ZELL
laiainte dme sou> les doux f^spin^cs. Il eut rhonncurd'ouvrir, en 1523, la lutte avec l'autorité épiscopale. Araccusation 4'hérésio lancée contre lui par le prornrenr do l'évéché, il r»^pondit par un •'•crit publié en latin, qu il traduisit en allemand : ChristUchf Vrrnnln'ortunt/ M. Matthes Zell ron A'aiseî'sfjt'rg..^ et {[uï fut rélo(iurnt nianiiesle de la rénovatioQ religieuse à Strasbourg. 11 eut la bonne fortune de trouver de zélés collaborateurs : Bucer, qu'il recueillit dans sa maison et chargea de lectures publiques sur la Bible ; Capiton, dont il sut vaincre Thésitation et qu'il gagna définitivement à la cause de l'Evangile; PoUion, Nigri, Hédion et d'aytres. Itompant ouvertement avec la tradition catholique, il épousa, à IMge de 46 ans, Catherine Schutz, la fille d'un menuisier, qui fui pour lui une compagne fidèle et intelligente, associée ù tous ses travaux, une diaconesse dans l'acception apostoliijue du mot. L'évéque (luillaumc de Hi'lienstein le cita devant son tribunal à Saverne ainsi que six autres prêtres mariés. Ils refusèrent tons de ci>raparaitre, furent excommuniés et Zell rédi^MM. en leur nom, en avril lo2i, un écrit sous le litre : Ajiprllatio sacerdotum maritorum par lequel il en appelait à un concile libre. Le magistrat de Strasbourg les maintint dans leurs fonctions. Zell prit dès lors une part active à toutes les luttes qui amenèrent rétablissement définitif du nouveau culte. L'organisation des églises, la réformation des mœurs, la fondation d'écoles, d'œuvres hospitalières, la création du collège St-Guillaume pour les étudiants en théologie, furent Tobjet de sa constante sollicitude. Sa maison était l'asile de tous les proscrits pour la foi évangéliqne. Des réunions n giilièrcs (juo tenaient clirz lui les pasteurs de la ville sortit \c /{irc/tt'nc'inrt'tit. l'administration ecclésiasiiqne • protestante. Absorbé par son activité pastorale, Zell resUi à peu près étranger aux luttes tbéologiqucs de celte époque, et quand il y fut mêlé, il fit preuve d'une grauile largeur de vues et d'un esprit de conciliation vraiment chrétien. Les sectaires anabaptistes trouvaient en lui un avocat bienveillant, disposé à adoucir les rigueurs dont ils étaient trop souvent l'objet. Dans les ({uerelles sacramentaires, Zell resta jusqu'à sa fin un partisan dévoué de Zwingle. 11 mourut, emportant les regrets de tous, le 10 janvier l.jiS, au moment ou la guerre dite de Smalcalde menaçait son o'uvre des plus j^^raves «langers. — Outre les écrits déjà cités ou ceux que Zell i)ui»iia conjointement avec ses collèL.'ues. nous mentionnerons encore: Jiin roUalian auf die ciiifo/utai;/ M . Anl/iumi, 1323; une explication de la prière dominicale, Ausle</ung det Valter (/mers; un catéchisme, Kurze tebriftlkke Erklœrung fur die Kinder^ 1534. — Catherine Zell (née en 1497, morte le 5 sept. 1562), que les biographes ont ap^ée rOlympia Moratade l'Alsace, a également laissé plusieurs écrits fort curieux : une apologie de Zell, L^ntsc/iuUiigunff^ K. Sr/ityzinn fur Matthes Zellen^ iren Fegema/iel ; (en Jl/.ss\ aux arch. de Zurich) une lettre de consolation aux femmes de Kenlzingen. Dcn leifdtmh'n rhria- 'llanhigm Wri/hi-nt.. , 15:24; le discours qu'elle prononça lors des funérailles de sou mari, Klugred und /{nuti/nutn;/ Kaih. /l'Ikn zuin Vvlk bey deni Grab M. Matlicus Zellen 15i8 (en Mss. à la bibl. de l univ. de Strasb.) et enfin A^in liriof an die ganze Bûrgersckaft der Stadt Siras$kurg, 1557 (dans XeiBeitr.i'ge de Filssli, vol.V.)* lettre par laquelle elle crut