DIVERSES FORMES DU STRABISME
es blancs, pendant que Ton observe par l'encoche centrale, de façon à s points latéraux réfléchis à égale lu bord de la cornée. Le reflet du tral correspond ainsi très exactement de la cornée. 11 ne reste plus qu'à l de Tare le déplacement en degrés I la bandelette, pour avoir l'angle 16 Ton détermine sur i*œil sain lorson de l'œil strabique est trop imparlaissant ainsi l'angle gamma, qui est 'on a dû déplacer la bandelette en !St aisé de passer du strabisme appaabisme réel.
i pratique une mensuration aussi st en général pas utile, puisque nos ipératoires appliqués à la correction ne ne comportent pas une pareille Aussi nous contentons-nous habid'un procédé beaucoup plus simple De suffisante approximation dans la fis cas.
le chercher à placer le reflet du disque la bandelette mobile exactement au a cornée, nous ramenons à se trouver de la pupille, qui, comme on le sait, ^Dod pas exactement au milieu de la ni se trouve quelque peu en dedans, Milieu le passage de la ligne visuelle. ttfKDd pour point de visée le centre ^«l'a pas à se préoccuper des ima- ^fB les disques latéraux, et on ur- Ml au but à cause des dimensions Vf 1res restreintes du diamètre de la le Ton observe d'ailleurs à courte dissqne l'arc n'a que 15 centimètres de foi facilite singulièrement le centrage.
Cion d'un œil strabique étant ainsi après la position occupée, non plus re cornéen, mais par le centre pu- »us négligeons Tangle gamma, le Qt alors peu différent de celui que is obtenu si nous avions opéré plus lent.
0 erses formes du strabisme.
genre^ le plus souvent convei-gent ty qu'affecte le strabisme, nous delelques mots de diverses dénomina- «n se sert habituellement pour désiles particularités propres h cette
ition à ce que l'on observe dans le îsullant d'un degré plus ou moins
accusé de paralysie musculaire, la forme simple de strabisme est désignée sous le nom de snobisme concomitant, par la raison que, dans ce cas, la dMaiion primitive est égale à la dMation secondaire.
La déviation primitive se rapporte à l'œil strabique, tandis que la déviation secondaire est celle qui survient sur l'œil sain, et que Ton peut observer sous le verre dépoli qui sert à le masquer, lorsqu'on oblige l'œil strabique à entrer en fixation. Le caractère concomitant d'un strabisme ne peut pas toujours être mis en évidence. Pour que la démonstration en soit possible, il est nécessaire que l'œil dévié ait conservé une vision suffisante pour que, si on fait fixer un point au malade, la préférence soit donnée à la macula et non à une partie excentrique de la rétine, comme on l'observe lorsque le strabisme est apparu de très bonne heure et a entraîné un haut degré d'amblyopie par défaut d'usage.
Le strabisme est dit monolatéral lorsque c'est constamment le même œil qui est exclu de la vision directe. L'œil qui n'intervient pas dans la fixation présente, dans tous les cas, un affaiblissement visuel d'autant plus accusé que le strabisme est apparu plus tôt.
Par contre, le strabisme est alternant, si le strabique fixe tantôt avec un œil, tantôt avec l'autre, les deux yeux offrant alors une égale acuité visuelle.
Si la vision binoculaire n'a lieu à aucun moment, l'un des yeux étant constamment exclu de la fixation, quelle que soit la direction donnée au regard, le strabisme est permanent.
Mais le strabisme est désigné sous le nom de périodique, lorsque par intervalle la vision binoculaire se rétablit.
Le strabisme latent est une forme qui n'apparait que dans le cas où, par un artifice, on vient à interrompre la vision binoculaire ; l'œil ainsi exclu se déviant le plus souvent en dehors sous l'influence d'une insuffisance des muscles droits internes, telle qu'on l'observe surtout chez nombre de myopes. La nécessité de voir simple fait que le sujet, en dépit d'un travail musculaire exagéré et plus ou moins pénible (aslhénopie musculaire), entre-croise ses lignes visuelles sur le point fixé ; mais dès que l'on interpose devant un œil un verre dépoli, on constate que cet œil se dévie d'une quantité variable. Cette déviation peut être mesurée par la recherche du prisme qui la contre-balance.
Le procédé le plus simple pour la mensuration de l'insuffisance des muscles droits internes nous est fourni par l'emploi du prisme de
278 MASSELON. — MALADIES CHIRURGICALES DE L'OEIL ET DE SES ANNEXES. [ m U
Rerlin, consistant en un simple prisme (de 16°) enchâssé dans un anneau mobile et pouvant exécuter un mouvement de rotation. Lorsque le prisme placé devant un œil a sa base en bas, c'est-à-dire se trouve dans sa position initiale, le manche de l'instrument devant être tenu horisontalement, l'action prismatique ne s'exerce que dans le sens vertical, et si le sujet fixe un point noir sur une feuille de papier blanc, il le voit, du côté du prisme, transporté en haut. Dans le cas où il existe un strabisme latent, celui-ci se dévoilera par une déviation latérale du point vu à travers le prisme. En recherchant quel prisme est nécessaire pour ramener ce point exactement au-dessus de celui qui est vu par l'autre œil (sans interposition de prisme) on aura une indication sur l'étendue du strabisme ainsi révélé et sur la force du prisme capable de corriger la déviation, celle-ci correspondant à la moitié du prisme. C'est ce que permet d'obtenir le prisme de Berlin, dont la base par la rotation de l'anneau peut être transportée obliquement, de manière à fournir un effet prismatique latéral dont la mesure nous est donnée par une échelle placée le long de l'anneau.
