DESCRIPTION DES INSTRUMENTS EMPLOYÉS DANS LE DIAGNOSTIC, ETC
I permettra la dilatation simultanée des année. Pour les enfants, on pourra
rig. ISee. — Spéculnm nasal.
ir d'un spéculum awris ordinaire. Zaufal misé un long tube, de métal ou de
p. 1670. — Spéculam nasal d'Elsberg.
imc, qui se termine par une expansion le à celle du spéculum auris (3 à 7 mil-
limétrés de diamètre et 10 à 12 centimètres de long). Quand on Ta introduit dans la fosse nasale, on peut voir l'orifice pharyngien de la trompe d'Eustache et la paroi postérieure du pharynx. Voltolini, Trœltsch, Roth et d'autres se servent d'un spéculum métallique bivalve,
Fig. 1671. — Spéculam nasal de Thadichom.
dont les valves peuvent être maintenues écartées grâce à une vis fixée au manche. Schnilzler a modifié cet instrument (fig. 1669) en faisant des ouvertures longitudinales le long des valves pour permettre de faire une inspection latérale. Elsberg fait usage d'un spéculum trivalve (fig. 1670) semblable au dilatateur trachéal de Laborde. Thudichum se sert d'un spéculum
Fig. 1672. — Miroir rhinoscopiqae.
ri/éiDs lequel les deux valves métalliques lont maintenues écartées par l'élasticité •ort en fil de fer; cet instrument est mode pour faciliter les opérations faites te région. Enfin un crochet, une épingle IX pliée, une sonde ou tout autre instrulalogue suffit, en repoussant l'aile du :ôté pour voir assez bien les parties proes fosses nasales.
rkinoscopique. — Il ne serait pas néd'avoir des miroirs, pour la rhinoscoqn'on en ait fabriqué de toutes sortes. Pjraenkel, de Voltolini, de Mackensie et sont peut-être les plus connus, mais, I ces instruments, on a voulu réunir à un abaisse-langue, ce qui les rend »des et souvent impraticables, il en est I de celui de Duplay qui a pour but de r dans le même instrument un miroir facteur du voile du palais. Le miroir pique ordinaire ressemble tout à fait à i est en usage pour les examens laryn- Eocycl. de chimrgie.
goscopiques, excepté qu'il est plus petit et que
Fig. 1673.— Miroir microscopique prismatique
du D' Gellé (*).
n 1, plaque métallique réfléchissant la lumière sur la base du prisme de verre ; 2, cadre métallique qui supporte et encadre le prisme de verre et la lamelle méullique ; 3, manche support slnsérant sur la base dans la direction de la facette (5) du prisme tournée vers le côté qu'on explore ; 4, facette tournée vers Tobsenrateur et par laquelle Timage apparaît. (Gellé.)
le miroir fait un angle droit avec le manche ou qu'il est courbé en forme d'S italique (Lennox
402 GEMIGE LEFFERTS. — AFFECTIONS MÉDICALES ET CHIRURGICALES DU NEZ. [I
Brown). Le miroir est circulaire, sa face réfléchissante est plane et il est fixé dans une monture d'argent (fig. 1672).
Il a un diamètre d'un centimètre et une épaisseur d'un millimètre ; au niveau de l'angle droit est soudée une tige de préférence rigide, qui de l'autre bout s'introduit dans un manche creux et peut être allongée ou raccourcie à volonté. Les dimensions du miroir doivent naturellement être subordonnées aux différents cas individuels et varieront selon l'espace compris entre le voile du palais et la paroi pharyngienne postérieure. En règle générale le petit miroir dont nous venons de donner la description est le plus pratique. Gellé (1) recommande un miroir prismatique (fig. 1673).
Fig. 1674. — Abaisse-langue de Tûrck.
Abaisse-langue. — Celui qui est fabriqué d'après le modèle de Ludwig Ttirck (fig. 1674) remplit bien le but cherché. LiidwigTurck (2) se servait aussi d'un pince luette (fig. 1775). Czermak(3) employait une spatule ou crochet pour soulever le voile du palais (fig. 1676). Signalons encore le rhinoscope releveur de Stoerk (fig. 1677), et le rhinoscope releveur de Duplay (fig. 1678) (4).
Rhinoscopie antérieure.
Le malade, le chirurgien et la source de lumière doivent être placés comme pour un examen laryngoscopiquc, c'est-à-dire que le malade est assis droit, sur une chaise à dos droit, la
(1) Gellé, Précis des maladies de l' oreille, Paris, 1885, p. 664.
(2) Ludwig Turck, Méthode pratique de laryngoscopie, Paris, 1861, et Recherches cliniques sur les maladies du larynx. Paris, 1862.
(3) Czermak, Du laryngoscope, Paris, 1860.
