‹ Encyclopédie élémentaire de l'Antiquité ou origine, progrès état de perfection des arts et des sciences chez les anciensChapitre 6 sur 33 · DE L'ART DE TEIWDRE · texte numérisé non relu

DE L'ART DE TEIWDRE

La plupart des matières propres à faire des tissus sont naturellement d'une couleur terne et sombre.

Les vêtements seroient en conséquence d'une uniformité ennuyeuse , si Fart n'avoit pas trouvé le moyen d'y remédier et d'en varier les nuances. Les premières plantes, les premiers fruits que l'on aura écrasés, l'effet des pluies sur certaines terres et sur certains minéraux , ont dû donner des notions de l'art de teindre, et l'idée des différentes matières propres à la teinture. Dans tous les climats, l'homme a sous sa main des terres ferrugineuses , des terres bolaires de toute nuance, des matières végétales et salines ; la difficulté a été de trouver l'art de les employer. Combien de tentatives n'aura-t-on pas faites avant que de parvenir au point d'appliquer convenablement les couleurs sur les étoffes , et de leur donner cette adhérence et ce lustre qui fait le principal mérite de l'art du teinturier, un des plus agréables, mais en même temps un des plus difficiles que l'on connoisse !

On parvient à colorier les étoffes par le moyen de la chaux, des sels, des lessives, des fermentations, des macérations, etc. L'art de teindre étoit connu très anciennement : les Chinois prétendent être redevables de cette découverte à Hoang-Ti, un de leurs premiers souverains. Le plus grand nombre des auteurs s'accorde pour en faire honneur à l'Hercule tyrien ; néanmoins il a fallu du temps pour porter la teinture à son degré de perfection , on n'a dû y parvenir qu'après plusieurs essais.

Homère, ce grand poète, observateur exact du tome I. 4

costume, donne des ornements de couleur pourpre à des héros qui vivoient vers les siècles où nous plaçons la découverte de cette teinture. On pourroit citer encore d'autres témoignages.

Les Tyriens ont été , de l'aveu de toute l'antiquité, ceux qui ont le mieux réussi à teindre les étoffes en pourpre. Celles qui avoient été mises deux fois à la teinture étoient les plus estimées. Pline nous apprend que la pourpre de Tyr se vendoità Rome mille deniers la livre, ce qui revient à près de cinq cents francs de notre monnoie. Ainsi cette précieuse couleur disputoit de prix avec l'or même ».

Toutefois, il paroît, d'après le témoignage des auteurs anciens, confirmé par les découvertes mo= dénies, que les étoffes teintes en pourpre, avoient une odeur forte et désagréable. D'ailleurs, à juger de l'effet de la pourpre par les descriptions qui nous en sont restées , cette couleur ne nous paroîtroit pas fort agréable à l'œil. Quelques réflexions suffisent pour s'en convaincre.

• C'est une particularité, aujourd'hui bien connue, que sur la côte de Cxuayaquil (au Pérou) , aussi bien que sur celle de Gnatimala , se trouvent les limaçons qui donnent la pourpre si célébrée par les anciens , et que les modernes avoient crue perdue. La coquille qui les renferme est attachée à des rochers que la mer baigne ; elle a le volume d'une grosse noix : la couleur d'abord blanc de lait , devient ensuite verte , et n'est pourpre que lorsqu'elle est séchée : elle réussit mieux avec le coton qu'avec le lin et la soie. •

AGRICULTURE. 5l

On distinguent plusieurs sortes de couleur pour» pre. L'une étoit extrêmement foncée , d'un rouge tirant sur le violet ; l'autre étoit f>lus déchargée , approchant de notre écarlate; celle enfin que l'on appeloit la pourpre de Tyr, étoit d'un xouge de sang de boeuf. Cette couleur triste étoit ce que l'on recherchoit principalement dans ces sortes d'étoffes «.

Les anciens a voient une si grande estime pour la couleur pourpre , qu'elle ctoit spécialement consacrée au service de la divinité. Elle étoit aussi la marque distinctive des plus grandes dignités. Le roi de Phénicie, auquel on avoit présenté les premiers essais de cette couleur, l'avoit réservée pour le sou» verain et pour l'héritier présomptif de la couronne.

ARTICLE IX

DE L'ART DE NETTOTER ET DE BlAHCAlR LES ÉTOFFES.

