‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 165 sur 638 · TACHES DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

TACHES DE LA CORNÉE

3 des kératites, il subsiste fréquemtehes^ou ièticomes, qui souvent ne sont i que des cicatrices déTeloppées dans de la cornée qui ont été détruites par lion. Mais à côté de ces opacités dca- 1 eiisle eu outre des défauts de transis à un trouble de nutrition consécu- Ltgération de pression, soit que celleï sur la totalité du tissu de la cornée, lent sur une portion restreinte, par ihtngements dans la circulation lymajant déterminé une dilatation des a ivec compression du ciment et du Mtt. Nous avons donc à distinguer ■de taches coméennes : les cicatrice»

lèe, les opacités glaucomateuses et la aniéeone.

Imdi la cornée par cicatrices peuvent rèM différences considérables en ce «ae leur siège, leur étendue et leur r. Suivant Fintensité de l'opacité on ■t aotrefois un albugo, une macule ou Kok, actuellement on ne parle guère iMhn de la cornée ou de leucomes^ en th désignation d'oiihérent lorsque Tiris, HfVintioD, s'est trouvé compris dans HMi A est d'autant plus rationnel d'a- ■*ki anciennes désignations que le iB^Hdi'est nullement en rapport avec ^dik tache cornéenne, mais bien MtM siège et surtout avec la présence iHide courbure entraînant un astigmarikrier.

liimporte surtout, c'est de savoir différée précision les opacités inflammaceiles qui résultent d'anciennes inflam- La distinction peut être d'autant plus ne parfois ces deux formes d'opacités imoltanément, ainsi qu'on l'observe Tatite cicatricielle.

lostic différentiel se fbnde sur les calivants : L'opacité permanente offre lion plus uniforme^ un aspect moins ■éfléchit mieux la lumière. Elle préilre, lorsqu'on fait miroiter la cornée, lie épithéliale parfaitement lisse et Ithélium inégal, piqueté, rappelant le li, comme on l'observe dans l'opacité )ire. Dans ce dernier cas une injectnUiqoa s'observera constamment au le ropacité, surtout si l'on a soin de ao^ères du malade quelque temps

fermées. Mais il importe de remarquer que la vascularisation de la partie opaque elle-même n*a aucune signification au point de vue du diagnostic. Enfin si on a recours à l'examen avec le miroir plan, on trouvera que la tache permanente est enveloppée d*une auréole demi-transparente se perdant dans le tissu sain, tandis que le bord d'une opacité inflammatoire tranche davantage sur les parties saines.

Les opacités glaucomateuies affectent souvent la forme d'une bandelette opaque occupant le méridien horizontal de la cornée. Ce genre d'opacité se rencontre fréquemment dans des cas d'iridochoroïdite glaucomateuse, mais on peut aussi l'observer comme symptôme initial d'une affection qui aboutit au glaucome.

Ces opacités primitives ou consécutives débutent dans la partie moyenne de la cornée, suivant l'espace laissé à découvert par l'écart des paupières. On les voit apparaître d'abord du côté interne de la cornée, puis au côté externe et enfin au centre; ces trois foyers d'abord séparés se réunissant peu à peu pour former une bandelette qui tend plus tard à envahir le segment inférieur de la cornée. La coloration de ces taches ne montre jamais une grande intensité et présente plutôt l'aspect d'un dépoli qui masque plus ou moins le dessin de l'iris et de son bord pupillaire. La couleur terne et grisâtre de ces taches à épithélium irrégulier et comme piqueté arrive parfois à prendre une légère teinte brunâtre; très souvent on renconire dans l'étendue de la bandelette un ou plusieurs points parfaitement circonscrits où la transparence de la cornée est parfaite et qui tranchent sur les parties voisines ternes, de façon à figurer au premier abord la présence d'un corps étranger.

Cette affection ne se rencontre que chez des sujets âgés et reste souvent longtemps stationnaire sur un œil avant d'envahir le congénère. Ce n'est qu'à la longue que l'on voit se montrer peu à peu des symptômes d'irido-choroîdite avec accroissement manifeste de la tension intra-oculaire.

