AVANCEMENT MUSCULAIRE
Cette opération, qui trouve son emploi dans les hauts degrés de strabisme, en particulier lorsqu'il s'agit de remédier à une déviation en sens opposé consécutive à unestrabotomie antérieure
trop largement pratiquée, est surtout celle qui devra être appliquée dans les cas de forts ^ strabismes d'origine paralytique. Elle a été introduite dans la chirurgie oculaire par Jules Guérin, mais c'est grâce à l'adjonction de satures propres à attirer le muscle vers un point plus rapproché de la cornée, comme Critchett en a conseillé l'application, que l'avanceinenl musculaire a pu prendre dans la pratique courante une place, qui ne pouvait être que fort restreinte lorsque, suivant Jules Guérin, et après lui de Graefe, on se proposait d'attirer l'oeil vers le muscle détaché. En rendant l'opératioo d'une exécution plus aisée, et en démontnot qu'un accroissement de force pouvait être obtenu sur un muscle, sans qu'il soit pour edi nécessaire, par une ténotomie, d'affaiUir Tantagoniste; de Wecker a contribué, de son oêlé, à élargir sensiblement le terrain d*applicatiMi de l'avancement musculaire.
Critchett ne détachait la conjonctive qu'à 2 ou 3 millimètres du bord de la cornée, afin deie réserver, outre deux sutures placées en haut et en bas le long du bord coméen, le moyen d'appliquer une suture médiane. Aussi n'obteoait-îl ainsi qu'une minime attraction du muscle. Otu le but d'accentuer le déplacement du mnsde vers la cornée, de Graefe eut alors recours i une unique suture obliquement placée, mis dans laquelle il saisissait largement la conjonctive au-dessus de la cornée. L'effet fut ainsi accru, mais il devait nécessairement en réialter une certaine obliquité dans la nouvelle insertion du muscle.
La modification apportée par A. Weber dins l'application de la suture permit de remédiera cet inconvénient. Un même fil reçoit tro'is aiguilles, une à chaque extrémité et la troisièine à la partie moyenne. Les aiguilles des eitrémités sont introduites au-dessous de la conjonctive, en haut et en bas de la cornée. Qwnt à l'aiguille moyenne, elle doit traverser le tendon détaché du muscle à avancer et, d'une laçoa un peu moins ample, la conjonctive sus-jacente. On passe ensuite, à travers l'anse entraînée ptf cette aiguille, les deux extrémités du fiL CeDesci sont alors serrées avant de les lier jaiqa*^<^ qu'on obtienne le redressement de l'ceil.
Procédé de de Wecker,
Dans le but d'obtenir une traction très aces* sée et exactement dirigée dans le sens de T*^ du muscle à avancer, de Wecker se sert d'ot^ mode de suture particulier et pratique l'avance-