CRISTALLIN. — ANATOMIE
. Sur des coupes méridionales, on voit ne temps les cellules deviennent plus gagnent en hauteur. Peu à peu elles ar se transformer en fibres cristalliai, après avoir tourné primitivement ivité en dehors, finissent en s'allonconstituer des arcs à convexité exté-
; aistaUiniennes. — Ces fibres repréis rubans hexagonaux prismatiques )ngueur diminue à mesure qu'on es couches externes pour aller vers lu cristallin, leur longueur dans les Qtrales correspondant à peu près à uLe du cristallin. On peut aisément se nple sur des coupes de la configura- ^nale des fibres cristalliniennes, surles pratique dans un plan équatorial.
naît alors que les fibres sont aplaties çon que les deux côtés larges sont didehors et en dedans, tandis que les its s'aiguisent en angles dirigés dans «lignes concentriques par rapport au 1 cristallin. La largeur et l'épaisseur I ne se montrent pas les mêmes dans ses couches du cristallin. De même que II, l'épaisseur diminue dans les couches ^qn'oQ va de la périphérie au centre
»IWttTues de face offrent l'aspect de *i4ttcutede leurs crêtes elles apparaisîMiDie (Tétroiles fibres qui présentent à ^'tM «trouve le novau de la fibre un wifiMienl. Ce noyau existe dans toutes wsàrciception des centrales. Il est ovale, jiaoai de nucléoles et correspond au mi- • la longueur de la libre. Les fibres ne eot pas une membrane qui les différencie oemeol du contenu, très riche en albu- ^ que Ton a ainsi décrit n'est autre pi'ane couche extérieure un peu plus lée, enveloppant une masse centrale plus s capable de s'échapper par pression, încore décrit une striatlon transversale Î8, mais celle-ci peut résulter de causes ; dans tous les cas elle ne se rapporte e particularité de la structure intime re. Relativement à leur constitution il e différence entre les fibres de la pé- !t celles du centre. Les premières sont » en eau, plus mollasses, les secondes ut moins d'eau et sont plus denses, es du noyau et des couches moyennes in se différencient encore des fibres phérie par la présence de prolonge-
ments. Ce sont des pointes très fines qui donnent à la fibre un aspect ^dentelé et qui partent de ses arêtes. Aux arêtes aiguës de la fibre ces pointes se trouvent assez souvent un peu élargies et aplaties. Les prolongements de deux fibres voisines ne s'engrènent pas à la manière de dents, mais se touchent seulement par leurs pointes, les fibres se rattachant plutôt entre elles par un ciment mollasse.
Sur les faces antérieure et postérieure de la lentille, les fibres, après avoir contourné en partie seulement l'organe, forment par leur soudure, en s'arrêtant en un point variable relativement au centre, une figure qui affecte la forme d'une étoile. L'antérieure présente habituellement la forme d'un Y renversé, mais dont les côtés peuvent montrer assez souvent des embranchements latéraux. Quant à l'étoile postérieure du cristallin, elle est analogue à l'antérieure, mais il faut se la représenter comme ayant exécuté une rotation de 60°.
Relativement au parcours des fibres du cristallin, des coupes méridionales nous montrent tout d'abord que la plupart des fibres forment des arcs à convexité externe qui se dirigent d'un point des faces de l'étoile, situé au-devant de l'équateur, pour se rendre en un point du système lenticulaire placé en arrière du plan équatorial; les arcs ont naturellement dans les diverses zones du cristallin une courbure et une longueur différentes. Leur longueur va en décroissant de la périphérie vers le centre du cristallin. Quanta leur courbure, les fibres externes correspondantes aux méridiens des surfaces présentent une incurvation plus accentuée par rapport à l'équateur, incurvation qui s'efface progressivement vers les couches moyennes, de manière que près de la limite de la région nucléolaire les fibres finissent presque par décrire un arc de sphère. Dans le noyau même, ces arcs se raccourcissent de plus en plus vers Taxe et s'allongent progressivement dans le sens de cet axe.
