‹ Encyclopédie élémentaire de l'Antiquité ou origine, progrès état de perfection des arts et des sciences chez les anciensChapitre 24 sur 33 · tome · texte numérisé non relu

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Pour avoir des pierres gravées exquises en tra= vail, il faut remonter jusqu'au temps des Grecs; ce sont eux qui ont excellé en ce genre sous le rapport de la pureté , de la profondeur , de la liberté des contours , du poli , de l'expression et de la draperie ; leur habileté dans la représentation des animaux est encore supérieure à celle de tous les autres peuples ; il est vrai qu'ils étoient bien servis dans leurs modèles , et qu'ils ne faisoient jamais rien sans consulter la nature. Ce que nous disons de leurs ouvrages, au sujet de la Gravure en creux, doit également s'appliquer aux pierres gravées en relief 9 appelées Camées ou Camayeux. Ces deux genres de gravure ont toujours chez les Grecs marché d'un pas égal; quant aux Étrusques, ils n'ont pas été leurs rivaux, et les Romains, qui n'avoient N point alors l'idée du beau, leur ont été inférieurs à tous égards : quoique curieux à l'excès des pierres gravées , quoique soutenus par l'exemple des graveurs grecs qui vivoient parmi eux, ils n'ont eu en ce genre que des ouvriers médiocres , et la nature leur a été ingrate.

Les règles du dessin, dans leurs gravures sur pierres fines, ne sont pas violées, mais elles ne sont pas élégantes; on n'y voit ni élévation, ni génie.

On distingue en général parmi les. pierres gravées que Ton doit aux artistes grecs, celles qui portent les noms des anciens graveurs , parce que, outre leur mérite réel , elles ont une grande utilité pour l'histoire de l'art; mais comme la supposition des noms des graveurs est devenue

un objet de spéculation pour les brocanteurs , on doit apporter une critique sévère dans la manière de les expliquer. Deux moyens peuvent conduire à l'authencité des pierres gravées: l'examen des pierres, qui sont ordinairement belles, car les grands artistes n'ont guère travaillé que sur celles qui l'éloient , ensuite la forme des lettres qui ne sont pas aussi bien faites que celles des graveurs du temps d'Auguste.

Les graveurs antérieurs au siècle a* Alexandre le Grand, sont: Théodore de Samos, k qui on doit l'anneau de Polycrate: c'étoit une émeraude sur laquelle étoit gravée une lyre. Heius dont nous avons uue Diane chasseresse, vêtue d'une longue robe. Phrygillus, dont on a un Amour sortant de l'oeuf; et Tkamyrus, contemporain de Dioscoride, qui a gravé un sphinx qui se gratte.

Parmi les graveurs depuis le siècle d'Alexandre jusqu'à celui d'Auguste, on cite : Admon, qui a gravé un Hercule buveur, plein de force, mais un peu trop ramassé. Apollonides y cité par Pline au nombre des grands artistes, et dont il ne nous reste qu'un fragment d'une sardonyx , représentant un bœuf couché. Polyclètc de Sicyone, célèbre statuaire, dont nous avons un Diomède enlevant le palladium , une tete dite d'Alexandre et une de Phociou. Tryphon, auteur du beau camée du duc de Marlborough , qui représente les noces de l'Amour et de Psyché, Cloro» niuSy qui a gravé une Terpsichore debout, et le célèbre PyrgotélèSy le seul auquel Alexandre permit de le graver.

Parmi les graveurs du siècle d'Auguste, on connoil Acmon qui a gravé un Auguste, camée que l'on estime beaucoup, et qui paroît entièrement exécuté avec la pointe de diamant. Coemus ou Coenus , dont on a un Adonis nu , et un Faune célébrant les bacchanales. Aulus, auquel on doit cinq pierres figurées par Stoch. Éneïus, dont le uom se trouve sur les pierres qu'il a gravées. Dioscoriâes , qui

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étoit sous Auguste ce que Pyrgotélès avoit été sous Alexandre : un de ses plus beaux ouvrages est son Démosthène sur une améthyste j sa Thalie est pleine de grâces. Épitynacus , Euthychès , Onésidemos , et Solon, auteur d'une belle téte de Méduse.

Parmi les graveurs du temps de Caligula, il faut mettre Alphéecl Aréthon, qui ont fait en commun un camée représentant Germanicus et Agrippine , et le portrait du jeune Caligula. Nous avons tïAlphée un chef-d'œuvre de l'art qui atteste son talent : c'est le triomphe d'un roi barbare traîné dans un bige et couronné par la Victoire.

Les graveurs les plus connus du temps de Titus, sont: Évodus, qui a gravé sur une pierre que Ton croit être une aiguë-marine que Ton possède au Musée , le portrait de Julie, fille de Tilus et de Marcia , célèbre par ses amours avec son oncle Domiticn : la grandeur et la beauté de cette pierre, le fini de l'exécution, la ressemblance des traits, la singularité du costume, tout la rend une pierre remarquable : ensuite Nicandre, auteur d'un autre portrait de Julie.

