CHAPITRE PREMIER
ASEPSIE ET ANTISEPSIE EN UROLOGIE
Les pratiques aseptiques et antiseptiques en urologie sont évidemment semblables à celles de la chirurgie générale, mais les conditions spéciales dans lesquelles nous opérons, les instruments tout particuliers dont nous nous servons nécessitent des modifications très importantes aux; procédés de stérilisation et d’asepsie qui sont couramment employés en chirurgie générale. J’insisterai surtout sur ces modifications spéciales à la chirurgie urologique, en considérant comme connus les principes de l’asepsie et de l’antisepsie en général.
Ce qui est tout à fait particulier à ce point de vue dans notre spécialité, c’est que nous sommes forcés de réaliser une propreté aussi grande que possible dans deux; conditions totalement différentes : Premièrement dans les salles d’opérations chirurgicales pour les grandes opérations urologiques, ce en quoi nous différons très peu des chirurgiens généraux. Et deuxièmement dans notre cabinet de consultation pour les traitements urologiques ambulatoires, dans des conditions déplorables de hâte et de malpropreté des
Dans le premier cas, notre malade a été préparé d’avance, nous avons tout le temps de stériliser nos mains, de parfaire la stérilisation de la peau de l’opéré, nos instruments stérilisés au préalable sont instantanément prêts à être utilisés, nous sommes donc dans les conditions les plus parfaites, pour opérer suivant les règles habituelles de la chirurgie générale.
Dans le second cas, au contraire, nous devons soigner, laver, sonder, dilater, endoscoper, etc., de quatre à six malades par heure ; ces malades, surtout à l’hôpital, mais malheureusement bien souvent aussi en ville, se présentent à nous dans des conditions de propreté qui laissent beaucoup à désirer. Sos mains se trouvent donc à chaque instant infectées des microbes les plus divers et nous n’avons pour nous en débarrasser que quelques fractions de minutes entre chaque malade, autant dire que nous ne nous en débarrassons pas. ÏTous sommes donc dans notre cabinet forcés d’opérer en toute
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saisis sa verge entre l'annulaire et le petit doigt de la main gauche, en me gar-
tement me servir à saisir l’armature de la bougie conductrice, pour me permettre d’y visser le béniqué. J’introduis le béniqué : pendant cette opération j’ai de nouveau besoin de toute ma main gauche, pour tendre la verge et pour abaisser la région pubienne, la voilà de nouveau sale. Je retire le béniqué incomplètement, en laissant sa pointe dans l’urètre et je l’abandonne ainsi sur la cuisse du malade. Je retourne à ma capsule, où je refais un nettoyage énergique des doigts de la main gauche, je retourné au malade, je saisis le béniqué de la main droite, la verge entre l’annulaire et le petit doigt de la main gauche, l’armature entre le pouce et l’index gauche restés propres, et je dévisse le béniqué. Et ainsi de suite pour les suivants. Grâce à ces précautions, grâce surtout^ au lavage vésical qui précède et suit l’intervention,
Quand nous avons à sonder un rétentionniste non infecté, nous devons redoubler de précautions, car nous avons affaire à un malade d’une réceptivité formidable. H ne faut pas hésiter dans ce cas à prendre le temps nécessaire pour obtenir une stérilisation aussi parfaite que possible de nos mains et du gland du malade comme pour une véritable opération chirurgicale.
En cas de toucher rectal nous devons toujours nous protéger l’index d’une