EXTRACTION SIMPLE OU COMBINÉE A LAMBEAU
corticales qui peuvent avoir été retenues dans l'œil, en les faisant glisser au dehors par des frottements exercés de bas en haut sur la cornée à travers la paupière inférieure. Pendant ce nettoyage, on ne se préoccupe aucunement du prolapsus de Tiris, pas plus qu'on n'a eu à en tenir compte pendant le deuxième et le troisième temps de l'opération. L'œil paraissant complètement débarrassé de tous débris de cataracte, si l'iris n'est pas rentré de lui-même dans l'œil, on réduit le prolapsus au moyen de la petite spatule que l'on fait doucement glisser à plat dans la plaie, en repoussant l'iris devant elle.
Cinquième temps, — La partie supérieure de Viris occupant la chambre antérieure, on instille 2 ou 3 gouttes d'une solution de sulfate neutre d'ésérine (5 centigrammes pour 10 grammes) et l'on attend cinq minutes, jusqu'à ce que l'action du myotique se produise et que, la pupille se resserrant, l'iris ne présente plus la moindre tendance à remonter vers la section lorsqu'on engage le malade à regarder en bas.
Le bandeau compressif est alors appliqué, et l'opéré peut se lever et gagner son lit. Par l'emploi de cette forte solution d'ésérine, le myosis obtenu est considérable et dure plus de vingtquatre heures, temps sufflsant pour la réunion. On peut alors, suivant les besoins, faire usage d'un mydriatique, sans avoir à craindre que l'iris ne s'enclave dans la plaie.
Si de Wecker put espérer un instant que ce procédé d'extraction était susceptible d'être généralisé à tous les cas, il lui fallut se couvaincre qu'un certain nombre de cataractes ne se prêtaient pas à ce modo d'extraction et qu'il était nécessaire de faire un choix parmi les opérés, si on ne voulait pas s'exposer à voir parfois se produire des enclavements de l'iris ou d'épaisses cataractes secondaires. Si l'on avait ^alre à des yeux à tension prononcée, ou bien à des cataractes incomplètes, ou» au contraire, ayant dépassé la maturité et devenues capsuloleoticulaires, il était préférable de faire choix ^UQ procédé combiné.
Aussi de Wecker formula-t-il, une année après, ^'indication précise de l'extraction simple à ^iQbeau périphérique de la façon qui suit : " Cette opération doit être réservée pour les <^taractes absolument mûres, tout à fait simples, ^Ue préférence consistantes (dures) ; en outre i^ but encore que l'œil montre une tension faible, c'est-à-dire qu'il ne soit pas dur au toucher. »
Toutefois, comme il n'est pas absolument
possible de prévoir, d'après la tension préalablement constatée sur un œil, le degré de pression et par suite de tendance à la projection de l'iris dans la plaie que cet œil présentera une fois la section terminée; comme, d'autre part, de Wecker reconnut, par la suite, que des cataractes d'une maturité non absolue et de consistance variable étaient néanmoins susceptibles de s'échapper en totalité hors de l'œil, si la plaie était suffisante, il prit le parti de ne se décider pour une opération simple ou combinée qu'après avoir détaché le lambeau cornéen et à ne se laisser guider pour la conservation ou l'excision de l'iris, dans les cas de cataractes simples sensiblement mûres, que d'après la tendance que présente cette membrane à rentrer dans l'œi ou à s'interposer largement dans la plaie.
En outre, il reprit le couteau de de Graefe comme plus maniable et parfaitement apte à tailler un lambeau, et employa, pendant toute la durée de l'opération, l'écarteur et les pinces à fixation, réalisant ainsi tous les avantages de l'extraction linéaire! et de l'opération à lambeau.