Les graveurs du temps d? Hadrien sont .* Anthiocus , dont on a une Minerve guerrière , et une téte que l'on croit être celle de Sabine, épouse d'Hadrien. Anthéros, dont le uom se trouve sur une pierre qui représente Hercule buphage ou mange-bœuf. Hellen y quia gravé un Antinous sous les traita d'Harpocra tes.

Parmi les graveurs du temps de Marc Aurèle, nous citerons: Apolien, auteur d'un portrait de Marc Aurèle très ressemblant; et un autre Apolien, fils ou élève de Phrynicus, de qui l'on a une célèbre pierre gravée , représentant Bacchus dans le délire que cause le vin, ayant auprès de lui le bonnet phrygien suspendu à un arbre.

Enfin y parmi les graveurs dont l'époque est absolument incertaine, nous nommerons: Action, Agathe me ro s ,

AUhn, Apollodore, Apollonius, Aspasius , Athénion , Hyllus, Onésas, Onésimos , Philémon , Midius, Pamphile, Axeochus , Diphilus , Myrthon , Nicomaque , Pergame , Plotarque, Scylax, Séleucus , Sosthènes , Sostrate et Tet/cer.

Tels sont les principaux graveurs grecs, au temps où ils ont cultivé cet art dans leur patrie , et après leur éta» blisscment à Home.

La liste de graveurs romains et de leurs productions , n'est pas considérable. Les seuls connus sont : Aquilas , qui a gravé une Vénus au bain ; l'Amour lui présente un miroir. Félix , l'enlèvement du palladium. Quinlillus , i un Neptune sur une aigue-marine. Rufus , une figure de Ptolémée VU!; l'Aurore conduisant un quadrige, et tenant un flambeau dans la main droite.

On cite il est vrai un grand nombre de pierres, avec des noms romains; mais ces noms sont plus probablement ceux des propriétaires que des graveurs.

Enfin, les pierres gravées les plus célèbres sont parmi les intailles (pierres dures, gravées en creux) : d'abord celles avec le nom des graveurs que nous avons nommés plus haut : YIo , le Démosthènes , le Persée et le Mercure de Dioscorides, le Taureau d'IIyjlus , V Hercule deCnéius , la Méduse de Solon, la Julie d' Evodus.

Parmi les autres intailles, on distingue le cachet de Michel Ange * , un Hercule jeune , un Hercule voilé , cinq des chefs devant Thèbes , etc., etc.

1 La plus belle pierre gravée sortie des mains des Grecs , et qui nous soit restée , est la cornaline connue sous le nom de cachet de Michel Ange. C'est le plus beau morceau du cabinet du roi do France , et peut-être du monde.

Cette gravure antique est une petite cornaline transparente , gravee en creux , que I on croit avoir servi de cachet à Michel Ange , et qui, dans un

Parmi les pierres en relief, on remarque principalement le sardonix de Tibère , Y Apothéose d'Auguste, avec son épouse LÀvie, sous la figure de Rome, et accompagné de sa famille. Un camée, représentant Jupiter AS giochus ou porte-égide : ce beau camée mérite d'être considéré comme un des chefs-d'œuvre de l'art, et comme un des monuments les plus importants pour la rareté du sujet, et la beauté de l'exécution. 11 faut encore citer parmi les grands camées V Apothéose de Germanicus ; Agrippine et Germanicus , sous les traits de Cérès et de Triptolême ; Ulysse ; différents portraits de Tibère, Claude, Marc Aurèle,Faustine, Hadrien, Antinous» Le fameux camée représentant

* espace de cinq à six lignes , contient treize ou quatorze figures humaines ,

sans compter des animaux, des arbres, et un exergue où l'on voit des montuosités, des eaux , et encore un pécheur.

On croit ce chef-d'œuvre gravé du temps d'Alexandre le Grand , par \c fameux Pyrgotèles.

M. de Mautour ne trouvant rien sur la pierre qui caractérise la personne d'Alexandre , ni l'ouvrage de Pyrgotèles, aime mieux en fixer l'époque au temps des Ptolémées, fondé sur le rapport que peut avoir la figure du pécheur qui est dans l'exergue, avec une idylle de Théocrite , intitulée les Pécheurs, et composée sous le règne de Ptolémée Philadelphe (ay5 ans avant l'ère chrétienne).

M. Baudelot soupçonne que cette cornaline pourroit bien avoir été gravée du temps de Conon ( 5oo ans avant l'ère chrétienne ) , à l'effet de consacrer la mémoire de quelques faits solennellement célébrés par le peu pie d'Athènes dans les magnifiques jardins de ce général.