La sclérose cornéenne est un état que nous désignons ainsi à cause de la ressemblance que peut prendre la cornée avec la sclérotique. Cette sclérose est partielle ou généralisée, comprend toute l'épaisseur de la cornée, ou se limite à certaines couches, de là des différences dans l'aspect des taches de sclérose qui peuvent

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montrer une teinte laiteuse demi-transparente, ou prendre l'aspect blanc nacré de la sclérotique dont il devient parfois impossible de les distinguer.

Les taches de sclérose se distinguent par leur coloration allant du gris bleu&lre jusqu'au blanc bleufttre le plus intense, la diffusion de leurs limites et la présence, à un examen attentif, d'un dessin de stries, ou d'un lacis rappelant l'arrangement des espaces lymphatiques de la cornée. Enfin un caractère très important résulte, comme l'examen kératoscopique permet de le constater, de l'absence d'astigmatisme, du moins dans les formes pures, déformation qui ne ferait pas défaut s'il s'agissait de taches cicatricielles de la cornée.

La sclérose de la cornée s'observe essentiellement lorsque les voies éliminatrices de la lymphe ont été obstruées d'une façon plus ou moins prolongée, l'obstacle occupant la cornée même comme dans la kératite parenchymuteuse, ou résultant d'inflammations qui ont siégé dans le proche voisinage de la cornée et du tissu trabéculaire péricornéen, telles que l'épiscléritis, la scléro-choroïdite.

Notons qu'il n'est pas nécessaire pour la production de la sclérose que les voies lymphatiques restent gorgées de cellules infiltrées, bien que cet état puisse se rencontrer dans la kératite parenchymateuse, il suffit pour amener un défaut de transparence de la cornée d'un simple déplacement de ses éléments anatomiques, ainsi que le produit une forte dilatation des espaces et canalicules lymphatiques. Lorsque la distension se prolonge, la compression exercée sur le ciment peut altérer la transparence de la cornée au point de lui faire prendre l'aspect de la sclérotique. Mais si la distension des canalicules n'a pas été poussée à un trop haut degré et n'a existé que temporairement, la transparence peut reparaître, de façon que l'on a alors affaire à une sclérose fugace, ainsi qu'on la rencontre parfois à la suite de pustules répétées du bordsclérocornéen (catarrhe printanier), ou dans des cas d'exophthalmie résultant de tumeurs de l'orbite.

Traitement des taches de la cornée.

Ce traitement est essentiellement variable suivant la nature de ces taches. Lorsqu'on a affaire à des opacités cicatricielles, on doit chercher à donner au tissu constituant ces taches des quadités qui le rapprochent de la trame cornéenne normale, et dans ce but on a recours aux moyens dits éclaircissements , dont les princi-

paux sont les insufflations de calom lyres de laudanum, les pommades a rouge obtenu par voie humide, l'hui benthine, etc.

Il est évident que l'action de ces m( ne peut être de quelque efficacité qu'on les applique peu de temps ap mation du tissu substituant. Lorsq de cicatrices anciennes, on ne peut pour améliorer la vue, qu'à des m( ques ou à des opérations.

Les taches de la cornée, suivant leur intensité et les défauts decourbu présentent, ont pour effet de pro trouble visuel qui résulte, soit de d'une partie des rayons, soit d'une di d'une déviation de ces rayons. Dans cas, c'est principalement à Tastigma faut rapporter en grande partie la visuelle qui accompagne la présence é la cornée, aussi devra-t-on porter to tention sur un choix exact de verre ques qui fourniront quelquefois une tion inespérée de la vision.

Un point digne de remarque, c'est ( les taies de la cornée donnent lieu à matisme sensiblement régulier. Ce dans la forme de kératite superficiel sous le nom de kératite ou bandelette observe consécutivement un astigma

Fig. 1572. — Ancienne kératite en band Examen kératoscopique.

par sa régularité, a pu faire croire à 1 tence de l'anomalie de courbure ; mais permet de le reconnaître aisément l'aï tre, on remarque que l'astigmatisme a la cicatrice laissée par la kératite u qui est toujours le même, le rayon le de la cornée concordant constamme direction de la cicatrice (voy. fig. \ 57! forcé de constater que l'astigmatism la conséquence de la kératite.

Dans d'autres cas l'astigmatisme, toi irrégulier, sera susceptible d'une corr tiello qui fournira au malade un notabl ment. L'examen avec l'astigmomètre (\ permet parfaitement de reconnaître et

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