‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 11 sur 62 · B. — ANATOMIE · texte numérisé non relu

B. — ANATOMIE

Comme à toutes les autres époques, la chirurgie et l’urologie n’ont avancé pendant la Benaissance que grâce aux progrès de l’anatomie qui ont éclairé la route. Il est vrai que le xve siècle rendit un grand service en faisant revivre Galien qu’on ne connaissait qu’au travers les livres des Arabes, mais, pour l’étude de l’anatomie, la domination scientifique du maître de Pergame a eu de fatales conséquences. « H est plus louable, disait Blondus en 1497, de se tromper avec Galien et Avicenne que d’acquérir de la gloire avec les autres. Mieux vaut, comme on dit, mourir par un médecin méthodique que de vivre par un empirique ».

{Nous verrons les efforts qu’il a fallu déployer pour accomplir cet acte impie, ce crime de lèse-majesté : s’élever contre l’autorité de Galien. Certes, le génie de ce grand homme avait, par intuition pour ainsi dire, découvert des notions anatomiques utiles, mais elles restaient entourées de l’incertitude et du vague que l’étude du corps humain devait seule dissiper.

Il ne nous appartient pas de retracer ici la splendeur de l’époque dont nous abordons l’histoire, époque de rénovation et d’expansion de l’esprit humain dont toutes les manifestations prirent un essor et un élan tels que le siècle de Périclès peut seul lui être comparé. Mais les héros de la

clopédistes. A la fois peintres, sculpteurs, architectes, graveurs, etc., ils se sentaient également attirés par les recherches scientifiques, même par les plus abstraites et les plus ardues, comme l’astronomie et la mécanique.

Michel-Ange et Léonard de Vinci réalisent au plus haut degré ce type de génie universel. Leurs dessins, leurs esquisses, montrent qu’ils ne se bornaient pas à l’anatomie du squelette et à la myologiè qui semblaient les seules utiles pour l’anatomie des formes, mais entraînés par leurs recherches, ils se consacrèrent aussi à l’étude des viscères.

CORPS H VM AI N. 5y

TABLE p ES reins or rognons.

C Qui eft vu propre parenchyme, quafi.

f La chair, -dfemblable à celuy du cœur, fors qu’il n’y (jl point défibrés.

Veine, & ["Qui fe diftribuenrpar toute la- fabftance artere e- 1 du rein, entrant par la partie fîme,& fc dimulgen-^. uifent iufques à ce qu'elles foient comtes, {.me capillaires.

r Quieft fait del’extremité de l’vretere, en Sinus, 'façon de baffin , ou entonnoir , quireçoit le (ferum feparé du fâng;

. rQui font petitescarunctlles,à l’extremité des

. Papil-J vaiffeaux,par lefquelles corne glandes fponles,- j.gieufe, diftile l’humeur fereus dans leftnus, l& de là à l’vretre,& puis en la vcfïie. fVne propre, l’autre commune, venant dü pe- Tuni-J ritoine , & de la ftomachiqnc : d’où vient le Ique, j-grand confenrement des reins, & de l’efto-

Aux Reins jaut | remarquer, j

' C Auec les lombes par le péritoine , auec la vefiîe par

La con-’sles vreteres , à tout le corps parles vaifleaux nomnexion, Lmez.

/■Quieft comme vne demie lune,ou proprement com- Figure,^ me vnfafeole , du cofté qui regardent la grand’ veine, j font caues , ou phiftoft camus : 8c en dehors vers les Miles, font gibeux Se longs.

Gran-5 Qui n’eftpas efgale en tous , mais ils font grands félon deur, i qu’il eft requis, pour l’expurgation de l’humeur fereus.

r Qui eft communément double, vn dextre, l’autre fe- Nom-Sneftre , combien que nous auons trouué fouuentdes bre, corps qui n’en auoient qu’vn,mais fort grand.

Vfàge,t Qui eft de purger,& attirer l’humeur féreux.

/"Qui eft au cofté des vertebres des lombes. Se fur l'ori- { gine du mufcle pfoas , vn de chafque cofté de la veine La fi- J caue defeendente ; non diamétralement , mais l’vn va tuano,-', peu plushautque l’autre, fçauoir aux hommes,le droit { efttoufioursphsbasàcaufe du foye, quieft grand, j aux brutes , le feneftre eft plus bas , pource que la ratte tdefeend plus.

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