ANATOMIE
Usons ne voyons pas, comme dans les périodes qui ont précédé et suivi, une ou plusieurs grandes personnalités attirer toüte l’attention, ni des traités didactiques peser de leur autorité sur les masses; le procédé diffère ; c’est celui de Cabrol, de Couillard, qui racontent ce qu’ils ont vu, qui recueillent leurs observations souvent avec naïveté, toujours avec une sincérité qui s’impose. Les travaux français de ce genre dominent en intérêt et en nombre : c’est l’origine de la clinique, de l’observation scrupuleuse et sans parti pris du malade ; elle deviendra méthode à la fin du xvme siècle et donnera toute sa force à l’Ecole française. Tels sont les hommes qui ont préparé Tolet, Dionis, Méry, Morand et l’école brillante du xvme siècle.
Un grand pas avait été fait : les chirurgiens ne dédaignaient plus ni le cathétérisme, ni les carnosités, ni la taille. Sans doute des empiriques,^ des
giens était trop grande pour qu’ils pussent la soutenir et peu à peu ils disparurent. La taille va être tolérée, acceptée, puis mise au rang qui lui revient, celui d’une des plus efficaces et des meilleures opérations de la chi-