‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 134 sur 638 · ACCIDENTS PENDANT L EXTRACTION · texte numérisé non relu

ACCIDENTS PENDANT L EXTRACTION

le la capsule viendra faire manquer le i méthode.

loi de lances concaves (A. Weber) ou iox présentant une concavité cylindrile parallèle à la longueur de l'instru-

'^yr=

;. lôôO. — Curette de Pagenstecher.

î fa<;on à former une section creuse (Ed. r), ne nous parait pas supérieur à celui t couteau de de Grœfe, si remarquable Implicite et ses qualités pratiques.

'DBSTS PENDANT VEXTRACTION.

pratique très correctement l'extraction unbeau périphérique, les accidents au s Topération seront excessivement raitefois l'indocilité des malades ou un Jiologique latent de Tœil (glaucome) itCûre naître des complications qu'il conènamérer.

Issue du corps vitré,

cette complication surgit avant la sortie iitaSii, Mit aussitôt après la section, soit mt Ilridectomie, ou encore au moment

tptàUmÏBy on doit faire ses efforts pour MT à sa place la cataracte qui, dans ircoDatances, s'est constamment luxée, le de la spatule, on essaiera par de très

pressions de ramener le cristallin dans toation telle que son bord se présente i plaie. Dans le cas où la capsule n'au- 5 été encore ouverte, on procéderait à nsion à l'aide du kystitome, qui est aussi )pre à replacer le cristallin dans sa situa- >nnale. Puis, par une pression exercée odemment, on déterminera la sortie de "acte, absolument comme s'il n'était suricane complication.

^éral, avec du sang froid on arrive à ce rénaisUpeut se faire que le malade se montre lodle et qu'il devienne urgent de terminer iatement l'opération à cause de la perte le de corps vitré. Pour cela on introduit ceil, en la faisant glisser derrière le crisla curette plate de Critchett (fig. 1546, et on attire au dehors la cataracte en évi-

tant soigneusement de la trop presser contre la face postérieure de la cornée, afin de détacher le moins possible les masses corticales. Cette sortie inmiédiate de la cataracte peut être pratiquée même lorsque Tiris n'a pas été excisé et que la cristalloïde est intacte. Dans ces dernières conditions, si l'iris fait hernie entre les lèvres de la plaie et ne montre aucune tendance à la réduction, on fera entr'ouvrir légèrement les paupières par un aide et on pratiquera, sans fixation, l'excision du prolapsus.

L'accident est beaucoup moins grave lorsque la perte du corps vitré suit la sortie de la cataracte. Ici on peut souvent, en procédant prudemment, débarrasser le champ pupillaire des masses corticales qui pourraient être restées dans l'œil, puis on s'assurera que l'iris est bien réduit, et, s'il en est besoin pour obtenir une parfaite réduction, on passera la spatule dans les angles de la plaie. Ces manœuvres pourront être parfaitement exécutées dans les cas où le corps vitré ne présentera pas une tendance trop marquée à s'échapper au dehors.

On rencontre parfois des malades chez lesquels l'accident se produit dès les premiers temps de l'opération avec une certaine intensité. Il importe alors d'enlever aussitôt l'écarteur dont la présence favorise l'écoulement de l'humeur vitrée, mais ceci ne peut être obtenu avec les modèles ordinaires qu'en desserrant préalablement la vis qui fixe l'ouverture des branches.

Fig. 1551. — Écarteur du D^ Menaclio.

Afin d'être en mesure, le cas échéant, de pouvoir sortir de l'œil presque instantanément le blépharostat, on pourra faire usage du modèle du D' Menacho (fig. 1551). A l'une des branches du blépharostat est fixée une crémaillère D, sur l'autre branche existe une tige qui glisse sur la crémaillère et qui supporte à son extrémité un petit levier mobile, dont l'arrêt C peut rentrer dans les dents de la crémaillère lorsqu'on presse sur la partie A de la tête du levier, ce qui a pour efi'et de fixer l'ouverture de l'écarteur. Lorsqu'on veut retirer celui-ci, on n'a qu'à le soulever avec le premier et le troisième doigt, qui prennent un appui sur les

oreilles latérales, pendant qu*on presse avec rindicateur sur la partie B de la tète du levier. Ajoutons encore que les crochets des branches sont susceptibles de s'entrecroiser, de manière à repousser en dehors les paupières lorsque Ton ferme l'instrument.

Bien que la perte d'une petite quantité de corps vitré ne doive pas être considérée comme un accident très grave au point de vue de Tissue immédiate de l'opération, il ne faut pas se dissimuler que le traumatisme qui a porté sur le corps vitré laisse toujours planer quelque inquiétude sur la possibilité d'un décollement ultérieur de la rétine. En outre, on conçoit que les accidents suppuratlfs seront d'autant plus à craindre que l'interposition entre les lèvres de la plaie d'une partie du corps vitré en rendra la coaptation moins exacte et que le traumatisme empiétera d'avantage sur les parties profondes de l'œil.

Étendue insuffisante de la section.

Cette complication ne se présentera guère, si on procède avec tout le calme voulu au choix de la ponction et de la contre-ponction et si on a soin de traverser perpendiculairement, ou presque perpendiculairement, la cornée avec le couteau, afin d'éviter que celui-ci ne chemine plus ou moins longuement dans les lames de la cornée, ce qui aurait pour effet d'allonger le canal que forme la plaie dans l'épaisseur de cette membrane, en donnant lieu à une section interne qui pourrait être très sensiblement plus petite que l'externe. Dans de telles conditions d'exiguïté du lambeau, il pourrait se faire, si le noyau était peu volumineux, qu'il s'échappât encore assez aisément au dehors et qu'on en soit quitte pour une expulsion un peu plus laborieuse des masses corticales, lilais si, en exerçant la pression habituelle sur le bord inférieur de la cornée, on constate que le noyau n'a aucune tendance à s'engager dans la plaie, il faudrait bien se garder d'accroître cette pression dans le but de forcer la cataracte à passer par une pluie insuffisante. La conséquence de cet excès de pression serait la luxation du cristallin et une sortie brusque du corps vitré.

Après s'être assuré que la difficulté dans la sortie du cristallin ne tient pas à une ouverture imparfaite de la capsule, on procédera aussitôt à l'élargissement de la plaie. Dans ce but, aucun instrument n'est préférable à l'emploi de petits ciseaux coudés (Voy. fig. 1538, p. 180). On introduira délicatement une des

branches dans l'un des angles de la section, en la faisant glisser dans la chambre antérieure le long du bord de la cornée, sur une étendue de 3 à 4 millimètres, que l'on sectionnera d'un coup sec des ciseaux. On pratiquera alors de nouveau la kystitomie dans la partie correspondante à l'extension donnée à la section, et par une douce pression on obtiendra alors une sortie facile de la cataracte. La plaie ainsi obtenue, bien que quelque peu irrégulière, est néanmoins susceptiblQ d'une bonne guérison et se trouve dans tous les cas présenter des conditions plus favorables qu'une plaie froissée et contusionnée, comme aurait pu la laisser une sortie laborieuse d'une cataracte volumineuse, en admettant que cette expulsion ait pu être obtenue sans accident du côté du corps vitré.

Page 1