‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 103 sur 638 · FONGUS DE LA DURE-MÈRE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

FONGUS DE LA DURE-MÈRE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

*Qne noisette. I^s tumeurs spongieuses sont imTent plus yolumineuses et peuvent même cquérir des dimensions considérables. Mais *.% tumeurs les plus volumineuses sont celles es sinus.

Symptômes.

En général, les exostoses, quand elles sont iUemes, ne déterminent absolument aucun symptôme, bien que celles qui reconnaissent Qoe origine inflammatoire puissent au début l'accompagner de douleurs vagues, s'exaspérant la naît et augmentées par la pression. Leur dèfeloppement est lent et demande des années; dles peuvent même longtemps demeurer stationnai res. Lesénostoses peuvent aussi ne causer aocun accident, mais dans quelques cas, elles eotralnent des troubles cérébraux qui se traàiisent par une cépbalalgie violente, des convoliions, de Tépilepsie, deTamaurose, de la surdité et de la paralysie incomplète. Dans un cas ao moins (Tait de Lecat), le malade succomba à la compression cérébrale, et M. Gayraud parle d'an homme qui mourut avec des symptômes de méningite (f). Les exostoses voisines de Torbite peuvent se développer dans cette cavité ei déterminer la saillie ou la destruction du K^obe oculaire ; elles peuvent, de la même façon, envahir dans une certaine étendue la cavité du nez et du pharynx. Les exostoses se reconnaissent aisément à leur dureté osseuse, leur indolence, la lenteur extrême de leur développeinent, et leur fixité absolue. L'existence des ^ostoses ne peut qu'être soupçonnée, et seule-

ment dans les cas où elles ont produit des symptômes cérébraux. Pour confirmer ces soupçons, les faits les plus importants seraient des antécédents de syphilis ou un traumatisme antérieur, l'existence d'exostoses à la surface du crâne; la connaissance des localisations cérébrales serait aussi d'un puissant secours.

Traitement*

Comme les exostoses sont sans danger et qu'elles causent rarement une gêne mécanique, il faut les abandonner à elles-mêmes. Si une tumeur extérieure est assez volumineuse pour déterminer des troubles mécaniques, elle est aussi trop volumineuse pour qu'on l'enlève. Si avec une exostose on a quelque motif, en raison de troubles cérébraux localisés, de soupçonner une énostose correspondante, on peut avoir recours au trépan, à condition que la tumeur soit petite ; même lorsque les troubles cérébraux sont parfaitement localisés, surtout dans les cas où les commémoratifs font mention d'un traumatisme bien net, on peut, sur le soupçon d'une énostose, pratiquer la trépanation. On a enlevé du crâne, dans les temps passés, un grand nombre de tumeurs extérieures, quelques-unes de grandes dimensions ; mais ces opérations doivent être regardées comme les vestiges de Tépoque barbare de la chirurgie. Le récit de quelques-unes de ces opérations, où l'on employa le marteau, le ciseau et la scie, est effrayant à lire (i). Lorsqu'il existe des antécédents de syphilis, il faut toujours suivre un traitement approprié.

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