OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR LA CORNÉE
rSSE DE LA CHABIBRE ANTERIEURE.
le nous avons eu occasion de le signantes reprises, cette petite opération récieux services dans de nombreuses ces, surtout dans les cas d'abcès et »ns étendues de la cornée, avec form iijpopyon, et chez les malades atitis violentes, dont elle supprime les  rebelles aux autres moyens.
ela paracentèse de la chambre anté-
rieure puisse être exécutée simplement en se plaçant derrière le malade assis, dont la tête prend un point d'appui sur la poitrine de l'opérateur, qui de son index gauche relève la paupière supérieure tandis que le médius repousse la paupière inférieure, il sera préférable, pour une exécution correcte de cette opération, de faire coucher le malade sur le fauteuil et de se servir d'un petit écarteur externe et d'une pince à fixation.
L'instrument le plus convenable est l'aiguille
à paracentèse de Desmarres (6g. 1580), dont on fait pénétrer la pointe exactement dans la jonction scléro-cornéenne vers la partie inférieure de la cornée. Le tranchant est d'abord dirigé presque perpendiculairement à cette membrane ; mais à mesure qu'il pénètre dans Toeil on abaisse le manche de l'instrument, de façon à
Fig. 1Ô80. — Aiguille à paracentèse.
conduire ensuite l'aiguille parallèlement à l'iris jusqu'à son arrêt. L'instrument est retiré avec précaution, en évitant une sortie brusque de l'humeur aqueuse qui pourrait entraîner l'iris dans la plaie. Puis à l'aide du stylet dont est munie l'autre extrémité du manche de l'instrument, on fait doucement entrebâiller la plaie, en déprimant la lèvre scléroticale, de façon à obtenir* une issue graduelle de l'humeur aqueuse avec laquelle s'échappe Thypopion dans les cas de kératites. A moins que la sécrétion conjonctivale ne s'y oppose, on appliquera le bandeau vingtquatre heures.
Il est nécessaire de bien placer la petite plaie sur la limite cornéenne, afin d'éviter la formation d'une cicatrice blanch&tre qui parfois pourrait rester assez apparente, surtout si la paracentèse avait dû être répétée un certain nombre de fois. On devra aussi veiller à ne pas introduire trop obliquement ruiguille dans la cornée, la formation d'un canal très étendu dans cette membrane pouvant gêner singulièrement la sortie de l'humeur aqueuse.
Lorsqu'on dépit des précautions indiquées plus haut, l'iris vient s'interposer dans la plaie, on réduira le prolapsus à l'aide du stylet en refoulant l'iris dans la chambre antérieure et en pratiquant avec le doigt des frictions légères sur l'œil à travers la paupière ; mais si cette réduction ne peut être obtenue, on ne devra pas hésiter à exciser le prolapsus après l'avoir légèrement soulevé avec une pelile pince. Quelques frictions pratiquées sur la plaie avec la curette de caoutchouc assureront la rentrée de l'iris.
KÉRATOHIE.
La kéi^aiomie, introduite dans la pratique par Saemisch, est l'opération par excellence à laquelle on doit recourir dans les cas où la nature infectante d'un ulcère a été reconnue. Voici comment Saemisch procède à cette opération :
Les paupières étant écartées au moyen d'un
écarteur à vis, on fixe le globe de l'œil précisément du côté où l'on veut pénétrer avec le couteau à cataracte étroit de de Graefe. La ponction est indiquée par l'emplacement du bord boursouflé, car la section à travers le fond de l'ulcère doit toujours être faite de telle façon qu'elle divise en deux moitiés égales ce bord. S'agit-il, par exemple, de l'œil droit, et le bord blanc jaun&tre de l'ulcère central est-il situé directement en dedans, moitié au-dessus, moitié tudessous du méridien horizontal ? On saisit l'œil avec la pince près du bord cornéen interne, suivant ce méridien, et la section vient concorder avec lui. La section doit en outre être placée de tellemanière que la ponction, aussi bien qaelt contre-ponction, se trouvent situées dansle fisra normal, c'est-à-dire en dehors de la partie exnlcérée. Une fois que la pointe du coatetu a pénétré à l'endroit voulu, l'instrument doit, en passant dans la chambre antérieure, effleurer la surface postérieure de l'ulcère et ressortir do côté opposé. Plus l'étendue de l'ulcère est mtreinte, plus il est nécessaire de donner au couteau une direction perpendiculaire et de renverser ensuite le manche pour ne pas agrandir inutilement la section.
La contre-ponction exécutée, on peut déposer la pince à fixation, et on aura soin, autant que possible, de terminer très lentement la section par un mouvement de va-et-vient du couteau, afin de laisser l'humeur aqueuse s'écouler peu il peu. L'hypopyon et les dépôts flbrineux qui occupent la chambre antérieure viennent ordinairement, après la sortie de l'humeur aqueuse qui se coagule à la surface de l'œil, s'engager dans la plaie et peuvent alors être saisis à l'aide de pinces avec lesquelles on les enlève en bloc Le fond de l'ulcère apparaît alors presque tootà fait transparent.
On ne doit procéder à la kératomie qu'après désinfection préalable de l'œil, et, l'opération terminée, on instille quelques gouttes d'un collyre d'ésérine, dont l'action antidiapédésique est incontestable. L'ésérine a en outre pour effet» en resserrant la pupille, de prévenir le prolapsus de l'iris.
Si le calme obtenu après la kératomie ne ^ dément pas, on laisse alors la cicatrisation^ s'opérer sous le pansement antiseptique, ^ continuant les instillations d'ésérine. Mais lor^" que les douleurs réapparaissant, en m6meteiDp^ qu'un hypopyon se forme de nouveau, il faut* suivant la pratique de Saemisch, procéder ^ une réouverture quotidienne de la plaie, B^ remplacer l'ésérine par l'atropine, dont on con^