ANOMALIES DES BORDS PALPÉBRAUX ET DES PAUPIÈRES
TRICUIASIS ET DISTICIIIASIS.
Cette afTeclion a son siège dans le revêtement cutané du bord palpébral et intéresse les cils de telle façon qu'ils tendent à prendre une direction anormale et à diriger leur pointe vers la fente palpébrale. L'intégrité du reste de la paupière permet de reconnaître que la déviation dans la direction habituelle des cils est la conséquence d'altérations cutanées, et non la suite d'une déformation des tarses, comme dans Tentropion, qui produit indirectement un accident analogue. Comme causes du trichiasis, il faut signaler les diverses formes d'eczéma chronique localisé au bord des paupières qui, en particulier chez des sujets âgés, provoque facilement une rétraction près des follicules pileux des cils; une simple hypérémie habituelle du bord des paupières, ou un léger catarrhe conjonctival
localisé sur le revêtement muqueux du bord palpébral peuvent aussi, à la longue, déterminer utie déviation des cils.
Lorsque le trichiasis siège sur une étendue assez considérable du bord palpébral, le diagnostic est aisé et l'on a vite reconnu la came du larmoiement, de l'injection conjonctivale et du pannus que présente le malade. Mais si les cils déviés sont peu nombreux, il sera nécessaire d'examiner soigneusement le bord des paupières, pour ne pas confondre cet état avec ïïaB simple affection idiopathique de la conjonctive.
ECTROPION.
Dans l'ectropion, la paupière, au lieu de s'appliquer sur le globe de l'œil, s'en écarte d'une façon plus ou moins accusée et tend à seren* verser en dehors. Celte éversion se borne parfoi* à une portion d'une paupière, ou porte surU
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e Toile. Une seule paupière est s deux à la fois.
peut être la conséquence d'une iccédant à une blessure, à une les paupières ou à une brûlure ; on e à la forme û*ectropion cicatriciel, ppe d'autant plus aisément que la plus profonde et se rapproche dajord adhérent du tarse en inléresrrose tarso-orbitaire; aussi Teclroéquemment la conséquence d'une ord orbilaire.
nmations chroniques du bord des )lépharite, eczéma) peuvent aussi ctropion , d'abord en déterminant issement de la peau voisine du bord ais en amenant, par propagation de on, un défaut d'action des parties itrales du muscle orbiculaire (mus- 'aox) qui ont pour effet, physiologiappliquer sur le globe le bord libre eofin en provoquant, par action rélagération d'activité des fibres péri- (muscles orbitaires). Un ectropion r, par relâchement des parties cenorbicalaire, peut encore être la con- 'nn tiraillement exercé par une force idedans en dehors. C'est ainsi que Btniin ectropion, surtout sur la puunoR, dans l'ophlhalmie purulente, à b inflement de la muqueuse, de ■pkie papillaire et du chémosis de la rebfllhaire qui en résultent, w musculaire sénile s'observe particutbez les vieillards débilités. Il recoii- ^ose, d'abord le relâchement de la 1 tarse, entraînant une coaptatioii le de la paupière sur le globe et par inoiement avec irritation conjoncti- [ue; puis l'atrophie du muscle orbicui es effets portent surtout sur la partie ;e de ce muscle, c'est-à-dire sur les !pébraux ; enfin, pour la paupière augmentation du poids par suite de de cette paupière qui tend à former )eDdante. Citons encore, â côté de •e forme, V ectropion paralytique poraupière inférieure, dans les cas de la septième paire.
es variétés d'ectropion, lorsqu'elles pendant un certain temps, entraiu qu'elles soient accusées, un allon-
ou moins notable des paupières, 'ophie de la muqueuse, sous l'inongée du contact de l'air. Il en
résulte alors ce que l'on désigne sous le nom d'ectropion swcomateux.
Quant au traitement, il devra nécessairement être institué, ainsi que nous l'indiquerons plus loin, d'après les données étiologiques que nous venons d'énumérer.
ENTROPION.
Celte anomalie est carctérisée, non seulement par un renversement des cils en dedans, mais encore par un déplacement analogue de la charpente palpébrale.
De même que l'ectropion peut se rapporter au raccourcissement de la peau, Tentropion sera aussi, dans un certain nombre de cas, la conséquence d'un raccourcissement du tégument interne de la paupière. C'est ce qu'on observe dans la conjonctivite granulaire, ayantpour effet, par suite de la rétraction cicatricielle de la muqueuse, d'accroître la courbure du tarse et de ramasser cet organe sur lui-même. Ce résultat fâcheux est d'autant plus aisément atteint que la portion palpébrale de l'orbiculaire a mieux conservé sa contractiUté, la conjonctivite granulaire ayant constamment gardé sa marche chronique sans passer par des poussées répétées d'inflammation. A côté de cette forme spontanée d'entropion cicatriciely que Ton rencontre aussi dans la diphthérite^il faut signaler celle qui résulte de brûlures, particulièrement produites par des acides minéraux ayant entraîné une destruction plus ou moins étendue de la muqueuse.
Ventropion spasmodique se développe à la suite d'un gonflement rapide et très accusé des paupières. Contrairement à ce qui se passe pour l'ectropion de même désignation, c'est la portion de l'orbiculaire se répandant dans les parties molles des paupières qui, comme celles-ci, subit surtout la distension, tandis que la portion palpébrale, beaucoup moins tiraillée, tend à renverser en dedans la peau voisine du bord libre, ainsi que les cils.
Parallèlement à l'ectropion sénile, nous devons aussi placer Ventropion sénile. Ici c'est l'enfoncement de l'œil dans l'orbite, à la suite de l'atrophie du tissu graisseux de la cavité orbitaire, qui vient détruire l'exacte application des paupières sur le globe oculaire. La portion ciliaire de l'orbiculaire tend alors à se raccourcir et à porter les téguments vers la fente palpébrale ; cet efTet s'accuse surtout si les malades clignent fréquemment les paupières par suite d'un étal irritatif de l'œil.
C'est encore consécutivement à un spasme
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des fibres les plus centrales de rorbîculaire, que Ton voil parfois, à la suite d'opérations pratiquées sur Tœil, un pansement mal appliqué déterminer une inversion du bord palpébral qui, une fois produite, tend à s'accuser davantage sous rinfluencc de Tirritation qui en résulte. Signalons encore Tentropion que provoque parfois la phtisie de Tœil , surtout lorsqu'elle s'accompagne d'un état irritalif qui appelle les clignements et le spasme des paupières.
Tandis quel'ectropion peut souvent être longtemps supporté sans qu'il en résulte d'autre inconvénient qu'une difformité plus ou moins
choquante, l'entropion réclame un traitement . d'autant plus prompt que le frottement des cils || et du bord palpébral sur l'œil détermine une | irritation, ayant pour effet d'accroître les conditions favorables au développement de l'entropion spasmodique. En ne remédiant pas à la position vicieuse des paupières on s'expose avoir laco^ née perdre sa transparence, devenir le sièg^e d'un pannus plus ou moins épais, et même se détruire partiellement ou en totalité. Ici encore le traitement devra soigneusement 6tre approprié à la forme d'entropion qu'on est i^ppelé i combattre.