‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 52 sur 62 · SM0N0CIV1TÉ OBEJAIBE · texte numérisé non relu

SM0N0CIV1TÉ OBEJAIBE

constituent les substances que Gbyus a désignées sous le nom de substances pénétrantes, mais leur action est différente. ■ Les premières agissent à U manière de Veau distillée; les solutions d’urée, comme on l’a tu, quelle que soit leur concentration moléculaire, provoquent l’hémolyse (Geyns) : si on

ajoute à ces solutions des doses croissantes de ïTaCl, il vient un moment

où les globules ne s’y détruisent plus, on constate alors que la solution est

isotonique: l’urée se comporte donc exactement comme l’eau distillée qui, elle aussi, est neutralisée par l’action du chlorure.

H résulte de recherches faites par l’un de nous avec L. Bamond, que

cette propriété de l’urée, de ne pas exercer d’action osmotique et de ne

pas s’opposer à l’effet cytolytique des liquides hypotoniques, ne s’étend pas à d’autres corps très voisins, tels que les urées composées. Si l’on ajoute à une solution chlorurée hypotonique et hémolytique de la méthylurée, l’hémolyse est empêchée à un certain taux de concentration. H en est de même pour la suif o -urée. La eréatine protège même les globules rouges contre l’hémolyse.

Les substances , pénétrantes de la seconde catégorie, plus toxiques que l’eau distillée, sont capables de détruire les globules rouges par leur nocivité propre, même en solutions salées isotoniques, indépendamment, par conséquent, de toute action osmonocive : ce sont les substances globulicides

Le mécanisme de la destruction de l’hématie est encore fort obscur, il serait expliqué, d’après ÏTole, par une perméabilisation du stroma du globule ; cette action globulicide, plus meurtrière que celle de l’eau distillée, peut ne pas se limiter à la sortie de l’hémoglobine, mais aboutir encore, après un temps plus ou moins long, à la destruction même du stroma dont les molécules se désagrègent et qui disparaît.

C’est dans ces conditions que peut s’exercer l’action hémolysante de l’urine.

1° Action osmonocive. — Le point de congélation habituel de l’urine normale en fait un liquide hypertonique par rapport au sérum sanguin. H en résulte que les globules rouges placés dans cette urine, loin de s’y gonfler et de s’y détruire, y sont au contraire ratatinés, conservent leur hémoglobine et prennent l’aspect en boule épineuse bien connu depuis longtemps des élimeiens qui ont examiné au microscope des urines hématu-

II en va tout autrement lorsque l’urine cesse d’être hypertonique pour devenir hypotonique, comme cela peut se produire dans les dilutions dues aux régimes, le régime lacté par exemple, à l’absorption de grandes quantités de liquide, ou à l’occasion de modifications dues à des maladies.

Dans ces conditions, l’urine devient un liquide nuisible pour le globule par défaut d’isotonie. Bile agit à la manière de l’eau distillée, et le globule, après s’y être gonflé, édate par pression osmotique s’exerçant de dedans

En outre, l’urine contient toujours de l’urée en quantité très variable et le A d’une urine n’est que l’expression totalisée de l’abaissement partiel du point de congélation dû à chaque composant pris isolément. Il en résulte que dans

îîl

Ces épreuves permettent parfois d’admettre l’origine urinaire d’une hémoglobinurie. Il semble d’ailleurs que les bémoglobinuries urinaires soient moins rares qu’on ne l’aurait pu croire tout d’abord; c’est ce que tendent à démontrer des faits d’observation toute récente : l’un de nous a rapporté en effet, avec Saint-Girons, deux cas d’bémoglobinurie urinaire dans la fièvre typhoïde et dans la fièvre bilieuse hémoglobinurique.

Ce qui caractérisait l’hématurie du malade typhique c’était la très grande prédominance de l’hémoglobinurie sur l’hématurie, à tel point que les urines étaient, à un certain moment, presque purement hémoglobinuriques, l’hémoglobine non dissoute dans les urines étant en proportion de 10 à 82 fois moindre que l’hémoglobine dissoute, à différentes phases de l’hémorragie ; c’est seulement dans les dernières heures de la vie du malade que l’hémoglobine dissoute disparut de l’urine et que l’hématurie devint pure.

La seconde observation montre que dans la fièvre bilieuse hémoglobinurique, l’hémoglobinurie peut être attribuée à une hémolyse intra-urinaire ou intra-rénale.

Un certain nombre d’arguments permettent, en effet, de démontrer la réalité de cette transformation d’une hématurie en hémoglobinurie.

Ce sont : l’absence de pouvoir hémolytique du sérum, le défaut de laquage du sérum et surtout du plasma, l’absence de fragilité globulaire, qui ne permettent pas de songer à une hémolyse préalable effectuée dans les vais-

globules rouges encore pourvus de matière colorante indiquera non pas que nette urine n’a pas été hémolysante,mais seulement que son pouvoir hémolytique est épuisé.

Même lorsque l’urine est :trop rouge pour que l’on puisse rechercher ses propriétés hémolytiques, on peut constater que le passage des globules rouges dans les voies urinaires a diminué leur résistance : l’épreuve de la fragilité globulaire des hématies contenues dans l’urine comparée à celle des

; jrigore,

Armer l’étude de leurs propriétés pathogènes : variabilité de la virulence, exaltation de cette virulence par passage dans le bouillon de culture acide,

dans lebassinet suivie de ligature de l’uretère.

La recherche des effets pathogènes, de même que l’étude morphologique et

tielle entre ces deux espèces et permettait d’admettre leur identité complète.

D’ailleurs, il semble bien, comme l’un de nous l’a encore montré avec J. BE5ÎAXJX.T que, sous le nom de bactérie pyogène, on avait décrit plusieurs

lui !

de septicité urinaire proprement dite.

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