Callicrate, Lacédémonien , et Mymécidts , Milésien , furent , suivant le rapport dé Pline et d'Elien , deux graveurs célèbres dans l'antiquité par des ouvrages d'une délicatesse surprenante. Mymécides avait fait un chariot d'ivoire si petit et si délicatement travaillé , qu'une mouche pouvoit le couvrir de ses ailes. Callicrate grava toute l'Iliade d'Homère d'un caractère si fin qu'elle auroit pu tenir dans une coque de noix ; il avoit fait aussi des fourmis et autres petits animaux d'ivoire si petits, qu* Ton avoit peine à en discerner les parties.

Di oogle

Ptoiémée E vergeté et son épouse Bérénice , remarquable par le travail et le volume; enfin le grand camée, représentant Bacchus et Ariadne dans un char traîné par des centaures.

Outre ces grands Camées et ces Inlailles , qui ressemblent à des tableaux, on conserve dans quelques cabinets des Coupes très remarquables. Ces coupes sont ordinairement de sardonix.

Toutes ces pierres gravées, soit en relief, soit en creux, offrent une multitude de sujets, de signes et de symboles , ce sont des monuments très intéressants pour l'histoire des mœurs et des usages civils, religieux et militaires des différents peuples , dont la connoissance est si importante pour les hommes qui recherchent l'instruction.

On y trouve les images des héros, des princes , des hommes célèbres , et ces portraits sont en général mieux conservés que sur les marbres et sur les médailles ; les pierres gravées nous en font môme connoître qui n'existent pas sur d'autres monuments. On y trouve les caractères alphabétiques les plus anciens , des hiéroglyphes et des symboles sin~ guliers , une foule de représentations allégoriques, des animaux, des plantes et des instruments qui servent à l'histoire des sciences dans l'antiquité. Les pierres gravées sont aussi les monuments les plus utiles pour l'histoire de l'art , parce que ce sont les plus nombreux et les plus anciens : elles nous font suivre les progrès du dessin depuis son origine et

chez les différents peuples , le nom et la manière des différents maîtres , le goût et le style des différentes époques de l'art -, leur perfection et leur beauté servent à la formation du goût. Les peintres peuvent trouver dans les pierres gravées des idées à saisir, des sujets à imiter, des figures entières à transporter dans leurs tableaux.

Raphaël a prouvé par ses chefs-d'œuvre 1* usage heureux que la peinture pouvoit en faire. Annibal Carrache a emprunté de deux pierres gravées antiques, les pensées de ses plus beaux tableaux , du palais Farnèse à Rome. L'Hercule qui porte le ciel , est une imitation d'une gravure antique qui est dans le cabinet des antiques , à la Bibliothèque royale. Le même héros se reposant de ses travaux, s'éloigne peu d'une cornaline qui a appartenu à Fulvius Ursinus. C'est précisément le même sujet, la même composition, la même intention de figures. Le CarracH»* transcrit jusqu'à cette sentence qu'on y lit en grec : Le travail est la source d'un honorable repos. Bouchardon avouoit qu'il devoit autant pour la perfection de son talent, à l'examen attentif des pierres gravées, qu'à l'étude des statues et des bustes qu'il avoit vus à Rome; on retrouve encore sur les pierres gravées , quelques-unes de ces statues, quelques-uns de ces groupes, qui sont les justes objets de nos regrets. Enfin , il est très probable que la plupart des chefs-d'œuvre delà sculpture, ont été copiés sur les pierres gravées ; en effet , il y a un très grand rapport entre quelques figures gravées sur les pierres et quelques statues dont il ne nous resteque des descriptions.

Les pierres gravées des anciens sont donc une étude amusante et instructive, faite pour plaire aux ftensde l'art, et surtout indispensable aux artistes

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et à ceux qui désirent d'avoir une connoissance solide de l'antiquité ; mais ce haut degré de perfection auquel les anciens sont parvenus dans l'art de graver sur les pierres fines, sur les cristaux et même sur les métaux . en creux et en relief, ne donnet-il pas lieu d'être surpris qu'ils n'aient pas inventé l'art de tirer des empreintes des ouvrages qu'ils exé= cutoient. Dans plusieurs églises on trouve des tombeaux couverts de plaques de cuivre , sur lesquelles on voit des figures gravées dans le moyen âge au simple trait , absolument semblables à nos.planches gravées. Il y a dans le cabinet des antiques une lame de cuivre, sur laquelle on voit un grand noni» bre de figures gravées, de manière à en pouvoir tirer facilement des empreintes.

Malgré tout cela , cette sorte de gravure sur métal ne date pas de plus loin que du milieu du xv e siècle ; et celle en bois , qui paroît avoir fait naître l'imprimerie, ne lui est antérieure que d'environ cinquante ans. Ajoutez à cela que si les anciens avoient pratiqué cet art , les productions de Thimanthes et d'Apelles auroient échappé à la fureur du temps, etnousseroient parvenues aussi bien que nous sont parvenus les ouvrages d'Homère et de Virgile , multipliés par des copies.

