‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 17 sur 638 · ÉCOULEMENT AQUEUX PAR L'OREILLE · texte numérisé non relu

ÉCOULEMENT AQUEUX PAR L'OREILLE

coDe trace de consolidation ; tandis que, dans d'autres cas, la consolidation peut se faire exclusifement par du tissu fibreux, ou bien en partie par une mince lamelle d*os, en partie par une membrane. Dans quelques cas, il se forme un cal exubérant, consistant surtout en os poreux, et, quand le trait de la fracture a traversé un sinus, ce cal peut être assez saillant pour obstruer le conduit vasculaire. J'ai vu personnellement des faits où il n'y avait aucune raison sérieuse de douter que les sujets eussent guéri de fractures de la base , mais ce résultat est rare. Comme je me suis efforcé de le faire comprendre, et comme Aran l'a déclaré positivement, puisque les fractures de la base sont de simples fissures linéaires, sans déplacement ni enfoncement, elles n'ajoutent en réalité que fort peu aux dangers du traumatisme de la tête, si le cerveau a échappé aux désordres primitifs. Si le repos absolu n'est pas observé, comme dans le cas du 0' Wirgman, ou dans ceux de M. Hilton, il en résulte une irritation méningienne et de l'encéphalite, mais ces accidents peu vent souvent être évités grâce au repos et à un traitement approprié. Comme exemple des dangers da mouvement, je peux citer un fait de sir Char^ les Bell, dans lequel le déplacement brusque d'un fragment de l'occipital dans le trou de ce nom détermina la mort subite par compression de la moelle épinière. Comme la plupart des fractures de la base se compliquent de lésions intra-crânieones graves , on a estimé que 80 pour fOO des fractures du crâne terminées

par la mort appartiennent à cette variété. Alors même que la guérison apparente a eu lieu, la mort arrive souvent bien des mois après, par affection secondaire du cerveau.

Traitement.

Comme ces fractures ne sont presque jamais justiciables d'un traitement opératoire — et que leur gravité dépend des lésions intra-crâniennes concomitantes, — alors même que leur diagnostic est nettement établi, on ne doit, dans la plupart des cas, recourir à d'autres moyens que ceux nécessités par l'encéphalite prévue ou .existante. Dans quelques faits exceptionnels de traumatisme des portions les plus accessibles de la base, comme la paroi supérieure de l'orbite ou l'os occipital, une intervention opératoire a été tentée avec succès. Quelquefois les fragments sont enfoncés, et, quand il en est ainsi et que les fragments sont accessibles, il faut les relever. C'est ainsi qu'Hewett a vu extraire un fragment constituant la plus grande partie de l'orbite. Le trépan a été appliqué avec succès près du trou occipital, pour une fracture avec enfoncement de cette région, chez un garçon de quatorze ans. Dans ce fait, une incision pratiquée au niveau d'une contusion de l'occiput révéla une fissure qui, lorsqu'on la suivit, fit découvrir un fragment d'os si solidement enfoncé qu'on ne put l'enlever qu'à l'aide du trépan. Plus tard, on pratiqua la ponction des membranes pour un épanchement séreux, et la guérison fut obtenue (1).

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