(4) Consulter : Baginsky, Méthodes d'examen et d'opérations rhinoscopiques, in Volkmann Klin, VortrOge, u* 160, 1879. — Harrison Allen, Aids to diagnostic in nasal diseuses, Philadelphia med. Times, 1880, vol. XI, p. 613. ^\o\to\ïai,Pharyngoscopie et Rhinoscopie. Breslau, 1879. — Schniuler, Laryngoscopie et rhinoscopie. Vienne, 1879.
tête un peu renversée ; le chirurgien» placé ei avant de lui, se fixe à la tête le réflecteur fronta de façon à ce qu'il soit au niveau de la tête di malade et regarde avec l'œil droit par le trou placé au milieu du miroir ; la lampe mise i droite et au niveau de l'oreille du patient envoie des rayons lumineux au miroir qui les réfléchi dans le spéculum nasal qui est alors introdui dans la nai^ine en ayant soin de ne pas le pousser trop haut dans l'étroit espace compris entre la cloison et la paroi osseuse externe, ce qu déterminerait de la douleur. On écarte ensuiti les valves et on éclaire la cavité nasale en } projetant de la lumière. On peut ainsi juger d< l'état des parties et apprécier le degré et la na* ture de leurs modifications morbides. Ordinairement on voit la face antérieure des deux corneU inférieurs (fig. 1679), un côté de la cloison et 1< méat inférieur ; cependant la vue de ces deu) derniers est subordonnée à l'état des parties, car il est très fréquent de trouver une déviation de la cloison, vers un côté, d'habitude le gau che, ce qui rétrécit plus ou moins la narine de ce côté, parfois même l'obstrue complètement et empêche d'apercevoir les parties profondes D'autre part, on rencontre des méats très larges qui permettent de voir jusque dans le pharyni et d'examiner l'orifice de la trompe d'Eustache
Rhinoscopie postérieure.
Pour pratiquer l'examen de la région postérieure des fosses nasales, le malade et lechirur* gien se p]acent(fig. 1680) comme pour la rhinoscopie antérieure, excepté en ce qui concerne lei deux points suivants : le foyer lumineux doit cor respondre à la base de la luette, et le patient, li bouche largement ouverte, tient sa langue derrièreles incisives inférieures et la maintient appliquée sur le plancher de la bouche avec un abaisselangue(fig. 1681).Le miroir rhinoscopique, après avoir été trempé dans l'eau tiède pour le chauffer, est introduit par un côté de la bouche, la face réfléchissante tournée en haut, glissé sui la langue jusqu'à la luette et placé au milieu de Tespace compris entre le voile du palais et la paroi du pharynx, sans toucher ni l'un ni l'autre, en formant un angle de 130«. Dans cette position, on ne pourra voir toutes les parties à la fois, excepté dans des cas très rares, aussi il faut tourner le miroir de tous les côtés, à droite et à gauche pour observer les parois latérales du pharynx ; en haut pour inspecter la voûte et selon des angles et des inclinaisons variées poui bien apercevoir toutes les parties ainsi que
RHINOSCOPIE POSTÉRIEURE.
ilcepottirieardM fosus nasales (fig. («82 et
dleBit la façon de procéder, et on peut pres- : loqioars le livrer fa un examen complet, «ndul pas toot à fait avec la même fadlîté
que pour la larjugoscopie. On peut rencontrer trois obstacles qui empêchent de Taire nn bon examen. L'un est insurmontable, c'est quand on se trouve en présence d'un voile du palais long et rigide qui s'approche tellement de
- Pince Fig. 1676. — Spatale oa crochet FIg. 1678. -~ Hhinoicope releveur de Dnplay. Ida LDdwiB de Cterin«k.
Mi pbarjBgieDiie postérieure qu'il ne reste leplac« pour introduire le miroir. Le selatt asseï Tréquent : c'est quand on trouve friedn palais long, large, souple et une
KDgue qui rétrécissent considérablement compris entre eux et la paroi du phae sorte qu'on ne peut faire l'examen
qu'en éloignant le voile du palais de la paroi pharyngienne. Pour cela on se sert du crochet palatin en métal, ou mieux d'un crochet en caoutchouc durci, large et mince, d'une bonne courbure, ou bien d'une bougie munie d'un mandrin pour bien donner la rigidité nécessaire. Ceux-ci sont beaucoup mieux tolérés que le
404 GEORGE LEPFERTS. — AFFECTIONS MÉDICALES ET CHIRtRGICALES DU F
premier de ces instrumenU ; on les introduit 1 palais, la main droite tenant le mira de la main gauche, doucement, sou* le voile du 1 attire ce voile à soi, en exerçant un
Fig. 1679. — Rhinouopie antériei
modéré e, c'est-à-dire qu'on l'écarté de la paroi | mier coup, mais en persévérant un pe pharyngienne. 11 est rare de réussir du pre- I par Taliguer les muscles palatins, de f
Fig. leeo. — ËïUIrtge du ptuurni pour l> rbinotcopie po*tdrieure, ippueil du D' Ftavel. iGc
amener à un degré de tolérance qui permette i Tois d'attirer le Toile du palais en de faire cesser la contraction spasmodique qui régie générale cependant, il faut autan se manifeste quand on essaje pour la première I pour arriver k ce que le patient suppoi
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