BH1N0SC0P1E POSTÉRIEURE
cbet ou tout autre instrument que pour l'habituer à respirer coraplèteinent par le nei et déterminer ainsi l'imnaobilité du voile du palais. Le troisième obstacle se rencontre dans la majorité des cas : il consiste en ce que le voile du palais et la luette se portent en haut et s'appliquent étroitement contre la paroi du pharynx dès que le patient ouvre la bouche et place l'abatue-langueoudës que le chirurgien introduit un instrament. On comttaltra cette prédisposi-
'^g. 1681. — BxtiDen rhinoicopiquQ, coupa sntéropostérisure de li tEM (*).
(*; niin',rhinoti»pfl; /.luette; cr, erocbet reloTenr; M', œil de robsemtenr ; p, citité pbaryDgi>-n««>l«;
p'.ciTJtd nuale. (UaQdl.)
l'on en habituant le malade à respirer tranquillement par le nei. S'il ne peut j arriver on loi fera émettre des sons nasaux tels que en, par exemple. Mais le premier de ces moyens «st le meilleur, car il permet de procéder à l'examen d'une façon rapide et complète.
Nous ferons observer ici que l'irritabilité réflexe de la région pharjngienne est un grand inconvénient pour la larjngoscopie. Pour réussir dans ce cas, il faut avoir ce qu'on appelle « la main > et habituer un peu les parties au contact des instruments.
Je crois qu'il sera rarement nécessaire soit pour l'examen, soit pour des opérations, d'arriver à être maître absolu du voile du palais en
Vaitachant en aoani, comme l'ont conseillé Stôrk et, plus récemment, Wales. Ce procédé consiste à introduire dans chaque narine un fil qu'on fait sortir par la bouche, en le passant sur chaque oreille et l'attachant derrière la tète; quand on exerce de douces tractions, le voile du palais cède et se replie pour ainsi dire "sur lui-même.
Bosworth pense qu'il vaudrait mieux se servir d'une petite corde de lin durcie avec un mucilage ou d'un fil de catgut qu'on introduirait à l'aide d'une sonde comme celle qui sert pour la trompe d'Eustacbe.
L'extrémité nasale des flis est liée au-dessus de la lëvre supérieure ou maintenue par un clamp assez ingénieux, conseillé par Jarvis. L'opération doit se faire vite et habilement, quand le pHtienl la supporte bien.
Image rhmoscopique (fig. 16S0). — Lorsque le miroir est en position derrière le voile du palais, ce qui frappe la vue tout d'abord c'est la face postérieure de la luette et du voile du palais qui apparaît comme une large expansion rouge&tre, en forme de voûte, qui dans la majorité des cas empêche de voir l'extrémité postérieure des cornets inférieurs. On voit ensuite la cloison, que l'on reconnaît très facilement et qui pour cela sert de point de repère. Elle se présente sous la forme d'une crête mince, tranchante, blanclittre, dont on peut voir les deux faces ; plus haut, elle s'élargit, devient plus foncée, et va se confondre avec les parties qui constituent la voûte du pharynx. De chaque cAté d'elle on voit les deux orifices postérieurs des fosses nasales, ovoides, sombres, dont la cavité est remplie par les trois cornets, qui apparaissent sous forme de corps bulbeux, de couleur grise ou rougefiire cendrée. Celui que l'on distingue le plus facilement, c'est le cornet moyen avec une partie du méat moyen. On ne voit seulement qu'une partie des cornets supérieurs et inférieurs, les premiers semblent n'être qu'une saillie étroite de la paroi externe de la fosse nasale, se prolongeant en bas, en dedans et en arrière pour sa perdre derrière le cornet moyen ; le cornet inférieur, qui recon^re le moyen et dont on voit seulement la partie supérieure, parait être une excroissance dure, grisâtre et irréguliëre. Quant aux méats, le moyen est de tous le plus disliocl, le supérieur semble être une ligne sombre ou une dépression, tandis qu'il est rare d'apercevoir l'inférieur. Au niveau du cornet inférieur, sur les pariies latérales de l'image et sur un plan différent, on voit une saillie ronde, lisse, d'un
rouge brillant, qui se prolonge en bas avec les I l'antérieur contient les fibres du m deux bords élevés et durs de la muqueuse dont I veur du palais, qui passent en bas el
Fig. 16S3. — Dhinoicopie phu poitérieure. — Vue du pUkrj'ni ptlaia et U lueiie en liiut, i gtuche las amygdales et les pli rliinoscopique en pli de l'util me. montrtni le rend et le piller Kiuclie; sur le min image rliinoscopique. — S, I écUirée indiqucit le bourrelé tubtJre, dont l'oriUce est en HÏIlie éclairée; t, MlUie éclkî formée par l'extrémité poitérii net InTérleur; à, Treina da ' setle de Ruaenmuller vue en l'angle supérieur du miroir au lion; 7, langue. (Gellé.)
sur la race dorsale du voile où elles se termi- quittent la protubérance arrondie, nent. Elles conslituent les piliers de l'oriBce
Fig. IGB2. — Bliinoacopia poitérieure.
Fig. 1G84. — Image rhinoscopiquo.
pharyngien de la trompe d'Euslache qiû se trouve compris entre elles au moment où elles
mentionnée. Sil'on suit cette dernière* en haut et en dehors, on aboutira à
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profond situé entre elle et le plan de la paroi postérieiire du pharynx, c'est la fosse de Rosenmûller.
Si Ton incline davantage le miroir sous un angle plus obtus, on aperçoit la voûte du pharynx (flg. 1685), dont la surface est irréguliëre, d'aspect glanduleux, et s'étend en bas jusqu'aux orifice» Eustachiens sous forme d'une série de siUons el de saillies longitudinales, ce qui lui a lail.doimerle nom de tissu adénoïde de la voûte ou liMNitiMiaiUaire pharyngien de Luschka. Comme cMb di^K>sition très marquée dans quelques cas» absente dans d'autres, fréquente chez les enAtttt, rare chez l'adulte dans l'état normal, ira ae fondre graduellement dans la surface lisse de la paroi pharyngienne postérieure, on n'en trouve bientôt plus de traces ; elle ne tarde pas à être remplacée tout à fait par la muqueuse de cette dernière, rouge, lisse, à l'exception de quelques follicules, et très brillante.
Instnunents employés dans le traitement des affections nasales.
Les appareils employés pour le lavage préliminaire des fosses nasales étant souvent les mêmes que ceux dont on se sert pour le traitement de leurs affections, nous les décrirons tout d'abord.