Étioloffie da strabisme.
D'une façon générale, on peut dire que le strabisme est la conséquence de l'amétropie, un équilibre parfait entre l'adaptation de l'œil aux diverses distances et le jeu des muscles n'existant que chez l'emmétrope. Ainsi l'hypermétrope fixant un objet aura besoin pour obtenir une image nette de faire une dépense d'accommodation qui, dans le cas d.'em métro pie, concorderait avec un entre croisement des lignes visuelles sur un point plus rapproché, de \k la tendance au strabisme convergent chez Thypermétrope ; inversement le myope devra, dans des conditions analogues, mettre en jeu une force accommodative, parfois nulle, mais dans tous les cas moindre que l'emmétrope, qui à déploiement égal d'accommodation n'entre-croiserait ses lignes visuelles qu'en un point plus éloigné, d'où une propension à la divergence chez les myopes.
Tandis que dans les cas de myopie la fréquence du strabisme s'accrott avec le degré de la myopie, on observe que ce sont surtout les hypermétropes à un degré peu élevé ou moyen qui sont plus enclins au strabisme. Lorsqu'il s'agit, en effet, d'une forte hypermétropie, souvent le sujet ne trouve même plus dans un surcroît de convergence le moyen d'obtenir une accom-
modation suffisante pour une vision nette, et un strabisme ne se développe pas. Notons d'milleurs que nombre d'hypermétropes, dont l'ano. malie de réfraction est faible, ou même d'an degré moyen, trouvent dans un puissant moscie ciliaire le moyen d'échapper au strabisme.
Ce qui peut encore s'opposer au développement d'un strabisme, c'est la diplopie à laquelle le sujet n'échappe pas au début; mais que, par suite d'une affection quelconque d'un OBil, la vision se trouve notablement atteinte de ce côté, on verra cet œil, qui ne sera plus retenu par le besoin de voir simple, se dévier à un degré variable. 11 est vrai que les hypermétropes apprennent promptement à faire abstrtction de l'image formée sur l'œil dévié, et ils y réussissent d'autant plus vite que la déviation est plus marquée.
Une condition favorable à l'apparition da strabisme convergent résulte, chez les enfants, d'un rapprochement des centres de rotation des yeux rendant plus aisée la convergence. A mesure que le crâne se développe et que les yeux s'écartent, la tendance à une facile convergence va en s'amoindrissant. Si on considère d'autre part que le pouvoir accommodateur décroit avec l'âge et que des hypermétropes d'un degré assez peu accusé peuvent de ce dief te trouver bientôt dans des conditions analogaei à ceux qui présentent une forte hypermétropie, dont l'accommodation, même aidée de la convergence, est impuissante à fournir une vision nette, on comprendra pourquoi le strabiune hypermétropique tend à se guérir spontanément à mesure que les sujets avancent en Age, ainsi que de W ecker l'a le premier fait observer.
Traitement da strabisme.
Lorsqu'un enfant commence à loucher et qne le strabisme n'est encore que périodique, ce qu'il faut tout d'abord s'attacher à éviter, c'eit que le strabisme ne devienne permanent et surtout monolatéral. Chez les très jeunes enfants on fera usage d'une coquille que l'on tiendra, tantôt sur un œil, tantôt sur l'autrei àt façon à permettre aux deux yeux de s'exercer d'une façon successive et égale. Plus ttrdlei enfants devront porter constamment des la* nettes d'un numéro quelque peu inférienr ^ celui que nous aura révélé l'examen ophthaUnoe* copique comme mesurant l'hypermétropie ^ taie. On pourra aussi, dans les cas tthé^ paralyser l'accommodation par un emploi rép^ lier d'un mydriatique et donner des verres ^^
(I3J OPERATIONS PRATIQUÉES SUR LES MUSCLES ET LA CAPSULE. — TÉNOTOMIE. 279
flus correspondants à Thypermétropie manifeste , mais corrigeant toute l'hypermétrope.
Un traitement orthopédique à Taide du stéréoscope (Javal) ne pourrait être utilisé que chez des enfants déjè raisonnables, ou pour compléter une guérison en partie obtenue par une itmbotomie ; encore faut- il que la diplopie se manifeste aisément en dilTérenciant Tune des images arec un verre coloré.
Lorsque le strabisme convergent est devenu
permanent, il ne reste guère d'autre ressource pour obtenir le redressement de Toeil dévié qu'une intervention chirurgicale.
Quant au strabisme divergent, il réclame constamment l'emploi de moyens opératoires, même lorsqu'il s'agit d'une Terme latente quelque peu accusée, à laquelle ne remédie pas remploi de prismes de 2 ou 3 degrés ; ici une opération sera d'autant plus indiquée que l'impulsion forcée donnée aux droits internes contribue à favoriser l'accroissement de la myopie.