‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 20 sur 638 · Cet état n'a Jusqu'ici été noté que chez déjeunes sujets · texte numérisé non relu

Cet état n'a Jusqu'ici été noté que chez déjeunes sujets

4. Il est parfaitement susceptible d'entraîner la mort par lepto-méningite ou méningo-encéphalite.

5. L'intervention opératoire doit se borner à l'évacuation, par aspiration, d'une quantité limitée de liquide ; et cette aspiration no doit être faite que lorsqu'il s'est manifesté des symptômes graves de compression.

6. La même accumulation de liquide peut s'observer après cicatrisation de la plaie extérieure d'une fracture exposée ou d'une trépanation (1).

(1) M. le professeur Weinlechner, de Vienne {Wiener med. Wochenschrift, 29 novembre 1884), étudiant les suites des fractures sous-cutanées du crâne dans les premières années de la vie, est arrivé à des conclusions analogues à celles de Conner sur la céphalhydrocèle traumatique, qu'il appelle a fausse ménlngocèle ». Pour Weinlechner, la solution de continuité du crâne est le plus souvent obturée par la dure-mère, qui est elle-même percée en plusieurs points. Quand la violence traumatique a été considérable, il peut en résulter une déchirure du cerveau allant au ventricule latéral. La condition nécessaire de rétablissement de la fausse ménlngocèle, c'est une fistule durable de la dure-mère. Quand la déchirure primitive de cette membrane se referme, le liquide cérébro-rachidien se résorbe, et il reste une .solution de continuité contre laquelle vient s'appliquer la substance cérébrale. Si au contraire il s'établit une fistule, il se forme une fausse méningocèle au niveau de la fissure crânienne élargie.

Quand la communication de M. Weinlechner a été faite à la Société des médecins de Vienne, M. le professeur Kundrat a remarqué que, pour que de semblables tumeurs prennent naissance, il est nécessaire que la fracture se produise non seulement dans les

CHARLES B. NAJKCREDE. — LÉSIOiNS TRAUMATIQUES DE LA TÊTE.

DISJONCTIOiN DES SUTURES.

Quand ils s'observent à la voûte du crâne, ces accidents affectent d'ordinaire de jeunes sujets, chez lesquels les os du crâne ne sont point encore ossifiés les uns avec les autres (i). A une période plus avancée de Texistence, une violence s'exercant sur le côté d'une suture oblitérée peut déterminer une fracture qui suit exactement le trajet de l'ancienne suture, comme dans un fait publié par le professeur Agnew (2). Dans le Musée Wood, de New-York, il existe une pièce (non cataloguée) où le trait de fracture a suivi exactement la suture médiofrontale oblitérée. L'accident fut produit par une force diffuse, un coup porté avec un sac de sable. Une balle de fusil peut, d'après Guthrie, déterminer la disjonction d'une suture de la voûte crânienne, en frappant directement sur elle avec une force modérée, bien que « cette disjonction s'observe en général quand la balle arrive à se loger, pour ainsi dire, entre les os qui contribuent à la formation de la suture ». Guthrie (3) rapporte un cas où la disjonction de la suture sagittale fut produite par une chute

premières années de la vie, mais encore avant Tépoque où les os sont soudés les uns aux autres par les sutures. Les fractures qui intéressent les pariétaux, et ce sont les plus fréquentes, doivent s'étendre sur toute la longueur de l'os, d'un bord à l'autre. Une lésion de la dure-mère est aussi une condition indispensable ; mais il n'est pas nécessaire que cette lésion soit une déchirure, une simple distension suffit. L'hydrocéphalie et le rachitisme sont des conditions adjuvantes. M. Kundrai ne croit pas que l'augmentation d'étendue de la solution de continuité puisse être le fait d'une usure des os; ceux-ci sont tout simplement écartés de plus en plus \ei uns des autres. La formation d'un cal est toujours incomplète à la suite d'une fissure. Quand un os du crâne est brisé en deux, il continue de s'accroître par ses bords naturels mais non par les bords fracturés ; de là une augmentation d'étendue de la solution de continuité. Une communication de la méoingocèle avec le ventricule latéral ne saurait être expliquée par une déchirure primitive du cerveau, et une telle lésion serait absolument mortelle. Il faut admettre que la communication s'est établie consécutivement au ramollissement et à la fonte de la substance cérébrale. {Note du Trad,)

(1) Morgagni, cependant, rapporte un fait de disjonction des sutures chez un homme de 60 ans.

(2) Agnew, Principles andpractice ofsurgery^ vol. I, p. 274.

(3) Guthrie, Commentaries on the surgery of war, 6»* éd., p. 349.

sur le vertex ; le blessé était tombé de cheval après avoir été frappé à la poitrine par une balle. Dans les fractures de la base du crâne, les sutures d'autres portions sont assez fréquemment disjointes. Sur quatorze cas de fracture s'accompagnant de disjonction des sutures, examinés par Hewett, la suture coronale était disjointe sept fois, la lambdoïdo six fois, la sagittale quatre fois, la pétro-occipitale une fois, la temporo-pariétale une fois, et la sphéno-pariétale une fois. Insistant sur la grande rareté de semblables accidents , Hewett remarque qu'il n'en a vu qu'un seul fait sans complication de fracture. Dans ce cas, l'os temporal était légèrement disjoint et porté en haujt au niveau de la partie postérieure de la suture squamoso-pariétale, de fuçon à simuler exactement une fracture avec enfoncement (1). J'ai vu dernièrement un cas où la suture squamoso-pariétale avait été légèrement disjointe par un coup sur le pariétal, qui avait dû être légèrement enfoncé , car la portion squameuse du

Fig. 1505. —Disjonction de toutes les sutures du temporal (Musée du Val-de-Grâce^.

temporal était, sur un point, située à 2 millimètres environ au-dessus du pariétal. Sur vingt et une pièces de disjonction des sutures que j'ai examinées, les sutures les plus fréquemment lésées ont été la sagittale (douze fois) et l'occipito-mastoïdienne (sept fois). Lorsqu'un certain nombre de sutures ont été disjointes, un os tout entier, comme le frontal ou le temporal, peut être presque entièrement séparé de ceux qui l'entourent. [Le musée du Val-de- Grâce possède un exemple de cette disjonction

(1) Hewett, op. ciï., vol. I, p. 591.

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