore, au Talmud et à la grammaire hébraïque ; la notice dès paraphrases chaldalques, des Hyres sur la cabale, et enfin >des écrits anonymes des Juifs ; les deux derniers tomes renferment les corrections et les suppléments ; 4^ Aneedota grxca^ sacra et profane, Hamb., 1722-1721, 4 vol. in-8 ; 5" Cunc philologice nt criticr in .Vorum Tf'sfnmentum, 1725-1735, 4 vol. in-4°. — Voyez Fabricius, lilOf. grive, XIII, et la IJiogr, univ, de Michaud qui donne l'analyse de dix-huit ouvrages de Wolf.
W0LFEN6UTTEL (Fragments dej. Voyez les deux articles Letting et Reiinnrwi.
WOLLASTON (Guillaume), savant prêtre anglican, né eu 1G59, à Cioton-Glanford, dans le comté de StaiTord, mort à Londres en 1724. Il appartenait à une très ancienne famille, mais fort déchue dans si fortune, ce qui Tobligea d'accepter les fonctions de sous-mattre dans une école de Birmingham. Une riche succession lui permit de se li>Ter en toute liberté à son goût pour TEcriture sainte et la philosophie. Ls connaissance du latin, du grec, de l'hébreu et de l arabe le rendait particulièrement propre à l'examen approfondi dos livres saints. Nou? eilerous parmi ses loivrages : 1" Le liut du livri' df i EccUsimk, Londres, 1(»90, poème rédigé en anglais avec ce sous-titre : la JJriaison de ihouinie dans ses e//orfs inquiets pour se procurer les jouissances de la vie présente ; 2" Tableau de la religion naturelle, Londres, 1722 ; ■8* édit., 1750, ouvrage qui jouit d*une grande vogue et fut traduit en français, la Haye, 1726; 2* édit., 1756, 3 toL in-12. — Voyes Nieéron, Mémoires. XLII.
WOLSEY (Thomas), cardinal et archevêque d*York, né à Ipswich en l'iTI, ujort à l'abbaye de Leicester en 1530, enseigna d'abord la grammairo à l'iiiiivor^ité d'Oxford, devint chapelain et aumônier du n>i Henri VIII, < t t iit entrée dans.stm conseil. Ce ])rinco se déchargea sur le .prélat anilùtioux et intrigant du gouverneniont de l'Etat, et, a|irès lui .avoir donné .suecessivemi iit plusieurs évécbé.s, il le ht arcluvéque d*York, grand chancelier du royaume et principal ministre d'Etat. pape Léon X le créa cardinal en 1515, et légat a latere pour toute l'Angleterre. Son rôle politique a été exposé à Tarticle Angleterre (La Réformation d*). Wolsey a laissé des Lettres qui se trouvent dans la coUeetio
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miqfHinma, III, des PP. Martenne et Durand. — Voyez The life of eardm, WoUey de George Cavendish, Londres, 1853* ainsi que les biographies de Flddes (1724), de Galt (1812 ; 3* éd., 1846), de Martin (1862), el Fronde, HUîory of Fngland, Londres, 1856.
WOLTERSDORFP (Emest-GottlielO, céh^bre poHe religieux, né en 1725, près de Borlio, mort on 1761, étudia la théolo<:io à Halle et donna des leçons à la maison des orphelins tbndce par Francke. H dirigea plus tard un établissement semblable à Bunzlau où il exerça avec un rare dévouement et un zèle infatigable les fonctions de pasteur. Woltersdorfr excellait dans Tari de versifier, et cotte jurande facilité devint pour lui un pi<''i:f\ Au point de vue dogmatique, il se rattache à l'école piétiste, et, dans maint de se? canti(jues, (tn démêle rinfluenco de Zinzendorf et des frères moraves. N'étaient leur longueur et leur prolixité, les productions hynmologiques de WoitersdorfT compteraient parmi les meilleures deTAllemagne protestante : elles sont en tons les cas TexpresBion d*une 1^ intime et vivante. Noas citerons en particulier les cantiques pour les enfants. Indépendamment de plusieurs Recueils de cantiques (1750^ 1731; 2* éd., 17éB), notre auteur a publié un certain nombre d^onvrages d'édification pour la jeunesse e| des i)lans de sermons (Bunsl., 1771). On trouvera sa biographie dans l'édition des (iEuores poétiques de W'Itrrsiînrff, publiée par Schneider, Dresde, 1849.