Cet art a beaucoup de rapport avec celui de la teinture : l'eau toute simple ne suffit pas. Les an» ciens ne connoissoîent pas le savon ; ils y sup= pléoient par différents moyens. Pour nettoyer les

* Nous avons trouvé le moyeu de faire une leiature écarlate plu* belle et à moins de frais , avec la cocbeoille. Avant les découvertes chimiques , l'art de teindre devoit être très imparfait : sans les préparations que nous fournil la chimie , nous ne pourrions , en effet , teindre les étoffes en écarlate line: C'est la plus belle et la plus éclatante couleur de la teinture , mais c'est aussi une des plus difficiles à porter à son point de perfection

étoffes, la méthode étoit alors de les jeter dans une fosse pleine d'éau , dens laquelle on avait mis quelque* cendres, méthode qui paroît avoir été le plus universellement employée dans les premiers temps. Homère en effet nous dépeint Nausicaa et ses compagnes, foulant aux pieds dans des fosses leurs vêtements pour les blanchir.

Les Grecs et les Romains suppléoient au savon par le moyen de différentes sortes de terres et de plantes. Les Sauvages de l'Amérique font, avec certains fruits, une espèce d'eau de savon , qui leur sert à blanchir les lits de coton , et toutes les étoffes dont ils font usafte. Dans l'Islande , les femmes font la lessive avec de la ceindre et de l'urine. En Perse, on se sert de terres bolaires etunameuses. Dans plusieurs pays, on trouve quantité de terres , qui, dissoutes dans de l'eau , ont la propriété de nettoyer et de blanchir les étoffes et le linge. Toutes ces différentes pratiques ont sûrement; été en usage dès les premiers temps, , t .. .. ;j .

NtvrlCÉ tiES Ll"EOX b'ûtJ SONT YE\US PLUSIEURS vici.Tk.VX ET

-'• \ ■ PI-CSJELRS FRUITS. '

L'Abrirolirr, originaire dt t'Arminit. j L'Amandier, originaire dt la Mauritan't.

L'Aocia L'Acaci» roM L'Acanthe

ire dtl'Atmintt. j L'Amandier, originaire de la Mouritan «.

delaBartc.ru. L'Amaranlbe dt t'Amtriaué.Septtntrion.

duCandda. L'Amlroijie dï i'AmériqutSept. tt Mi.

dê la Cardtint , dt l'JtiéU i •> ridùmatt.

dt l' Afrique tt de» pro'L'Ayantt dt/Amiir qat StpU

. ttwtt méridionale» dé

L'Ail du Levant.

L'Alisier dt rdmiriqttt ■ StpHtnfrt*.

L'Aloèa dt l'Inde.

^ oan ** dtfAenirqut StpU

L'Anémone det montagne» froidtt dt

.. i. • C&aiùpt. : )•■

L'Aogelique d.» p*jt hemide, , t fnidt

• del Europe.

L'Aoia . r. de l'Bgypit.

t'Arbouaier dt COritnt.

L'Are* , originaire -

L'Armoise

L'Artichaut

L'A»p«rge

L'Aveline

Le Baguenaudiez

La Balsamine

Le It.imlxju

La Banane

La Bardane

Le B.iMlic

La Bcttemt*

La Bourrache Le Cacao Le Cachou Le Caft La Calebaste Le Bois de Campèche La Canne à Sucre La Cannelle La Capucine La Carde La Carotte Le Catalpa Le Céleri La Centaurée :

Le Cerfeuil Le Cerisier La Cerise | Le ChanTre Le Châtaignier Le Chêne Le Chou blanc Le Chou-fleur

l e Chou rouge et le Chou

deflneWel de F Amérique, de CAtit. .

d* la Sicile, ds l'Atie.

d* CA*ie.

du Levant et de- l'Ethiopie.

dt la Jamaïque.

de CInde.

de l'Inde.

d» f Europe.

de l'Inde.

de% partie» mérid. de i'Eu

tope, de le Syrie.

de la Guyane tl du Mexique de» Inde*.

d* l'Arabie et dei.Antille*

du S*n<'gel et de l'Amir.

de la Baie de Campiche.

de St. Domingue.

de l'ile deCeylan.

du Pérou.

de rilalit.

de la France.

de l'Amérique.

de la Traître.

de la Turquie.

de l'Aêie.

de- Pfnt.

de CAêie-Mineure.

de CAtit. de la Lydie, de l'Europe, du Nord, de Chypre.

La Praiie ananas, origin.

Le Framboisier Le Froment

Le Géranium de* Jardin* Le Giroflier

Le Grenadier Le Groteiller

La Guimauve • Le Haricot L'Héliotrope

Le Hêtre

L'Hortensiar L'Ipécaeuanha La Jacinthe L'Iris.

