‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 53 sur 62 · IL — MÉCANISME DE LA SEPTICITÉ URINAIRE · texte numérisé non relu

IL — MÉCANISME DE LA SEPTICITÉ URINAIRE

Physiologie pathologique de la septicité urinaire. — La septicité urinaire, quelle qu’en soit la cause, peut être monomicrobienne ou polymierobierme. Elle peut avoir pour origine le rein, l’uretère, la vessie, ou enfin l’urètre; l’infection de ce dernier est un point de départ fréquent, tout au moins au début des maladies vénériennes proprement dites. Quelle que soit la locali-

multiplication, de sa mobilité, de sa grande innocuité pour la muqueuse des voies urinaires, il n’attaque pas plus le parenchyme rénal que la vessie, détermine seulement la bactériurie, la pyélite et rarement la cystite : quand on le trouve accompagné d’autres germes, ce sont ces derniers qui sont pathogènes ; quand ü n’existe que du coli, on ne doit pas pour cette simple raison lui faire jouer un rôle dominant car, par sa grande facilité de reproduction, il détruit ou élimine les véritables pathogènes.

Complétant ses idées, Bovsxng avait divisé les cystites en trois classes :

non pathogènes, la cystite suppurative ammoniacale due à l’action de microbes ammoniogènes et pyogènes, enfin la cystite suppurative acide dont l’infection par le bacille de Koch est le type.

Infection par contiguïté. — Les infections des vésicules séminales , de la prostate, peuvent atteindre la vessie, soit directement, soit par l’intermédiaire des canaux excréteurs ; il en est de même pour les lésions urétérales, pour l 'intestin dans les cas de fistules, pour le péritoine.

Infection vasculaire. — La possibilité de l’infection de la vessie par son appareil' vasculaire, d’ailleurs peu développé, a prêté à de longues discussions.

part de ces caractères n’ont aucune valeur absolue, mais quand ils sont en concordance on peut leur attribuer une signification sérieuse, que devra toujours néanmoins préciser l’examen clinique.

qui s’y développent ne sont pas sans modifier profondément la constitution urinaire et ce trouble peut se traduire par une conséquence importante qui est la lithiase alcaline.

Lithiase alcaline. — La lithiase alcaline peut être primitive, mais dans la grande majorité des cas elle apparaît comme un effet de la septicité urinaire.

La lithiase alcaline secondaire est caractérisée par la présence de calculs 'phos'p'hatiques dont les concrétions irrégulières et friables sont presque entièrement formées de phosphates et de carbonates, phosphate et carbonate de

La précipitation des sels de chaux de l’urine, qui conditionne la formation de ces calculs, se produit lorsque l’urine devient alcaline par décompo-

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