Les anciens ont gravé sur toutes sortes de pierres, mais principalement sur la Cornaline ,1 'dgathe ,1a Chalcédoine,le Jaspe ,Y Emeraude et la Turquoise.

La Cornaline est de la même pâte que l'Agathe : aussi

S*8a ENCYCLOPÉDIE DE ^ANTIQUITÉ.

n'est-ce qu'une variété du quartz agathejelle doit sa couleur rouge à un oxide de fer ; on croit communément que cette couleur rouge qui approche de celle de la chair, lui a fait donner le nom qu'elle porte. La couleur de cette substance minérale est plus ou moins vive dans chaque cornaline; elle se dégrade depuis le rouge le plus vif, jusqu'à la teinte de la pelure d'oignon. Les cornalines les plus hautes en couleur dans lesquelles on ne remarque aucun trouble, qui ne sout pas traversées par des fils et des veines qui les font paroître enduites, sont les plus belles, et ont toujours été préférées. Cette pierre est principalement propre à la gravure en creux , parce que la matière est d'une égalité parfaite; quelle conserve ses arêtes très vives et reçoit un très beau poli.

La quantité de cornalines que les anciens ont employées à la gravure est tellement considérable, qu'elle égale presque celle de toutes les autres pierres.

U Agathe est également une pierre quartzeuze, d'une pâte très fine, et dont le principal mérite est dans ses belles couleurs.

La pierre que les marchands appellent Agathe orientale y nom qu'ils donnent à toutes les belles pierres précieuses , est d'une seule couleur, ordinairement laiteuse, et parfaitement transparente : elle est préférée par les graveurs en pierres fines à toutes Ies J autres espèces d'agathes.

La Chalcédoine est une espèce d'agathe, dont la transparence est troublée par des nuages laiteux. Le Cabinet des antiques possède plusieurs pierres gravées sur chai' cêdoine.

Le Jaspe est composé de quartz -agathe, empâté d'ar= gile ferrugineux, ce qui Ihî donne différentes couleurs réunies sans ordre. Le jaspe fleuri est de tous les jaspes celui qui en contient le plus, et souvent il a été employé

par les graveurs; le Musée royal possède la figure d'un roi Parthe, et plusieurs autres gravures sur cette substance. Le choix de ce jaspe a cependant de quoi étonner; car outre qu'il n'est pas d'une assez grande dureté, il est évident que les objets y sont confus. La gravure ne se distingue bien en général que sur les pierres d'une seule couleur. Ces jaspes sont donc très difficiles à travailler , à cause de la difficulté d'y distinguer les traits de la figure que l'on y grave. Les artistes qui les ont employés, ont peut-être voulu joindre au mérite du travail celui de la difficulté vaincue. Ils ont dû d'ailleurs penser que l'on regarderoit comme une singularité remarquable, de voir sortir des traits réguliers et un dessin fini, d'une pierre qui n'offroit d'abord que des linéaires confus et un assemblage bizarre. C'est ce qui arrive aux gravures sur les Jaspes fleuris ; on n'en peut juger que d'après les empreintes.

VÉmeraude est une pierre précieuse composée de silice, d'alumine et de chaux. Quand cette pierre est parfaite , elle a une belle couleur verte qui repose la vue; de près, elle jette un jeu de lumière ravissant : la lumière qu'elle lance, dit Pline, semble brillanter l'air qui l'environne, et teindre par son irradiation l'eau dans laquelle on la plonge. Elle est toujours belle, toujours éclatante , soit qu'elle pétille sous le soleil, soit qu'elle luise dans l'ombre ou même qu'elle brille dans la nuit à la lueur des flara = beaux; car ils ne sauroient lui ravir les agréments de lia couleur, qui se montre toujours pure.

Cette pierre étoit au'plus haut degré d'estime chez lus anciens; mais sa dureté est cause qu'on l'a employée moins souvent que les autres pierres pour la gravure.

Turquoise. On distingue deux espèces de Turquoise : la turquoise orientale ou de vieille roche, qui se trouve en Turquie, en Perse ou aux Indes, et dont la couleur tire sur

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le bleu, couleur favorite de» Turcs j et la turquoise occidentale, quiestd'unecpuleurverdâtre,etquel'on tire de plusieurs endroits de l'Europe, savoir de France, d'Aile» magne, de Bohême, de Hougrie et de Silésie.

La turquoise orientale, qui est d'un beau bleu céleste , est la plus belle et la plus estimée; elle est plus dure, et reçoit un plus beau poli que'la turquoise occidentale.

Plusieurs gravures égyptienues sont sur cette pierre précieuse.

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