Le Jasmin Ln Jonquille Le» Jujubes La Laitue Le Laurier Le Laurier rose Les Lentille* Le Lirge

Le LilM La Luterne L< - Lys

La Marguerite La Marjolaine Le Maronnier

vert

de» Remain* qui le* avaient reçut de l'ÉgypIe.

Le Citron-

de la Médie.

La Citrouille

eTAttreran.

La Clématite

du Levant, de l'Eipegne et

de l'Italie.

Le Coco

de» Inde» , de l'Afrique e t

d* l'Amérique.

Le Coing

de rAtie.

La Coloquinte

du Levant.

Le Colon

de l'Aiit-Mineure.

Le Cresson

de Crète.

Le Cyprès

de Levant.

Les Dattes

d» l'Inde et de l'Arable.

L'Échalote

d'Airalon en Phénicie.

L'Elabore noir

de flléliron.

Le» Épinards

de l' A tie -Mineure.

I, 'Erable

de C Amérique-Septentrion.

Le Fenouil

de* Canari**,

Le Figuier

de la Méeopotamie.

Le FraUier

de* Inde*.

de la Louhian».

du Canada, de CAele.

du Cap de Benne Etpéranrt • arbre de* Moluqne».

plante d'Europe, d* l'Afrique.

eroit naturellement dan* le*

bai*, de l'Europe, de l'Inde, du Pérou.

d» l'Amérique-Sept. et de la

Terre de Peu.

d* la Chine et du Japon, du Bréeil.

d» l'Orient, de la Perte, de* Inde» Orientale:

d» la Guad. et de CEtpagne.

de l'Arabi».

de Co».

de la Crète, de l'A tie.

de là Médie.

dot payt méridien. : Italie .

Provence , Etpaçno.

de* Indet-Oritntalet.

d» l'Atie.

d» la Syrie et d» la PattU:

de la Sicile.

de* pay* chaud» de la Fr.

de* Grande* Inde*.

Le Maronnier à fleurs roug.a** la Caroline.

Le Melon Le Millet Le Mûrier Les Myrobolar Le Narcisse Le Navet

de l'Orient.

de l'Afrique.

de la Chine.

dt* Indee-Orientale*.

de rinde et d» Centlanti».

de la France.

Le Noisetier

du Pont.

Le Noyer

de l'Atie.

La Noii de Galle*

eTAiep, de Tripoli et d*

Motel.

La Noix narcotique

de» Inde».

La Noix muscade

de» Moluque».

L'Œillet

d* l'Italie.

Le* Oignons

de l'Égypte.

L'Olivier

de la Criée.

L'OrauK*-r

de l'Inde, de la Chine et de

l'Amirique-Septenlrion.

L'Oreille d'Our*

de* A lpt1.

Le Pain Je Pourceau

de l'V» de Ctyian.

La Patate

de CI»de.

Le Pécher

de la Perte.

La Persicaire

du Levant.

Le Perail , originaire

do la Sardaigm*.

La Rhubarbe, originaire

da la Ckmt.

Le Peuplier blane

, do la Virginie.

Le Ri«

d* l'OrUmt.

Le Peuplier noir

do la Caroline.

La Rom 1 ré mi ère

da la Chine.

Le Phloi

dé l'Amérique Septont.

Le Saliiflf

d* FRepagn*.

d* rj$i*.

Le Pistachier

de» lnd M .

Le Sarrasin (bled)

Le Platane

du Louant, do ta Virginia.

La Scabietije

dlM Inda».

Le Poirier 1

du itont Ida.

Le Scorsonère

d* V Afrique.

LePoif

do la Franc*.

Le Seigle

de la Tartaria.

Le Pommier

do la Neuetrio.

La Sentitire

da Bréeil.

La Pomme de terre

dê l'Amérique»

Le Soleil

da Pérou.

Le Pourpier

de CAve.

Le Tabac

do» Inde» Orient., du Brêu

Le Prunier

d» la Sjrio.

et do la Floride.

Le Quinquina

du Pérou.

Le The

de la Ckine et du Japon. .

La Régli M e

d* Pllalie, da laPranconùt

La Tomate ou Pomme

La Reine Marguerite

et d* CEtpagno.

d'Amour

do VAttjrio.

do la Chine.

La Tubercule

dolaPorte.

La Reinette

d* la Syrie.

Le Tulipier

do la Virginia.

La Renoncule

du Lovant.

Le Topinambour

do l'Amérique.

LeRè.éda

é'I'ÉgjpU.

Laieeco

do ta Virginia.

Cette notice n'est pas complète, mais il nous semble que telle qu'elle est , elle - de quelque utilité.

» U* poire* le* ptu* deliealei «ont »• Grtce.

d'Aleiandrie , de la Nomidie et de différente* parties de

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