‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 150 sur 638 · OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR L'IRIS. — IRIDECTOMIE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR L'IRIS. — IRIDECTOMIE

Dans ce dernier cas le procédé de Viriio-dialyse est préférable. On enfonce le couteau à arrèl à 1 ou 2 millimèlres au-dessous du bord cornéen en ne laissant pénétrer que la moitié de sa largeur dans la chambre antérieure, et après l'avoir en partie retiré et réenfoncé sous firis, on fait dans celui-ci une boutonnière. On circonscrit alors avec deux coups de pincesciseaux un lambeau triangulaire dont la base est dirigée cette fois vers le bord opposé de la cornée, le sommet étant tourné vers la boutonnière, et Ton arrache avec des pinces à pupille ce lambeau de son insertion ciliaire.

Dans ce procédé, l'enlèvement d'un énorme lambeau de l'iris doublé de croûtes exsudatives est possible à travers une très étroite plaie cornéenne, ne permettant pas une perte du corps vitré de quelque importance. L'arrachement de riris,en général très atrophié près de son insertion ciliaire, ne transmet guère une traction ikhense au corps ciliaire, parce que la traction que Tiris a subie et l'atrophie par laquelle a passé son tissu ont rendu l'attache de cette membrane au corps ciliaire déjà bien faible. Du reste, aucune irritation ne suit l'exécution de '' Ilrito-dialyse ; le sang qui s'épanche abondamment dans l'œil se résorbe et laisse une très vaste pupille, telle que celui qui n'a pas assisté ^l'opération croirait qu'elle a été pratiquée à travers une très large section périphérique.

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