‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 199 sur 638 · TUMEURS VASCULAIRES · texte numérisé non relu

TUMEURS VASCULAIRES

A part les twneurs caverneuseSy qui peuvent être considérées comme des fibromes à tissu spongieux très vasculaire et dont la parfaite

délimitation permet de les extraire, en conservant même le globe de l'œU, il sera très important de pouvoir reconnaître les véritables tumeurs par affections vasculaires de l'orbite, le traitement devant être tout autre.

La forme la plus commune résulte d'une dilatation cirsoide des veines de Vorbite et surtout de la veine ophthalmique. Une semblable dilatation des veines de la paupière supérieure et du front, surtout vers le bord orbitaire supérointerne, mettra sur la voie du diagnostic d'une pareille affection, qui provoquera parfois une exophthalmie considérable. Un bruit de souffle intermittent, que perçoit également le malade, sera révélé par l'auscultation de la région orbitaire.

Consécutivement à un traumatisme, on voit aussi se développer dans l'orbite, par suite d'une communication entre la carotide interne et le sinus caverneux, un anévrysme faux ou artério'veineux. Comme dans la forme précédente, Fexophthalmie est très accusée, mais eDe se développe plus brusquement, et la propulsion de l'œil offre des intermittences marquéei. Le bruit de souffie que laisse percevoir rauscaltation est continu et s'accompagne d'un renforcement intermittent isochrone avec le pools. Quant à l'anévrysme vrai de l'artère ophthilmique, il serait des plus rares, et son existence ne parait pas encore absolument prouvée.

Lorsqu'avec une exophthalmie, il existe simultanément un bruit de souffle démontrant la nature vasculaire de la tumeur, qui consiste, dans la grande majorité des cas, en une dilatation veineuse, on devra prescrire, avec le repos, l'emploi du seigle ergoté et l'application du froid, en tenant sur l'œil un petit sac conte* nant de la glace pilée. En outre, on pratiquera la compression de la carotide du côté malade, soit à l'aide d'un compresseur, s'il peut êl« supporté, soit mieux encore avec le doigt, en faisant chaque jour plusieurs séances plus ou moins prolongées.

Les injections de perchlorure de fer, même exécutées avec les plus grandes précautions et bien entendu, en comprimant, avec soin la carotide pendant l'injection, sont toujours dangereuses, et on devra leur préférer l'emploi de l'électrolyse, qui, comme les injections coagulantes, a aussi donné d'excellents résultats, el cela sans exposer le malade à aucun accident Ce n'est qu'en désespoir de cause que l'on pooirei^ se décider à pratiquer la ligature de la carotide*

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