CORNÉE ET SCLÉROTIQUE. — ANATOMIE
Weber pratique de préférence la section du côté externe, et donne le conseil d'évacuer l'humeur aqueuse, contrairement à Streatfield, qui retire brusquement Taiguille dans le but de conserver l'humeur aqueuse.
Pour oe qui regarde le détachement du bord pupillaire, on Texécute, soit avec la petite spatule échancréc de Streatrield (fig. 1569 représentant en A cette spatule suivant sa grandeur, et en B le même instrument grossi six fois), soit à Vaide du crochet aplati de Weber (fig. 1570).
Fig. 1570. — Crochet de Weber.
On insinue ces instruments par de légers déplacements latéraux, entre Tiris et le cristaUin. Lorsqu'ils ont pénétré sous l'iris, on leur imprime des mouvements de circumduction par une pression douce, de façon à rompre les adhérences et à rendre libre le diaphragme iridien.
On instille alors une goutte d'un collyre d'atropine et de cocaïne et on applique le bandeau ; les instillations d'atropine seront répétées à chaque pansement.
Un procédé beaucoup plus simple est celui imaginé par Passavent, qui donne le conseil de pratiquer une petite incision correspondante au méridien occupé par la synéchie. Cette étroite incision doit se trouver par sa lèvre externe dans le bord cornéen, tandis que la lèvre interne occupera un point assez éloigné de ce bord, afin de rendre moins aisé le prolapsus de l'iris. 11 saisit alors, comme pour une iridectomie, l'iris avec de fines pinces, mais il le lAche aussitôt que la synéchie s'est rompue.
Ces procédés, d'une exécution toujours délicate, peuvent trouver leur application quand il s'agit d'une ou deux synéchies, mais dans le cas d'adhérences étendues, le but sera beaucoup plus sûrement atteint par Tiridectomie, qui aura encore l'avantage de n'exposer à aucun accident.