GALIEN AUX ARABES
Les calculs de la vessie se reconnaissent aux signes suivants : les urines déposent du sable ; les malades « sont tourmentés, par un fréquent prurit de la verge qu’ils frottent souvent ; il y a arrêt brusque de Furine quand le calcul tombe au col de la vessie ».
On opérera plus volontiers les enfants jusqu’à l’âge de quatorze ans que les bommes d’âge moyen et ceux-ci que les vieillards ; de même le traitement des gros calculs est plus facile que celui des petits, car la vessie est habi-
Voici quel est le manuel opératoire : on fait remuer le malade afin que le calcul vienne au col de la vessie ; on le place debout. Le calcul est-il senti, on incise immédiatement. S’il ne l’est pas, le doigt introduit dans le fondement le fait progresser vers l’extérieur. Un aide comprime la vessie ; un autre relève les testicules d’une main et de l’autre tend le périnée qui est incisé non pas au milieu, mais vers la fesse gauche suivant une ligne oblique. Parfois le calcul sort de lui-même ; s’il ne sort pas, on l’extrait avec un crochet.
L’hémostase se fait par des médicaments, tels que mauve, encens, aloès, etc. Le pansement consiste en un linge trempé de vin et d’huile ; trois jours après la plaie est lavée puis recouverte de charpie. Si une inflammation
Quant au cathétérisme,
roici la technique. On commence par attacher fil de lin ; puis à l’aide d’un jonc on la pousse au trou de l’instrument ; on . porte s la verge qu’on relève en haut, puis
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quand le cathéter arrive au périnée oi le canal de la vessie devient oblique; la laine est alors retirée pour couler l’urine. Quand la vessie est ulcérée, on la lave avec une s(
Peu à peu l’influence d’Hippocrate et de Galien s’éteint chez les d médecins grecs : plusieurs les ont copiés sans prononcer leur nom l’empirisme a été prédominant chez la plupart d’entre eux. IsTous allô les écrits de Galien émigrer en Orient où les Arabes vont les recueilli rapporter en Europe.
montre l’état d’anarchie où était plongée la médecine.
Anssi comprend-on pourquoi Constantin l’Africain (1015 (1) -1087) passa longtemps pour le fondateur de l’Ecole de Saleme, à tort, car son mérite se borne à y avoir introduit l’ordre et l’unité d’enseignement. Moine de Carthage, ü alla s’instruire en Orient, peut-être à Alexandrie, sûrement àBabylone où il étudia pendant 39 ans les langues et les sciences orientales. De
62 LES ARABES. — L’ÉCOLE DE SALERNE ET LE MOYEN AGE le flux du ventre, une affection pulmonaire, une douleur articulaire, la phtisie consomptive, l’extinction de la chaleur naturelle. Telles sont les causes de la couleur livide qu’il faut interpréter d’après ces signes.
Ge que nous connaissons de la vie de Gilles nous donne une haute idée de son caractère. Sans doute la faveur dont il jouissait à la cour royale lui permit d’affirmer son indépendance, car il flétrit vigoureusement les vices de son temps. Dans un poème, Hierapigra ad purgandos prœlatos , il s’élève, lui homme d’Eglise, contre la simonie de certains membres du clergé et contre les usurpateurs de titres ; il réclame pour les maîtres seuls le droit d’enseigner la médecine ; le premier il prend conscience de la propriété scientifique et proteste contre les plagiats, contre les « étrangers qui ont la présomption de récolter un grain qu’ils n’ont pas semé ». Il comprend la charité sous sa forme la plus élevée, en y faisant rentrer les soins que le médecin doit donner aux pauvres : dans ce but il compose une pharmacopée double, celle des riches et celle des pauvres. Par exemple, la Diamargariton pour les riches, l’Electuaire Plisis pour les bourgeois et l’Electuaire Dianthos pour les pauvres, jouissent des mêmes propriétés et sont douées d’une efficacité égale, mais diffèrent de prix.
C’est avec Gilles de Corbeil que l’Ecole de Salerne brilla du plus vif éclat et bien que ce soit à Paris qu’il ait acquis renommée et autorité, il marqua l’apogée de cette célèbre Ecole. Déjà en Italie des rivales s’étalent élevées; l’Ecole de Eavenne, sa contemporaine, lui a toujours été inférieure mais Padoue et surtout Bologne devinrent des centres médicaux importants qui attirèrent maîtres et élèves. Ils l’emportèrent bientôt sur Salerne qui déclinaà partir du xne siècle, quoique, d’après Nicaise, elle paraisse avoir longtemps subsisté ; on en trouve des traces jusqu’au xvme siècle.
-Mais si un enseignement fécond et suivi fut donné à Padoue et à Bologne, l’empressement des élèves ne saurait suffire à former une école, et l’on chercherait en vain un corps de doctrine, une agrégation de maîtres imbus des mêmes principes. Hugues de Lucques, Brunus, Théodorie, Guillaume de Salicet et surtout Lanfranc ont, il est vrai, étudié à Bologne ; mais ils relèvent toujours de Salerne. Presque tous d’ailleurs quittent l’Italie pour aller au delà de ses frontières répandre l’instruction qu’ils ont puisée chez
Pendant que Salerne, du x* au xne siècle, attirait Italiens et étrangers, les autres nations restaient dépourvues d’écoles et de médecins instruits. Presque partout les malades ne trouvaient de secours qu’auprès des moines, des juifs ou des guérisseurs nomades. Cependant peu à peu deux centres d’études se firent connaître, Montpellier et Paris.
Montpellier, sans doute en raison de sa proximité de l’Espagne, procède surtout des Arabes. Au début l’enseignement fut libre ; chaque maître attirait à lui un groupe d’élèves qui lui payaient ses leçons, qu’ü fût français ou étranger, car le droit d’enseigner est reconnu à tout médecin par un édit de 1180. Mais bientôt ces écoles furent placées sous la juridiction de l’évêque ;
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74 LES ARABES. - L'ÉCOLE DE SALERNE ET LE MOYEN AGE existens, ex quitus nature, sentions medieatimem territus al expulsions mince per rneatum exsiccatio humiditatis fluentis a came glandulosa quœ est apud eoUum vesicœ est causa constrictionis meatus. » Voilà une première indication d’une rétention réflexe ou spasmodique.
Arculanus en étudie le traitement par les procédés classiques au moyeu, âge, suppositoires de sel, médicaments internes, des cantharides en particulier, Mettons à l’huile, injections irritantes dans la vessie, compression manuelle de l’abdomen, enfin, usage de sondes de papier, de bois ou de cuir. En cas d’insuccès une incision périnéale doit être pratiquée, boutonnière ou cystostomie, prescription empruntée à G-alien et aux Arabes. On lui a attribué l’invention de la seringue, à tort, car nous avons déjà vu qu’elle remplaçait la vessie de porc dont Celse et Galien se sont servis. Aussi est-on étonné de voir Halgaigne attribuer à Gatinaria, qui exerçait à Milan en 1481, l’invention de ce précieux instrument.
Ifous n’aurons plus à relever que le nom de Montagnana chez qui on a plaisir à constater un effort pour remplacer par des observations personnelles la reproduction servile des Arabes et des Anciens, mais, telle était l’habitude prise, que pour le cathétérisme en particulier, c’est presque textuellement Paul d’Bgine qu’on retrouve.
CHAPITBE IV
DE LA RENAISSANCE AU XIXe SIÈCLE