WOOLSTON Thomas), célèbre déiste, né en 1669, à Norlhampton, mort à Londres en 1731, étudia dans l'université de Giimbrid^^o, et pas?.! ensuite au collège de Sidnoy, oii il prit ses degrés en théologip et <l*(»ù il se fit renvoyer pour ses opinions avancées. La cour du banc du roi le condamna à payer vingt-cinq livres sterling d'amende pour chacun des six discours qu'il publia sur les miracles de Jésus-Christ. Ne pouvant ntisiaire à cette sentence, Woolston demeura en prison. Ses principanx ouvrages sont : 1* Apologie ancienne en faveur de la vérité de la nh'ghn chrétienne, Gambr., 1705 ; Londres, 1730; il y établit en partiealier qae Mofse n*est qu'un personnage allégorique, et toute son histoire an type de celle de Jésus-Ghrist ; 2^ Médiateur entre un incrédule itm apostat; 3" Six discours sur tea miracles de Jésus- Christ ; l'auteur attaque à la fois, et d'une Ssiçon fort irrévérencieuse, la véracité du narntearetle caractère des personnages mis en action dans ces récits ; il monlrp que, pris dans leur sens littéral, ils n'ont aucun sons. Rien de plus arbitraire et de plus frivole que la critique de Woolston. (jui a été la source principale où Voltaire a puisé ses invectives contre les miracles de la Bible. Parmi les apologistes (jui réfutèrent les arguments de notre auteur, le plus célèbre est Thomas Sherlock, dans son fameux ouvrage, les Témoins de la résurrection de Jésus-C hrist examinés et jugés scion Ittrègles du barreau. ,
WOmAN (Saint)^ archevêque de Sens et apôtre des Frisons, né vers 650, à Milly, d'une famille patricienne. Ahbé du couvent de Fontenelle, chspelain à la cour des rois de France, placé en 682 sur le siège métropolitain de Sens, il quitta deux ans après sa patrie pour aller évangéliser les Frisons, en compagnie d'un comte bourguignon, Gangolfe. Ia légende lui attribue un très grand nombre de miracles, plus étonnants
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les uns qup les autres. Ou préteii«l qu'en 080 Wulfran retourna <lans l'althaye de Fontenelle où il mourut, selon les uns en 01)5. selon d'autres en 7:20. Saint Wuliran est le patron d'Aijbeville, qui possède ses reliques. Sa lôte se célèbre le 20 mars. — Voyez AA. SS, BoU.ylU, 143 ss.; Rettberg, IRreh, gaek, Deuttehl., Il, SI4 88.
WURTEMBERG. — Le recensement du 1*' décembre 1880 donne au royaume de Wurtemberg une pc^ulation de 1,971,255 habitants. Quant aux cultes, la population se répartit ainsi que suit: 1,361,413 protestants, 590,405 catholiquos. 5,870 autres chrétiens, 13,32(3 israélites, 242 personnes dont la religion n'a pu être constatée. En d'autres ternies, les protestants l'oruK iit un peu plus des deux tiers de la populatiou du royauuH', los catholiques un peu moins du tiers. — Le roi prend, dans la loi conslitutioiHielle, le titre de protecteur et chef suprême de l'Eglise évangt'lique du pays; mais ce titre ne répond plus d'une manière parfaite à la réalité des choses. Le gouvernement eonsistorial pur qui a été, depuis la Réformation, celui de l'Eglise wurtiembergeoise a subi do profondes modifications à partir du milieu de notre siècle, et une part relativement considérable a été faite aux fidèles dans le gouvernement ecclésiastique. En 1851, une ordonnance royale créa des conseils de paroisseet des synodes diocésains, et enlin,en 1807, on y ajouta unsynode trénéral, qui s'p?t réuni pour la premii'^refois en i8(H). Néanmoins ces autorités électives n'ont pas fait disparaître les anciennes autorités consistoriales qui ont conservé toute leur compétence. Les synodes et les c<jnseils de paroisse ont un rôle plutôt consultatif et, dans unecertaiue mesure, législatif. L*ex6rdce du pouvoir exécutif est resté tout entier entre les mains des anciens corps constitués. L*Eglise wurtembergeoite possède ainsi deux séries parallèles d'autorités, les unes émanant do souverain, les autres tenant leurs pouvoirs de Télection. — L'autorité centrale administrative est e.xercce, au nom du roi, par le ministre des cultes pour certaines attributions plus politiques que religieuses, parle consisloiro pour les atlaire? on prédomine le caractère ecclésiastique. Les fonctions que la loi attrilnie au ministère des cultes sont les suivantes : j^ardedes droits constitutionnels des é«flises et des communautés religieuses reconnues par l'Etat, ainsi que des droits de protection et de surveillance que le souverain exerce sur elles; transmission au souverain des propositions du consistoire et des autres corps ecclésiastiques, et surveillance, au nom du souverain, de la gestion de ces autorités. Le consistoire, nommé par le roi. se compose d*un président, jurisconsulte, qui est un des plus hauts fonctionnaires du royaume, de septconseillers ordinaires. cin([ laïques et deux ecclésiastiques, de deux assesseurs et d'un nomlire varialde fie conseillers extraordinaires. Le consistoire est chargé par la constitution et les lois dn çrouvernemenl de l'Eglise évangélique et de la direct ion des écoles protestantes. Il est chargé du maintien des lois ecclésiastiques et scolaires, de la di.scipline, de l'examen des candidats et des instituteurs, de la nomination à un grand nombre de fonctions ecclésiastiques, de la surveillance des pasteurs, de l'entretien des bâtiments ecclésiastiques, de l'administration des biens d'église, etc. A côté du consistoire, nous trouvons le cofps