Relativement aux rapports des fibres avec les faces de soudure de l'étoile, on peut dire, en règle générale, que les fibres affectent un parcours méridional; en outre les fibres d'une même couche présentent une même longueur. Ces dispositions admises et en tenant compte des changements de rapports des rayons de l'étoile suivant qu'il s'agit des faces antérieure ou postérieure du cristallin, un seul et unique mode d'attache des fibres à l'étoile est possible : il faut que les fibres qui émanent de la région polaire de la face antérieure du cristallin trou-
vent leur terminaison aux extrémilés libres des rayons de la face opposée du cristallin ; les fibres naissant des extrémités libres des rayons doivent par contre atteindre leur surface agglutinante près du pôle postérieur. L'accoUement do la fibre à la surface agglutinante de Tétoile s'opère au moyen d'un léger renflement de l'extrémité de la fibre. La «substance môme de la fibre parait dans ce renflement plus mollasse et plus chargée d'eau.
Zonule de Zinn, — Nous avons maintenant à nous occuper de la manière dont le cristallin se trouve latéralement fixé par la zonule. Celle-ci est la continuation en avant de la membrane hyaloïde, qui affecte alors une disposition en pUs radiés qui se rendent à la cristalloïde. Elle entoure comme une élégante collerelte plissée le bord du cristallin et s'insère à la cristalloïde de façon que ses parties constituantes se fondent sans limites appréciables avec la cristalloïde dans sa portion qui forme la lamelle zonulaire, ou lamelle externe de la cristalloïde, particulièrement en continuation avec la zonule. La largeur de l'anneau zonulaire correspond à l'écart qui sépare l'ora serrata du bord du cristallin, il mesure donc environ 6 millimètres.
La plus grande partie de la zonule s'étendant de l'ora serrata aux crêtes des procès ciliaires est réunie avec le corps ciliaire et représente ]a partie adhérente de la zonule. Comme les crêtes des procès ciliaires n'atteignent pas le bord du cristallin, il se trouve entre elles et ce bord une étroite, partie où la zonule est dirigée vers la chambre postérieure, c'est la portion libre ou flottante de la zonule.
La portion adhérente de la zonule se trouve à l'état frais solidement attachée aux parties correspondantes du corps ciliaire, de façon qu'elle
ne peut en être détachée sans subir de lacéralion. Les plis radiés de la zonule n'atteignent pas, chez l'adulte, la hauteur des replis du corps ciliaire et ne remplissent donc pas complètement les vallées laissées entre les procès ciliaires. n reste alors entre un monticule zonulaire et la vallée correspondante formée par le corps ciliaire, un interstice d'une largeur variable qui, en tous cas, aboutit en sens axial, c'està-dire dans le sens de la crête du procès ciliaire, avec la chambre postérieure, et représente ainsi un diverticulum de cette dernière.
Dans la partie adhérente de la zonule, les fibres qui forment la zonule sont réunies entre elles par une masse vitreuse continue et identique à la substance des fibres mêmes ; mais il en est tout autrement dans la partie libre delà zonule. Ici les faisceaux deviennent libres et se rendent suivant un parcours particulier au bord du cristallin, de telle façon que les faisceaux de fibres qui arrivent des vallées ciliaires s'insèrent à la face antérieure de la cristalloïde, tandis que ceux qui viennent des crêtes se rendent au bord cristallinien même, ou à une étroite zone avoisinant la capsule postérieure. Les faisceaux divergent donc près du bord lenticulaire en embrassant une plus grande étendue de la surfiyi^ antérieure que de la face postérieure de la cristalloïde.
Les faisceaux de cette partie libre de la zonule ne constituent donc pas, par une substance for* mant ciment, une membrane close. Au contraire, il se trouve entre les faisceaux de fines fissures radiées qui contournent en auréole le bord cristallinien et font communiquer la chambre postérieure avec le canal de Petit placé de^ rière la zonule.